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Guinée : La Guinée de la traite humaine (1ère et 2ème Partie)

  mardi 25 avril 2006   

La misère qui sévit en Guinée pousse sa jeunesse inexorablement vers l’exil au péril de leur vie. Les criminels qui fourmillent dans le système Lansana Conté en ont fait une activité mercantile. Des réseaux de traite humaine assurent ainsi des passages entre les différentes capitales européennes et Conakry. Les pourvoyeurs et convoyeurs de ce marché sont de hauts responsables travaillant à la Présidence de la République, au ministère des affaires étrangères et certains agents de la police des frontière de l'aéroport de Gbésia-Conakry.

Le Bureau des Droits de l’Homme allemand chargé de la Guinée (Hambourg et Dortmund) nous a contacté pour exprimer son inquiétude face à l’implication de plus en plus marquée de l’Etat guinéen, au travers de certains de ses hauts responsables, dans l’introduction clandestine de ses citoyens sur le territoire allemand. Le fait n’est pas nouveau, mais il a gagné en ampleur exposant nos compatriotes à des conditions inhumaines de vie qui les dépersonnalisent. Elles les mettent dans des situations sans autre issue que celle de la mafia et des vendeurs d’âme humaine.

Depuis plusieurs années, des chefs de département du ministère des affaires guinéen ont créé le réseau abominable de la nouvelle traite humaine. N’Faly Keita, chef de division au ministère des affaires étrangères chargé des guinéens de l’étranger, est aujourd’hui le plus grand trafiquant d’âme de notre pays. Il se retrouve à la tête de cette abominable activité constituée de : Aissata Sylla, Mangué Bangoura et un certain Touré. Cette bande de criminels a recruté des démarcheurs à Conakry qui jettent entre leurs griffes des jeunes guinéens cherchant à fuir la misère semée par le système Lansana Conté. Les candidats étant nombreux, N’Faly Keita et ses associés se font payer la somme de 6 000 à 14 000 dollars pour l’obtention d’un visas.

Si l’on tient compte de la difficulté à obtenir ce fameux bout de papier (le visas) dans les chancelleries occidentales en Guinée, l’on peut supposer une complicité dans le rang des diplomates occidentaux (France, Belgique, Allemagne…) à Conakry.

Les Faits

Le 30 juin 1999, Ousmane Sow décède à Conakry après son expulsion. Ce qui n’a pas été dit dans cette mort ; c’est que ce décès est intervenu après une injection intraveineuse mortelle par les autorités policières allemandes dans la nuit qui précéda son expulsion d’Allemagne (Dortmund) vers Conakry.

En 2004, mademoiselle Fatoumata, âgée entre 20 à 25 ans, est introduite en Allemagne (Dortmund) par «tanti Kadi ». Celle-ci la confie (vend) à une femme allemande qui lui verse une importante somme. Elle retourne en Guinée le même jour. Fatoumata est violée de toute la nuit qui a suivi la transaction. Elle réussira à s’en fuir et fut récupérée par les travailleurs sociaux. Le Comité des Droits de l’Homme local allemand prit l’affaire en charge. Il alerte son excellence Bolivogui puis Mohamed Cissé. Ceux-ci feront la sourde oreille « Tant kadi », qui est certainement le prénom d’emprunt, travaille à la Présidence de la République de Guinée comme fonctionnaire. Beaucoup peuvent le reconnaître, car elle est communément appelé Tanti Kadi dans son milieu.

Hambourg : Mars 2005; début novembre à fin décembre 2005, N’Faly Keita, Aissata Sylla, Mangué Bangoura et Touré sont de nouveau en voyage dans cette ville. Ils conduisent une délégation dont la moitié des membres sera abandonnée dans la nature, livrée à elle-même alors que chacun de ces derniers ont versé, au départ de Conakry, la somme de 14 000 dollars aux passeurs dont à leur tête N’Faly Keita. Douze personnes avaient été refoulées à l’entrée du territoire allemand. N’Faly et ses associés les feront entrer clandestinement en France.

Hambourg : du 20 au 31 mars 2006 : De nouveau N’faly Keita, Aissata Sylla, Mangué Bangoura et Touré sont à la tête d’une délégation de 350 guinéens. Le commerce humain se poursuit allègrement avec la complicité active des autorités de l’ambassade de Guinée en Allemagne. Aujourd’hui 250 compatriotes attendent d’être expulsés.

Le bureau du Centre des Etrangers de Dortmund, domaine extra territorial pour les Guinéens a convoqué ce groupe en présence justement des marchands d’esclaves que sont N’Faly Keita, Aissata Sylla, Mangué Bangoura et Touré. Les négriers ont tout fait pour éviter la rencontre entre leurs victimes et les défendeurs des Droits de l’Homme. Pour réussir la manœuvre ils ont brandit l’épouvantail de la menace de leur signalement aux autorités allemandes assortie de représailles contre leurs familles vivant en Guinée. Les autorités consulaires de l’ambassade guinéenne en Allemagne, elles-mêmes complices, ont enfoncé le clou en prônant qu’elles leur refuseraient de leur reconnaître la nationalité guinéenne. Ainsi sur 250 convoqués, se sont seulement 30 personnes qui étaient présentes le jour de la réunion. 70 personnes des 250 ont versé, individuellement, aux trafiquants et passeurs 14 000 dollars.

