mardi 31 juillet 2012
I. Des citoyens vassalisés dans leur propre pays
Presque deux ans après la pré-cooptation présidentielle déguisée en « élection », la Guinée n’a jamais été aussi rabaissée, et ses VRAIS ENFANTS, si vassalisés. Le gouvernement, mais surtout le président coopté et son fils « providentiel », providentiellement sorti d’on ne sait où, tentent de vendre notre pays en cachette, morceaux par morceaux, à des intermédiaires miniers, eux-mêmes à la recherche de gouvernements ou pays corrompus, susceptibles de leur faciliter le blanchiment des fruits d’activités criminelles, accomplies vraisemblablement en Asie, en Amérique latine et dans l’espace soviétique désintégré, depuis bientôt un quart de siècle.
Et c’est l’une des possibles raisons qui selon moi, explique en partie, tous les petits « trucs » que le président coopté inventent, afin de faire des hypothétiques législatives, une élection arrangée, comme la présidentielle passée l‘a été à son profit. Car une Assemblée Nationale issue de « petites » combines ficelées entre partis politiques non représentatifs, serait évidemment plus accommodante quant à la préservation d’immenses captations financières que le président et son fils « providentiel » ont réalisées en si peu de temps aux dépens de notre pays.
Un jour c’est le fichier électoral avec lequel il a été « élu » qui est déclaré non conforme. Un autre, c’est l’opposition qui n’est pas coopérative, et maintenant, il sort de son chapeau, un « complot » qui le viserait. Il en fixe même la date d’exécution : le 15 août. Naturellement, SIDYA envisagerait de le chasser, selon lui. Il faut le dire, notre président coopté est un récidiviste persévérant. Il avait déjà fait état d’un « complot » qui le viserait dès juillet 2011.
En fait de complot, il ne reste plus que la mise en scène qu’il avait lui-même organisée avec sa milice ethnique militarisée. Il faut se rendre à l’évidence, les pratiques communistes, même enfouies sous des tonnes de minables ruses, remontent toujours en surface. Cinquante ans d’activisme communiste totalitaire, triompheront toujours de 22 mois de vernis « démocratiste ».
Plus que jamais, au plan intérieur local, la Guinée semble livrée à la rapacité de quelques familles d’oligarchies syndicale, commerçante et politicienne dont le C.N.T. est l’une des nombreuses illustrations. Et l’immense majorité de nos compatriotes fatalistes, accablés par la misère entretenue, plusieurs fois désespérée par les trois ou quatre principaux partis politiques, abandonnent petit à petit, mais inexorablement, dans les mains du premier venu comme M. Alpha Condé, la TERRE reçue de nos ANCÊTRES. Cela est si vrai que certains guinéens, heureusement marginaux et inconsistants, clament sans gêne, que la magistrature suprême de leur patrie peut être occupée par n’importe qui, et de quelle que manière que ce soit, pourvu qu’il leur assure gîte et couvert. C’est là leur suprême ambition et le sens ultime de leur existence. Car ils ne vivent pas. Ils se contentent d’exister, pour manger, boire et dormir, sans travailler, ou si peu, évidemment.
Message bien enregistré par les nouveaux « propriétaires » du pays, c’est-à- dire, le « président » et son fils « providentiel ». Les VRAIS ENFANTS de la Guinée sont relégués dans les arrière-cours. A la présidence, officient des Burkinabés, qui en définitive, décident du destin de notre pays, à notre place. Sur le plan sécuritaire au palais présidentiel, la garde républicaine guinéenne est remplacée depuis bien longtemps, par une garde prétorienne composée exclusivement d’Angolais et Burkinabés. Les militaires guinéens y sont jugés « indignes » d’être là. A l’égard des VRAIS ENFANTS du pays, les entreprises étrangères ont calé leur attitude sur celle du « président », c’est-à-dire la docilité ou la vassalisation obligatoire.
Ainsi, chez « Orange »-guinée, téléphonie mobile, ou chez Bolloré(port container), les jeunes cadres autochtones, plus qualifiés, sont systématiquement placés sous les ordres d’employés pas plus compétents, mais importés du Sénégal, du Bénin, du TOGO…ou d’ailleurs., avec avantages et salaires, infiniment plus élevés que celui du Guinéen, de l’ordre de 30 à 40 fois, à productivité équivalente.
