samedi 18 août 2012
Ainsi donc, avec le « professeur » Alpha Condé, il y a désormais des citoyens réels, ceux de SGUIRI dont la vie est précieuse et donc épargnée. Je m’en réjouis. Ce sont des compatriotes. Et des citoyens de seconde zone, ceux de la Guinée Forestière à ZOGOTA, dont la vie est considérée insignifiante. Elle est donc balayée, nuitamment, à coups de mitraillettes par la milice personnelle du « président », déguisée en militaires guinéens. C’est inquiétant.
Nos compatriotes doivent y réfléchir pour y apporter une réponse, la seule qui soit appropriée.
L’expédition meurtrière militarisée, menée contre les paisibles populations de ZOGOTA, n’est ni une bavure d’un préfet zélé, ni le débordement de colonels ou officiers désobéissants. C’est la continuation de ce qui s’apparente à un plan prémédité de terreur avant les législatives, que le « professeur » ne peut gagner que par la fraude qui l’a lui-même porté à la magistrature suprême d’un pays auquel il est étranger, et dans lequel, à 75 ans passé, il n’a jamais vécu que ses douze ou quinze premières années de sa vie. Cela n’est possible qu’en Guinée, mais n’explique en aucun cas, le mépris dans lequel nos compatriotes de la Guinée Forestière sont tenus par le président importé et son clan.
De quoi s’agit-il ?
A SIGUIRI, Haute Guinée, les populations exaspérées par les brutalités et rackets quotidiens de l’administration R.P.G., s’insurgent, légitimement. A juste raison, elles chassent le préfet, et tous ceux qui représentent le « professeur ». Elles n’en pouvaient plus de se voir dépouillées par l’Etat R.P.G., de l’or qu’elles ont extrait de leurs Terres ancestrales et de leurs mains nues. Fort heureusement, là, aucune tuerie n’est ordonnée contre les populations.
Par ailleurs, il n’est pas inutile de signaler qu’à la présidence, officie un vice-président de fait, un certain DIANÉ, ressortissant de la Haute Guinée, accessoirement terreur des autres collaborateurs du « professeur ». Faut-il signaler qu’ici, à SIGUIRI, l’extraction artisanale de l’or et sa transformation, sont une tradition culturelle, (pas seulement économique) qui remonte au-delà du moyen-âge.
A ZOGOTA, Guinée Forestière, règne en maître absolu, le géant minier brésilien VALE à qui le président coopté a cédé, dans la plus totale opacité, une immense concession minière de plusieurs centaines de km carrés, pris sur les TERRES agricoles ancestrales des populations autochtones.
Réputés pacifiques, nos compatriotes de ZOGOTA se montrent coopératifs dans un premier temps. Ils espèrent légitimement de VALE, une réciprocité qui ne viendra jamais. Les jeunes de la localité sont délaissés. Les emplois, même non qualifiés, leur sont refusés, mais attribués à d’autres qu’on fait venir de la Haute Guinée. Les nappes phréatiques des villages environnants sont polluées par des produits injectés dans le sol par VALE. Il s’en suit des problèmes d’approvisionnement des villages en eau potable. Les poussières minières y font apparaître des maladies alors inconnues. Des familles sont expropriées de leurs TERRES sans contrepartie. Bref, une exploitation minière qui détruit la vie et l’environnement des populations, sans leur apporter la moindre compensation. Les jeunes, délaissés, sont exaspérés.
C’est dans ce contexte que les notabilités des environs, dont le maire, décident d’aller dialoguer avec les représentants de VALE. Aussitôt, le géant minier demande à l’administration régionale R.P.G., peut-être grassement soudoyée, d’intervenir. Au motif de disperser les jeunes manifestants, les milices R.P.G., déguisées en militaires et gendarmes débarquent nuitamment dans les villages, tirent à balles réelles sur les habitants, en ciblant plus particulièrement les notabilités locales.
Si à SIGUIRI (Haute Guinée) on ménage heureusement la vie des populations, à ZOGOTA (Guinée Forestière), on tue avec une extrême désinvolture d’autres innocentes populations. D’où selon moi, deux poids, deux mesures.
A ZOGOTA, le « président » coopté ne juge pas utile de s’y rendre, même pour présenter ses condoléances aux familles injustement endeuillées, comme c’est la tradition dans nos contrées. A ses yeux, les vies humaines en Guinée Forestière ne sont peut-être pas dignes d’être vécues. Peut-être, pense-t-il qu’il s’agit d’une question entre « Forestiers » et que, quelques billets de banques, portés par des Forestiers (PIVI et KAMANO) suffisent à tout effacer ?
Pour ma part, j’incline à penser que les tueries perpétrées contre les populations de ZOGOTA, sont d’une extrême gravité. Elles devraient inciter nos compatriotes à réaliser qu’il n’est pas normal de laisser notre Patrie dans les mains de celui dont les parents ont été accueillis par les nôtres.
NB : compatriotes de l’intérieur et de l’extérieur ! Lisez ce document. Discutez-en. Distribuez-le partout en Guinée
Mamadou Billo Sy Savané
Mon contact : mamadoulinsan@wanadoo.fr
Pour www.nlsguinee.com
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