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    Guinée : Doute légitime sur l’utilité du C.N.T.

    Sotelgui S.A

     samedi 07 juillet 2012   

    Le leader d’un des quatre principaux partis politiques du pays a demandé la dissolution du C.N.T., il y a de cela quelques jours. D’où la colère, puis l’indignation des membres, tous cooptés de cette « Institution », plutôt singulière.

    Des cris d’orfraie se sont élevés ici et là, venant toujours et exclusivement de la même coterie. Un ancien ministre de la justice, juriste de formation, semble-t-il, sur un ton indigné, s’est écrié « il n’y a pas de procédure de dissolution du CNT. Nous connaissons notre mandat. Nous partirons le jour où il y aura une assemblée nationale ». Et la présidente du C.N.T., peut-être comptant sur la « science juridique » de son collègue ministre, en a rajouté avec une arrogance prétentieuse « ….ce n’est pas la peine de répondre… ».

    Il n’y aurait pas d’explication à demander, ni de réponse à donner. La présidente et son « institution » seraient donc d’essence divine. Nous Guinéens, perpétuellement assignés en zone de relégation politique dans notre propre pays, décrétés définitivement immatures, nous sommes sommés de subir sans broncher, les furies d’un club d’intérêts privés qu’est le C.N.T., et les pillages d’un « président » coopté, dont aucun compatriote ne peut affirmer avec certitude, qu’il a une attache sérieuse avec notre pays.

    Pour ma part, viscéralement attaché à ma TERRE ANCESTRALE, je ne suis guère disposé à accepter les arguments d’autorité. Et je persiste à dire à mes compatriotes, que la magistrature suprême de la TERRE que nous avons reçue de nos ANCÊTRES, ne doit être occupée que par les VRAIS ENFANTS du pays. Il en est ainsi partout en AFRIQUE et ailleurs. Nul ne peut imaginer une seule seconde qu’au Burkina, au Mali, au Sénégal ou ailleurs, que par une combine arrangée de l’Extérieur, avec des complicités locales, les peuples de ces pays acceptent à leur tête, un homme ou une femme dont ils ne savent rien, ni même s’il a une attache avec leur pays.

    Nous Guinéens, serions-nous donc si « minables » au point d’admettre que nous ne sommes pas dignes d’être à la tête de notre propre pays ? Je souhaite que mes compatriotes réfléchissent à cette question.

    Voilà ! Nous sommes au cœur du débat que nos deux hargneux «CNTétistes » ont soulevé, sans vraisemblablement l’avoir voulu : le C.N.T. a-t-il la moindre LEGITIMITE ? A-t-il été, un seul instant de son existence, REPRESENTATIF du pays dans sa composition ? Vu l’état économique du pays, est-il raisonnable de maintenir une « Institution » dont l’unique vraie fonction est d’engraisser ses membres cooptés ?

    Mais avant d’aborder ces questions de fond, rendons d’abord justice aux hommes politiques et à nos compatriotes, à quelque bord qu’ils appartiennent.

    C’est notre droit élémentaire, nous citoyens de ce pays, de nous interroger sur la pertinence d’une institution de la République, de la critiquer si à nos yeux elle ne remplit pas ou remplit mal sa fonction. En l’occurrence, le C.N.T. est inutile, dangereux et nuisible.

    Je m’explique. Se prenant pour une Assemblée Nationale qu’il n’est pas, financièrement intéressé, il « vote » budget et autres textes, tous nuisibles au pays, à moyen terme. Nos compatriotes s’en apercevront dans pas longtemps. Par exemple, pour un futur proche, il fourni à toutes ces rapaces minières qui ont passé des contrats de pillage de notre pays avec le pouvoir de M. Alpha CONDE, l’argument de dire que la convention a été « approuvée » par la « représentation nationale ». Ce qui est évidemment faux.

    Le C.N.T. ne représente en aucune manière le peuple de Guinée.

    C’est un club de parents, de clans familiaux et d’associés d’affaires. Les textes « votés » par lui, n’ont aucune valeur juridique opposable à qui que ce soit. Les emprunts ruineux contractés par M. Alpha Condé au nom de notre pays, avec la complicité d’un C.N.T. qui ne représente que lui-même, devront être nécessairement remis en cause par la future vraie Assemblée Nationale. Cela entraînera inévitablement de longues procédures contentieuses au plan national, mais surtout au plan international, car ces groupes et Etats « créanciers » comme l’ANGOLA, sauront être procéduriers le moment venu.

    Personnellement, je n’en doute guère. Et il n’est pas certain qu’à ce moment-là, notre pays s’en sorte à son avantage. La Guinée devra alors faire face à de lourdes pénalités que le pays ne pourra pas récuser, sauf à accepter que toutes les portes financières internationales nous soient fermées. D’où le caractère dangereux et nuisible du C.N.T.