Rio TINTO a fait venir d’Australie et d’autres pays européens, des ouvriers BLANCS, quasi-illettrés, et sans qualification vraie, auxquels il a fait obtenir des statuts d’ « experts » expatriés, avec des rémunérations mensuelles, pas inférieures à 10.000 euros, avantages en nature non compris. Là-aussi, les salariés guinéens non liés au parti du président coopté, gagnent péniblement l’équivalent de 200 euros par mois. Ailleurs près de Mamou, c’est un gendarme zélé qui abat froidement et impunément, un innocent automobiliste qui refusait de se laisser rançonner.
Inutile de multiplier des exemples. Chacun aura mesuré le degré de vassalisation à laquelle nos compatriotes sont contraints dans leur propre pays.
Alors, y a-t-il une fatalité que notre TERRE ANCESTRALE tombe toujours dans les mains de ceux qui n’ont que peu de lien avec elle, ou parfois n’en n’ont pas du tout, et c’est le cas avec M. Alpha CONDE ?
Question maintes parfois posée, jamais réfutée autrement que par de piteuses invectives, ou par de faux procès en « xénophobie » imaginaire. Comme si, l’hospitalité consistait à livrer son pays au premier venu, au motif qu’il est NOIR. Je continuerai donc de poser la même question à mes compatriotes, de mille et une manières, jusqu’à ce que chacun la fasse passer d’une simple interrogation, à une préoccupation pratique quotidienne. Et puisque un nombre significatif de mes compatriotes m’accordent un crédit certain (je le mesure tous les jours à Conakry et à l’intérieur du pays), parce que je n’ai jamais pillé un seul centime de mon pays, ni versé une seule goutte de sang de mes concitoyens, ni toléré le moindre « ethnisme » ou régionalisme, cette pédagogie atteindra son but. Nos concitoyens savent faire la différence entre les patriotes intransigeants mais ouverts, et ceux qui gesticulent, ici et là dans le but d’être vus.
Question pourtant fondamentale, pour nous Guinéens. Car il n’y a pas d’exemple de pays, ni en Afrique, ni ailleurs au monde dont les VRAIS ENFANTS aient accepté que la magistrature suprême de leur PATRIE soit occupée par des hommes ou des femmes qui n’ont aucune attache identifiée au pays. Or depuis 1958, date de départ de l’occupant colonial, à la date d’aujourd’hui, la magistrature suprême de la Guinée a été systématiquement confisquée aux Filles et Garçons du pays, même quand ils y ont été désignés par la voie des urnes.
Exemple : en 2010, M. Alpha CONDE, éliminé de la compétition électorale par les urnes dès le premier tour, est quand même imposé président de la république, avec une extrême désinvolture à l’égard de nos compatriotes qui l’en avaient pourtant pacifiquement écarté avec leurs bulletins de vote.
Bref rappel historique : le premier président, M. Sékou TOURE, fils d’un aventurier venu de Kayes, à l’époque Soudan français, a tyrannisé les Guinéens pendant 26 ans. Le deuxième, M. Lansana Conté, lui aussi fils d’un autre aventurier débarqué des pirogues de Guinée-BISSAU, s’est attaché à détruire physiquement l’environnement naturel d’un pays qu’il ne ressentait guère. Pour arranger les « affaires » de son frère NINO VIEIRA à BISSAU, il finira par livrer notre pays au trafic le plus criminogène, celui de la drogue, plus précisément la cocaïne. A sa mort, la Guinée était devenue le principal centre de stockage de drogue et sa plate-forme de distribution, militairement protégée par l’Etat.
Et comme pour continuer l’abjecte « tradition », M. Alpha CONDE, né à Boké en 1936 ou 37, mais de père Voltaïque (aujourd’hui le Burkina) et de mère Soudanaise (aujourd’hui le Mali), est imposé à la présidence de notre pays, contre toute vraisemblance électorale sortie des urnes. A soixante-quinze ans, il a passé 60 ans de sa vie en France et au Burkina, et seulement les douze ou treize premières années de sa vie en Guinée. Ce qui ne fait pas de lui un guinéen, en tout cas pas au point d’en occuper impunément la magistrature suprême. Il ne peut donc guère avoir d’attache avec un pays qu’il découvre à peine, et qui n’est pas le sien. Bien sûr, il s’en réclame, du seul fait d’y être né, mais à l’époque où le pays était une possession française au sein de l’A.O.F. (Afrique Occidentale Française). Ici comme ailleurs, on ne peut déduire la nationalité d’un individu du seul lieu de sa naissance, sauf si les Textes Fondamentaux du pays le prévoient.
