Guinée : Vacance du pouvoir, à qui l’Honneur ?
lundi 24 avril 2006
Très chers compatriotes, frères et sœurs la crise que traverse la Guinée aujourd’hui n’est q’une épreuve de plus qui devrait nous permettre de nous souder tous ensemble car plus que jamais l’union des forces vives de la nation est impérative et nécessaire pour sauver ce qui reste à sauver des mains de ces prédateurs.
Guinéennes et guinéens, si de 1958 à 1984 et de 1984 à 2006, le Peuple de Guinée n’a su tirer des leçons pour enfin tendre vers une démocratie adaptée, c’est tout simplement que personne, des civils aux politiciens sans parler des hauts dignitaires, n’a effectué son devoir envers la Nation.
Dans ce genre d’histoire, il ne faudrait pas se voiler la face, il n’y a pas d’effets de baguette magique, nous n’aurons que ce que nous aurons mérité.
Méritons-nous toute cette misère ?
Méritons-nous toutes ces humiliations ?
Méritons-nous vraiment ces prédateurs au pouvoir ?
Permettez moi, chers frères et sœurs de répondre parr OUI ! Car effectivement « la force de ceux qui gouvernent n’est réellement que la faiblesse de ceux qui sont gouvernés » (Paul Raynall).
Mon Dieu ! Mais, aujourd’hui, quel est l’objectif principal des représentants du Peuple de Guinée (partis politiques) ?
Y a-t-il vraiment milles objectifs ? Le principal objectif n’est il pas d’abord le CHANGEMENT et d’assurer au peuple les besoins de bases?
Pourquoi alors milles programmes ?
Ah oui je comprends, c’est comme aux USA, il y a des conservateurs et des démocrates ; ou comme ailleurs en Europe avec le PS, l’UMP, le FN, le PCF...
« Nous pouvons tromper et nous moquer de beaucoup, mais pas de tous et au finish nous nous moquons tous de notre patrie. »
Chers frères et sœurs, très chers compatriotes « Dieu ne parle pas, mais sa voix est distincte; il éclaire peu mais sa lumière est pure.»()
Dans la crise que connait la Guinée aujourd’hui, chacun de nous s’y reconnait directement ou indirectement. Et à présent nous voilà arrivé à un niveau où le pouvoir est vacant et encore une fois, comme en 1984, il faut bien que ça change.
Fallait-il vraiment que ça arrive à ce niveau là pour qu’on le comprenne ?
Ou alors ce n’est même pas suffisant pour que nous soyons vraiment convaincus que c’est « SEULE L’UNION » dans son sens le plus claire qui nous permettra enfin de renouer avec notre destin du « NON » de 1958.
Nous avons introduit notre histoire en disant NON au colonisateur car nous avons discerné très tôt que l’homme est l’égal de l’homme, et donc que nous pouvions vraiment nous autogouverner dans le bon sens et aspirer à devenir une grande Nation. Mais, frères et sœurs, seulement quelques années après ce NON nous avons entièrement oublié la problématique de l’introduction de notre chemin.
Que nous reste-t-il à faire ?
Il n’y a de problème sans solution et il n’y a jamais eu de crise sans remède.
Voulons nous encore une fois laisser l’honneur à l’armée d’occuper les devants de la scène pour encore plus d’un quart de siècle ou bien voulons-nous notre liberté, notre “Démocratie” et notre Guinée ?
Nous voulons peut-être que l’armée occupe les devants de la scène parce que personne n’est prêt à négocier avec elle pour qu’elle cède la gestion du pays aux élites de la Nation pour l’intérêt de tous.
Personne n’est prêt à faire front avec cette armée et personne n’est prêt à assumer ses responsabilités. Mais l’armée aux devants de la scène signifie tout simplement: « coup d’Etat militaire, et application de la constitution en son article 34.
Organisation d’élections dans les 60 jours ou plus (18 mois comme le suggère d’ailleurs certains) pour élire le futur Président de la République.
Cela est très bien pensé politiquement car non seulement la suppléance ne peut-être assurée que par un «pion prédateur» mais aussi, sûrement les élections seront organisée par un Mr prédateur de la décentralisation déjà bien entraînée avec les communales de décembre 2005 validées par l’opinion internationale. »
Donc l’armée placera encore une fois son Homme au pouvoir pour consolider ses intérêts individuels.
Et nos grands leaders politiques revendiqueront encore une fois de plus des fraudes et organisera peut-être, par peur de ne jamais monter au pouvoir, des guerres civiles et plonger la Guinée dans ce qu’elle connaîtra de pire dans son histoire...
Que Dieu nous garde de ce chemin !
Ou alors nous préférons notre liberté, notre démocratie et enfin notre Guinée.