    J’émets l’hypothèse que M. Alpha CONDE, pour des raisons qui lui sont propres, multiplient des emprunts clandestins ruineux au nom de notre pays avec lequel il n’a pas d’attache. Car au cas où la colère populaire que personnellement je souhaite, viendrait à le chasser, alors exilé, il lui faudra vivre confortablement. Ce qui explique de sa part, une frénésie à multiplier des emprunts clandestins. J’invite les VRAIS GUINEENS à réfléchir sur ce point. Nous n’avons pas de Patrie de rechange comme lui. Notre seul Bien Commun, c’est la TERRE que nos ANCÊTRES nous ont laissée.

    Bien évidemment, il faudrait être d’une naïveté puérile pour croire que la déclaration du chef de l’U.F.R. est dépourvue d’arrière-pensée politique ou politicienne. Mais, il est fondé à demander la dissolution d’un organe dont tous les autres leaders devraient d’ailleurs exiger la disparition immédiate. Car, mis à part le revenu substantiel (relativement au revenu moyen de nos compatriotes) qu’il procure à ses membres, aucun citoyen guinéen n’est en mesure de prouver son utilité.

    Toutefois, en référer à l’inefficacité du C.N.T. pour demander sa dissolution, est un argument d’opportunité et donc léger. Efficace ou pas, le C.N.T. doit être dissout, parce qu’il est illégitime, inutile, dangereux, et ses membres tous cooptés, ne sauraient se prévaloir d’une quelconque représentativité nationale.

    Je me suis laissé dire, que la présidente du C.N.T. et ses collègues vivraient grassement sur le dos d’un pays déjà exsangue. C’est tant mieux pour eux. Il n’y a pas de mal à ce que ses membres gagnent bien leur vie. Après tout, ils sont Guinéens. Mais une Institution supposée républicaine, n’a pas pour but de maintenir le train de vie de ses membres. Elle a à remplir les fonctions pour lesquelles elle a été créée.

    Or tout Guinéen de bonne foi, peut aisément constater, que seul l’hebdomadaire satirique « le Lynx", à son corps défendant, a pris en charge la protection des intérêts de la PATRIE contre les turpitudes financières, politiques et économiques du gouvernement et de certains membres du C.N.T. Et il le fait avec discernement, sans militantisme, ni esprit partisan. Il n’en est que plus crédible et donc plus craint. C’est tant mieux. Un jour, il faudra peut-être, ériger un statut aux journalistes de cet hebdomadaire, en reconnaissance de l’immense service qu’ils rendent à leur patrie, par la mise en lumière des pillages que ce pouvoir inflige à une population miséreuse.

    Sur ce terrain, les opposants « officiels » sont totalement absents. Peut-être, sont-ils eux-mêmes gênés aux entournures sur une question de cette nature, tout comme l’est le fameux C.N.T.

    Exemple : qui a entendu un seul « opposant » exiger du gouvernement, et surtout du Président coopté, qu’il s’expliquât sur la convention de pillage que lui et ses ministres ont consentie à une obscure société sud-africaine, contre 25 millions de dollars dont la destination n’est toujours pas identifiée. Le trésor public, en principe caissier de l’Etat n’est pas en mesure de dire où ils sont passés, peut-être par crainte du « Grand chef », ou de son fils.

    Comme d’habitude, notre C.N.T. national n’a rien vu, ni entendu, ni même souhaité interroger qui que ce soit. Par contre, la moindre évocation de sa souhaitable dissolution, entraîne aussitôt la fureur de ses membres. La perspective de voir disparaître de copieux avantages financiers indus, est insupportable à certains d’entre eux.

    Pourtant, il y a matière à interpeller publiquement le gouvernement et le Président coopté. Car il est fort probable que le pouvoir de M. Alpha Condé ait passé en cachette d’autres contrats ruineux pour le pays, mais juteux pour lui et son fils « providentiel », opportunément sorti d’on ne sait où.

    D’éventuels lecteurs voudront bien me pardonner une si longue introduction. Qu’un ancien ministre de la justice, lui-même juriste de formation, veuille faire croire que son C.N.T. aurait un mandat (national), il ne le dit pas explicitement national, mais l’insinue, est surprenant. Cela devient inquiétant si on pense qu’il a pu enseigner à de jeunes esprits encore malléables, ce qu’il faut bien appeler non pas le droit coutumier, mais le « droit villageois », c’est-à-dire des règles toujours agréables aux nantis et puissants, mais impitoyables pour les plus humbles.

    Le C.N.T. (Conseil National de Transition) n’est ni légitime, ni représentatif, ni légal.

    Le C.N.T. n’a jamais été une institution. C’était un ARRANGEMENT très provisoire, lié au contexte sociopolitique, alors caractérisé par quelque turbulence encore fraiche dans les mémoires de nos compatriotes. La présidentielle jugée alors prioritaire, qu’à son utilité intrinsèque. Cet arrangement était et demeure le fruit de négociation entre des parties qui ne représentaient qu’elles-mêmes, et en aucune manière le peuple de Guinée.