Il faut noter que le retour des rapatriés est souvent suivi d’emprisonnement, une fois à Conakry. Leur libération est aussi l’objet de tractations financières soigneusement organisées par leurs bourreaux

Mobilisons pour lutter contre le trafic de nos frères et sœurs Les jeunes gens sont pris dans l’étau de la peur de rapatriement, d’une part et de dénonciation (comme le leur font croire leurs bourreaux) à la police allemande, d'autre part. Ils sont forcés de soumission à la volonté des membres du réseau en

pensant obtenir un séjour régulier, ce qui est archi faux.

Les jeunes filles tombent dans la prostitution non pas pour elles-mêmes, mais pour payer le silence du réseau N’Faly Keita et leurs complices de l’ambassade de Guinée en Allemagne, Les hommes, eux, deviennent des dealers toujours au service des mêmes trafiquants.

Pour mettre fin à cette traite d’un nouveau type, nous avons mis en place avec les organisations humanitaires allemandes des cellules de surveillance pour faire arrêter les nouveaux négriers. La chasse est engagée. Cependant, nous faisons un appel au civisme et au patriotisme de tout Guinéen qui aurait connaissance ou qui serait victime de ces pratiques de nous le signaler par courrier kourouma@tamsirnews.com ou par téléphone au 00 336 66 62 51 04.

Nous sommes en relation permanente avec le Bureau des Droits de l’Homme d’Allemagne, section chargé de la Guinée avec lequel nous établirons les faits. Ce bureau est en réflexion pour trouver des solutions heureuses à la situation des 250 compatriotes. Les victimes ne doivent plus se taire. Leur témoignage est salutaire, car il serait des preuves qui fonderont l’argumentation des membres de Droits de l’Homme section allemande chargée de la Guinée.

Il faut aussi dire que la police allemande a des pratiques peu orthodoxes lorsqu’elle arrête des clandestins ou ceux considérés comme tels. N’hésitez pas de faire-part, lors de vos témoignages, des mauvais traitements que vous auriez subis.
Nous en appelons également aux familles guinéennes qui, désarmées face à la misère généralisée, poussent leurs enfants dans les mains des nouveaux négriers, vendeurs de faux rêves.

L’Europe n’est plus ce continent humaniste que vantaient les littéraires du 18ème et 19ème siècles. La globalisation et l’unipolarisation de l’humanité ont enterré une grande part de la vertu humaniste du vieux continent. Le bonheur ne se trouve nulle part que chez soi pourvu que les hommes qui ont en charge les pays prennent conscience de cela. Seuls les peuples, y compris les Guinéens, peuvent et doivent obliger leurs irresponsables à se soucier de leur sort, à défaut les chasser du pouvoir. C’est à ce prix que nous créerons les conditions favorables au maintien de nos enfants sur le territoire de leurs ancêtres

Jacques KOUROUMA, Directeur de la Rédaction et de la Publication de tamsirnews.com Contact kourouma@tamsirnews.com


Guinée : La Guinée de la traite humaine 2e partie


Dès que le Comité des Droits de l’Homme allemand nous a contacté, la rédaction tamsirnews.com a mobilisé son équipe pour informer davantage les Guinéens sur les agissements de la bande de criminels que dirige N’Faly Keita depuis plusieurs années. Nous livrons les premiers résultats de nos investigations.

Permettez que nous publions de nouveau la composition de ce groupe de truands qui font le malheur des familles guinéennes déboussolée par la misère.

Devenus de grands marchands de rêves (ils font croire à leurs victimes qu’ils peuvent les faire entrer en Europe. C’est vrai, mais à quel prix et dans quelles conditions ?), N’Faly Keita et associés ont à leur actif des forfaitures pour lesquelles ils doivent être jugés un jour. Combien de familles ont vendu leur biens : terrains, maisons, réserve d’or … pour faire voyager leurs enfants en Europe ? Combien ont-elles hypothéqué leurs patrimoines pour donner la chance à leurs héritiers de gagner l’Occident ou les USA ? La plupart des familles se retrouvent endettées du fait de la cupidité de la cellule mafieuse que déploie N’Faly Keita et ses complices en Guinée, principalement à Conakry.

Voici la liste de ceux qui dépossèdent les familles guinéennes

1) N’Faly Keita : cerveau du réseau, il travaille au ministère des affaires étrangères depuis de nombreuses années. Ses coordonnées :Cellulaire 00 224 60 25 30 58, bureau 00 224 60 43 10 11 ; 2) Mohamed Keita, l’adjoint de N’Faly Keita. Il partage le même bureau que lui au ministère des affaires étrangères. C’est lui qui joue au pompier lorsque les clients désabusés téléphonent et profèrent des menaces à l’encontre de N’Faly. Il se fait passer pour le bienfaiteur. Son téléphone, cellulaire : 00 224 60 26 24 91

3) Manè, l’homme de main du réseau. C’est lui qui démarche, trouve les clients et les jette dans les griffes des malfrats. Son téléphone cellulaire : 00 224 60 29 63 08
Les autres membres qui composent la délégation de passeurs

4) Aissata Sylla

5) Mangué Bangoura,

6) Touré,

7) Tanti Kadi, cette dernière travaille, parfois, en solo dans son mercantilisme. Elle est fonctionnaire à la Présidence. Selon N’Faly Keita, le complice du réseau à l’ambassade de France en Guinée serait Madame Lise Vandijk. Il en existe certainement d'autres et dans les autres ambassades et/ou Consulats

Nous avons rencontré l’une des victimes de la bande : Monsieur Aboubacar Camara, citoyen résident à Kindia.