Oui cher(e)s compatriotes, l’heure a sonné et il me semble qu’il n’a jamais été et qu’il ne sera plus jamais aussi opportun pour enfin agir.
Agir, d’abord en renonçant et en abandonnant toutes nos ambitions personnelles, en allant vers l’autre pour former un bloc uni, « S’UNIR pour pouvoir agir et agir pour le changement. »
Agir ne veut pas dire absolument se jeter et jeter le peuple devant les canons de l’armée. Agir avec le plus de sagesse possible serait tout d’abord, une fois uni de tendre la main vers l’armée guinéenne coûte que coûte et l’humaniser en la faisant comprendre que elle aussi est appelée au changement vers le progrès.
Et cela en fermant les yeux sur le passé et en assurant une tolérance pour éviter les règlements de comptes.
A défaut de compromis, il ne restera plus qu’a couler le navire non pas par la violence mais, à l’image de la grève des cinq jours de février à mars des syndicalistes, en appelant le peuple de Guinée entier à la désobéissance civile car à se jour seul les proches parents de ces prédateurs et peut-être quelques bras longs de l’extérieur sont favorable aux PUP (Prédateurs Unis pour Piller).
C’est une voie vraiment salutaire et le prix à payer est encore une fois L’UNION des forces vives de la nation. C’est vrai que l’un des piliers de la démocratie est bien ce multipartisme, et tout le monde aspire à ce multipartisme, mais, très chers frères et sœurs, ce n’est pas cette démocratie là qui nous sauvera de cette crise et croyez moi qu’elle ne fait qu’empirer la crise.
De toute façon il est utopique de parler de multipartisme dans un environnement à dominance analphabétique, ainsi ne sera élu que celui qui a plus de parents proches et de régions originaires, ridicule ! Par contre, les effets et conséquences psychologiques et sociologiques d’une union des forces vives de la nation seraient énormes sur la population guinéenne et c’est seulement cette UNION certaine qui peut redonner force et espoir au peuple pour résister et accepter cette désobéissance civile car elle accepterait ce sacrifice ne serait ce que pour ces enfants.
A nos leaders politiques nous leurs demandons enfin le « Un pour tous et tous pour un. »
Une chose reste claire, s’ils préfèrent la solution de l’armée avec une possibilité de participer tous aux élections prochaines (multipartisme), soit ils échoueront tous face au « faucon de l’armée » soit celui parmi eux qui sera élu sera un complice de l’armée et sera prêt à faire subir à la Guinée ce qu’elle à connue jusqu’aujourd’hui et pire encore de plonger le pays dans une guerre civile, donc pas de changement mais plutôt empirement.
Par contre, en choisissant l’union et la fusion, ils seront non seulement plus forts, mais ils auront fait preuve de maturité car nous aurons fait d’une pierre deux coups : Possibilité de conquérir le pouvoir avec l’appuis du peuple par une désobéissance civile bien organisée et bien planifiée, mais aussi possibilité de définir une feuille de route pour un futur multipartisme pour enfin remembrer la démocratie.
De Mr Doré Jean Mari, Mr Bâ Mamadou, Mr Touré Sydia, Mr Condé Alpha, Mr Bah Ousmane, Mr Tolno Pascal … lesquels seront les premier à oublier les querelles personnelles?
Lesquels seront les premiers à faire le pas ? Lesquels seront les premiers à sauver toute une génération ?
Lesquels seront les premiers à renoncer à leurs intérêts individuels ?
Les premiers parmi ces messieurs à agir seront reconnus comme les vrais leaders et mériteront tous les honneurs des grands hommes qui auront su agir en s’effaçant pour la patrie, pour le peuple et pour leurs enfants qui hériteront du témoin des mains de grands hommes. Par ailleurs, s’ils n’agissent pas ils seront responsables du prolongement du chaos socioculturel en Guinée.
Du côté de la société civile, je lance un appel à tous mes frères et sœurs, ceux qui sont convaincu qu’une Guinée et qu’un guinéen meilleur est possible, je lance un appel à mes frères et sœurs espoirs de la Guinée, victimes des décisions de malfaiteurs au pouvoir, victimes de dictatures durant 47 ans, frères et sœurs encourageons et exigeons enfin de l’opposition guinéenne cette union salvatrice, cette union qui nous épargnera un nouveau chapeau kaki.
Faudrait-il penser à une nouvelle concertation nationale, cette fois, sans absents ?
S’il faut agir c’est maintenant ou jamais !
Que Dieu nous guide vers le bon chemin !
« Vive la voix de la jeunesse, vive la concertation nationale pour que vive la Guinée »
M Diallo Mamadou Oury
Contact : chiccodiallo@yahoo.fr
Correspondance spéeciale pour Nlsguinee.com
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