La Guinée devenue souveraine le 2 octobre 1958, le nouvel Etat acquiert de facto, le droit de fixer les conditions qui permettent à une personne de revendiquer « l’état de Guinéen ». Parmi celles-là, il suffit que l’un des deux parents soit né Guinéen, pour que leurs enfants héritent de leur nationalité. Ce qui est d’ailleurs conforme à une règle anthropologique universelle. On est toujours du pays, ou du village de ses parents. Et c’est après, bien plus tard qu’on peut, soi-même, demander à prendre une autre nationalité. Dans cette hypothèse, on en fait la demande auprès des autorités du pays dont on souhaite prendre la nationalité.
Question : M. Alpha Condé, étant né en Guinée, mais de parents étrangers, a-t-il fait cette démarche ? Quand ?
Je souhaite que nous récupérions notre TERRE ANCESTRALE, par tous les moyens. Nous avons la légitimité pour nous. Car toujours et partout en Afrique, la magistrature suprême ne peut être occupée que par les VRAIS ENFANTS du pays. Ce qui s’est passé ici en Guinée, en Juin et Novembre 2010 à la présidentielle, est impensable au Burkina, au Mali, au Sénégal et partout ailleurs en Afrique.
Dans tous ces pays, il y a un principe non écrit, mais intériorisé par tous les citoyens, sans exception et qui est le suivant : la magistrature suprême ne peut être occupée que par l’homme ou la femme dont il est établi qu’au moins l’un des deux parents est du pays. Aucun guinéen ayant le même pédigrée que M. Alpha Condé ne sera jamais président au Burkina, au Mali, au Sénégal ou ailleurs. Il est même probable qu’on rejette son éventuelle candidature, s’il venait à prétendre briguer la magistrature suprême. Et ce ne serait que normal.
Question : pourquoi nous Guinéens, devrions-nous accepter à la magistrature suprême de notre pays, quelqu’un dont on ne sait presque rien, à part qu’il est né à Boké, et qui de surcroît avait été éliminé de la compétition électorale par les urnes dès le premier tour ?
Au total, en plus de cinquante ans d’ « indépendance », on peut dire que notre patrie a presque toujours été « occupée ». Conséquence : En 26 ans de règne, Sékou TOURE s’était appliqué avec méthode et persévérance, à détruire physiquement tous les VRAIS ENFANTS de ce pays susceptibles de le relever de la déchéance dans laquelle il l’a plongé durant les terribles années. Lansana Conté a durablement abimé notre pays dans sa réalité physique et environnementale. N’y ayant que très peu d’attache, il n’y était guère attaché. Dans la continuité, Alpha Condé, totalement dépourvu de tout lien avec notre pays, s’empresse de le livrer à des intérêts étrangers auxquels lui et son fameux fils ne sont pas étrangers. Tous les jours on découvre des contrats clandestins, tous défavorables aux intérêts de notre pays, mais profitables pour leur compte bancaire familial.
Dans la frénésie minière enclenchée par le président coopté, une cohorte de rapaces venues du Sénégal, Mali, Burkina et d’ailleurs, revendiquant une mère guinéenne, s’apprêtent à dépecer notre pays au profit de puissante société militaro-minière. M. Alpha Condé en est le bras armé. A l’évidence, il y a là matière à organiser une résistance farouche contre le pillage de notre pays par M. Condé et ses amis.
Alors, il ne suffit pas de naître Guinéen, de père et de mère, pour en protéger les intérêts. Loin s’en faut. Parfois, des autochtones ont fait plus de mal à ce pays que les nouveaux arrivants accueillis par nos parents et Grands-parents.
Pour autant, doit-on considérer que naître Guinéen, de père et de mère, est une contre-indication absolue pour accéder à la magistrature suprême du pays ? Vaste question à laquelle je souhaite que mes compatriotes réfléchissent.
II. L’économie minière, une économie du chaos (prochainement)
NB : concitoyens de tous bords ! Lisez, discutez ce document. Faites-le circuler.
Mamadou Billo SY SAVANE à Conakry
Mon contact : mamadoulinsan@wanadoo.fr
Pour www.nlsguinee.com
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