Son récit :
« En 2001, je cherchais à sortir de la Guinée comme la plupart des jeunes guinéens de ma génération. Je ne savais que faire ni comment y parvenir ? Comme je suis l’aîné de ma famille, j’ai demandé à ma mère d’accepter que nous vendions une partie de la concession que mon père nous a légué en mourant. Je ne pouvais pas faire autrement, car je venais de rencontrer Manè qui m’assurait avec fermeté que si je lui versais 3 000 000 FGN pour le voyage et 1 500 000FGN pour le passeport plus 500 000FGN pour le visa, je ferai parti du prochain contingent. Cela se passait au septembre 2001. Je réussis à vendre une partie de la parcelle familiale. Mais au lieu de faire établir mon passeport par N’Faly, moi-même j’ai utilisé mes relations. Le 31 octobre 2001, j’avais mon passeport en poche. Manè me le prit en promettant d’effectuer la demande de visa, mais pour cela, il fallait que je lui verse 3500 000FGN, je m’exécutai. Jusqu’au mois de juillet 2002, je n’avais toujours pas obtenu le visa selon le groupe, or il avait été délivré, mais mon passeport avec ce visa a été vendu plus cher à quelqu’un d’autre à qui le groupe a fabriqué des pièces administratives en mon nom.

N’acceptant pas de continuellement faire la navette entre Kindia, où je réside et Conakry, un jour je me fâche et menace Manè. C’était le vendredi 12 mars 2004. Il me fixa un rendez-vous le lundi 15 mars pour venir récupérer mon argent et le passeport.

Lundi 15 mars 2004, je me présente chez Manè qui me conduit chez N’Faly keita à Belleville, juste après l’ambassade de la Sierra Leone. Lorsque nous (Manè et moi) sommes entrés chez lui, il trouva un prétexte pour simuler une bagarre entre lui et moi. Il fit appelle à l’escadron n° 3 de Hamadallaye les agents de l’ordre, sûrement ses complices, débarquèrent chez lui et m’embarquèreent sans aucune autre forme. C’est ainsi que je me suis retrouvé en détention dans les locaux de l’escadron n°3 où j’y passai 2 jours et 2 nuits. Je fus relâché au deuxième jour en présence de N’Faly Keita et Manè. Ce dernier ne manqua pas de me dire : « Je te préviens, si tu t’amuses à revenir me voir, je te prouverai qui suis-je. » Il rajouta : « Je suis de la famille de Somparé Aboubacar et membre du PUP, personne ne peut rien contre moi » » No comment !

D’autres faits :

En novembre 2003, N’Faly Keita introduit des jeunes guinéens en Hollande. Cette fois, ça tourne mal, il revient précipitamment de Conakry, dénonce les jeunes à la police Hollandaise moyennant de l’argent. Certains racontent qu’il percevait 100 euros par personne expulsée, d’autres parlent de 200 euros. Toujours est-il que lorsque les autorités policières hollandaises ou allemandes, se rendent compte de la supercherie, N’Faly Keita les approche pour négocier l’expulsion de ses compatriotes auxquels il a soutiré de l’argent. Certains membres de l’ambassade de Guinée dans ces deux pays étant complices, ils font semblant de refuser la délivrance de titre de voyage qui permet d’identifier la nationalité des jeunes et sans laquelle toute expulsion est difficile. Mais dès que N’Faly perçoit de les 100 ou 200 euros, le titre de séjour est aussitôt produit.
Voilà l’œuvre cynique et ignoble de N’Faly Keita contre nos compatriotes !

Aucune de ses victimes ne peut rien contre lui parce qu’à Conakry, le réseau a des ramifications qui intimident et font peur. Si quelqu’un s’entête à vouloir réclamer son argent, il est emprisonné ou disparaît. Mais cette fois-ci, nous allons en découdre à ces nouveaux négriers. Cette pratique (emprisonner des innocents) n’est pas l’apanage de la bande, Kiridi Bangoura, le piteux ministre de l’ATD l’a déjà employée contre son ami Soma (fils de l’ancien directeur de SOCOMER).

Nous réitérons notre appel lancé dans le précédent article. Toute personne qui a été victime ou a connaissance des agissements de ce groupe mafieux peut témoigner auprès de nous. Nous menons actuellement une large enquête qui, si elle aboutit, permettra de démanteler ce réseau.

Jacques KOUROUMA, Directeur de la Rédaction et de la Publication tamsirnews.com
Contact kourouma@tamsirnews.com


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