mercredi 22 août 2012
Pour éviter une répétition du massacre de Guernica, les alliés ont mené le combat contre une idéologie, le Nazisme, et un homme, Adolf Hitler. Ils n'ont pas marché pour dénoncer les exactions des SS et de la Wehrmacht, exiger le Droit en évitant de citer le principal responsable, le Chancelier du Reich millénaire. Ils n'ont pas écrit des lettres de félicitation à Hitler.
Quand le groupe "Abou Nidal" a massacré des athlètes Israéliens à Munich, Israël a frappé, et très fort. Avec vigueur et sans merci pour ceux qui ne respectaient pas les droits de ses citoyens de vivre libres. Cela continue, car il ya eu depuis Entebbe en Ouganda et d'autres représailles. Ce pays sait se faire respecter.
Ce sont des leçons d'une histoire somme toute récente.
Il faudra que le Fouta sache se faire respecter, pas en marchant. Quand vous me giflez, je proteste calmement bien sûr, mais je vous rends deux gifles pour le prix d'une. Je ne tends pas l'autre joue. Les peulhs qui se croyaient citoyens guinéens dans certaines zones l'ont compris à leurs dépends. La citoyenneté guinéenne est une illusion, c'est cela que Sékou Touré et Alpha Condé ont montré à la face du monde et surtout au Fouta. Il faut se résoudre à rendre coup pour coup, vu que la justice ne sera jamais saisie des nombreux crimes de l'Etat dit guinéen.
C'est le seul langage que comprennent Alpha Condé et ses RPG-PDGistes.
Dieu n’aime pas les hypocrites. Sourire, ce n’est pas seulement montrer les dents. Il faut avoir des sentiments de paix et de vérité dans son cœur.
Inutile de revenir sur une réalité tenace : depuis le départ de la France de la Guinée (ce qui n’est malheureusement pas synonyme d’indépendance) c’est encore et toujours les peulhs en première ligne :
- De ceux que l’on accuse de complot, pour tenter « d’égaliser par le haut » tous ceux qui sortent du lot ; C’était la politique des « niveleurs » de la révolution anglaise de 1640-1660 : la révolution qui fonda une république pour aboutir à une dictature. Tellement féroce que les britanniques ramenèrent dare-dare la royauté.
- Ceux dont c’est toujours le tour pour être pendus, torturés, exécutés ;
- Ceux auxquels on demande depuis 1958 de pardonner, d’oublier, au nom de « la fraternité et de la concorde nationales ».
Saurait-il y avoir justement de fraternité et de la concorde entre nous et ceux qui ont:
- Tué Barry Dianwadou, Diallo Telli et beaucoup des pauvres navétanes qui traversent annuellement la frontière guinéo-sénégalaise?
- Ceux qui ont bâti le Camp Boiro, commandité les massacres du Stade, de Siguiri, froidement abattu Zakariaou ?
- Caché les assassins forestiers du Stade au camp de Kalétah?
- Fabriqué de toutes pièces la fable de l'empoisonnement entre les deux tours de la présidentielle pour égorger du peulh à Siguiri, Kankan et Nzérékoré?
Ce problème ne pourra être réglé que par le Droit et la Justice ; Autrement la vengeance s’exprimera tôt ou tard.
Car depuis Sékou jusqu’à Alpha Condé, en passant par le criminel Dadis Camara, nous sommes le gibier de choix des chasseurs au tir de pigeon des peuls de la politique ethnique en Guinée.
Quand Alpha fait tuer par ses « Forces de défense et sécurité » à Zogota, des intellectuels forestiers jusque-là complètement muets devant les crimes anti-peulhs ou complices actifs demandent aux Guinéens dans leur ensemble de venir manifester pour leur justice.
Maintenant ils découvrent un crime contre l’humanité avec les cinq morts de Zogota. Ils n’avaient pas vu les centaines d’autres…Ce n’étaient pas des Guerzés évidemment.
Remarquez et soulignez qu’aucun des prochains « marcheurs » ne désigne l’auteur principal du massacre. Celui qui a donné les ordres, le ministre de la Défense, Président de la République. Comme si les assassins étaient descendus du ciel ou venus de nulle part. A moins de conforter l’idée que la Guinée n’a pas une armée, mais des bandes armées autonomes.
Il y a le cas Faya Millimono que nos « combattants » très instables par ailleurs dans leurs positions brandissent comme exemple. L’un des rares à se comporter en responsable. Nous lui avons rendu hommage, dans le sens qu’il agit avec conviction. Mais son engagement n’a rien à voir avec nos marcheurs, une hirondelle ne faisant pas le printemps. Il est l’exception qui confirme la règle, c'est tout.
Et nos vaillants combattants du Fouta brandissent leurs drapeaux pour faire de cela une cause nationale. En espérant que la prochaine fois les peulhs ne seront pas inquiétés en forêt ou par des forestiers. Par reconnaissance pour service rendu. Nos héros autoproclamés sont prêts à marcher des centaines de kilomètres sur des bases brumeuses, au lieu de poser les vrais problèmes.
Angélisme confinant à l’infantilisme. Nous ne sommes pas dans notre pays partout en Guinée. Un assassin ne se convertit pas en ange du jour au lendemain.
Il devient urgent, pour paraphraser un excellent texte paru cette semaine, de déconstruire la mythologie de l’unité nationale.
Je suis citoyen du Fouta dans un pays qui s'appelle pour le moment la Guinée. C'est le seul résultat de l'œuvre du PDG-RPG depuis 1958.
Ceux qui sont les tenants de l'instabilité dans les convictions ont le droit de se "déculotter " devant les envoyés de Pivi, d’alpha Condé comme jacques Kolié de la dite « mouvance présidentielle » le Dadisien devenu furieux RPGiste, trouvant bonne oreille pour sa haine des peulhs ; les Yombouno et autres girouettes connues pour leur sentiments anti-peulhs caractérisés.
Les « combattants peulhs » défilant avec frère Jacques, c’est cela que nous verrons bientôt. En nous invitant à les suivre, comme des moutons de Panurge. Nous disons bravo à la clairvoyance de nos dits leaders d’opinion.
Nos morts seront enterrés une fois de plus, très profondément. Quant à ceux dans les geôles du Professeur, ils peuvent toujours attendre... Il ne restera plus à tous nos valeureux qu’à inscrire officiellement en masse tous les « opposants » au RPG. Le parti-Etat d’un Etat parti.
Il semblerait pour certains que nous sommes tous de Zogota. Honnêtement, on ne me l’avait pas démontré, du moins jusqu’à cet instant. Mais je me souviendrais toujours de l'ignoble fraternité du Stade, par notre « frère Pivi » et ses bandes de tueurs et violeurs au service du « patriote Dadis ».
Le groupe de ceux qui nous demandent aujourd’hui de marcher et de protester. Allez le dire d’abord devant les tombes des victimes du stade.
Thierno A. DIALLO
Pour www.nlsguinee.com
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