    Autrement dit, ce sont bien des groupes privés, c’est-à-dire une infime minorité criminelle de l’armée d’une part, et un conglomérat hétéroclite de partis politiques marginaux, de « syndicalistes » tribalistes d’autre part qui ont conclu entre eux, à Ouagadougou, et pour leur seuls intérêts privés, un contrat à l’amiable.

    En son temps, un de nos compatriotes du nom de Adama Laafa SOW, avait démontré de façon convaincante selon moi, que ce qu’on appelait alors les « Accords de Ouagadougou », n’était qu’un ARRANGEMENT privé entre partenaires privés, et que de ce fait, il ne saurait valablement engager le pays. Impossible de lui donner tort, tant ses arguments étaient et restent juridiquement solides.

    Plus récemment, M. Ibrahima Sori Makanéra de « Leguépard » a produit un document fort intéressent, montrant que six mois après l’ « élection » présidentielle, le C.N.T., sur la base de l’accord qui l’a créé, a juridiquement cessé d’exister, le terme contractuellement défini étant échu. On peut donc parler d’usurpation d’état, c’est-à-dire l’auto-attribution d’un « état juridique » qu’on n’a pas. Il serait donc logique que le trésor public exige de chacun des « CNTétistes », la restitution des sommes indûment perçues, depuis six mois après la présidentielle de 2010, à la date d’aujourd’hui.

    Notre ancien ministre de la justice, grand pourfendeur de ceux qui exigent la dissolution immédiate de son C.N.T., parle de « mandat » qu’il aurait reçu. Mais il a préféré oublier de nous dire, de qui il aurait reçu ce mandat ? Par quelle procédure ont t-il été mandatés, lui et ses agressifs collègues « CNTétistes » ? Si c’est le peuple de Guinée, et non pas les groupes d’intérêts privés présents à Ouagadougou, d’ailleurs tous plus roublards les uns que les autres, quand ce peuple a-t-il été consulté pour laisser son destin législatif dans les mains de parfaits inconnus qu’il n’a jamais choisis ?

    En vérité, certains membres du C.N.T. ont l’air de considérer que la fraction criminelle non républicaine de l’armée, incarnée par le « général » Sékouba Konaté, et quelques clans d’intérêts alors présents à Ouagadougou, sont le peuple. D’ailleurs, des indices troublants autorisent à penser que, certaines notabilités « CNTétistes » se laisseraient facilement convaincre, si M. Alpha CONDE leur proposait de décréter que le C.N.T. est désormais l’assemblée nationale, et qu’une élection législative vraie, peut encore attendre.

    La preuve ?—Mme Rabiatou Sera DIALLO parle de loi organique, ou de texte de loi à examiner comme si elle et ses collègues avaient été élus par le peuple de Guinée. A ma connaissance, si la loi c’est l’expression de la volonté générale, seule une assemblée nationale explicitement mandatée par un vote populaire, et donc non cooptée, est fondée à voter des lois. Et ici, nous sommes bien dans ce qu’il faut appeler usurpation de fonction. En clair, des groupes d’individus, de clans familiaux et d’alliés d’affaires veulent faire passer pour Lois, des textes défendant leurs intérêts privés claniques.

    Leur volonté à eux, seraient donc l’expression de la volonté générale ?

    En un certain sens, on peut même parler de renouveau implicite d’un système féodal rampant, qui ne veut pas s’avouer comme tel. A mon avis, M. Alpha CONDE n’en n’est pas mécontent. En effet, il n’a aucune raison de se plaindre d’avoir en face de lui, une « Institution » dépourvue de la moindre légitimité. Je présume que lui, il sait parfaitement que le C.N.T. n’est en rien fondé à lui demander le moindre compte, ou à s’opposer à ses désirs, quels qu’ils soient.

    Cela dit, je suis intrigué par l’attitude des Opposants « officiels » à l’égard du C.N.T. dont ils n’ignorent pas que c’est juste un fatras de clans familiaux et d’intérêts d’affaires. Il ne peut donc parler au nom du peuple de Guinée qui ne l’a pas choisi. Or tout se passe comme si par moment, certains opposants voulaient le crédibiliser.

    Croient-ils pouvoir en manipuler les membres ? Cherchent-ils à tirer profit d’une « institution » illégitime qui veut clandestinement exercer les prérogatives d’une Assemblée nationale élue ? Pourquoi cherchent-ils, plus que M. Alpha CONDE lui-même, à parler avec une « institution » dépourvue de la moindre légitimité ?

    L’ambiguïté volontairement entretenue par certaines notabilités de l’opposition « officielle» à l’égard du C.N.T., est plus une naïveté qu’une habileté.

    L’habileté manœuvrière en politique peut être une qualité, à condition qu’elle soit assise sur la défense déterminée d’un minimum de principes dans lesquels l’immense majorité du pays est susceptible de se reconnaître. Les petites ruses politiciennes ne peuvent être un principe. Croire que telle ou telle syndicaliste peut être un tremplin pour qui que ce soit, est une erreur. Ceux qui, dans un passé récent comptaient sur les mêmes genres de combines avec le « général » Sékouba KONATE, ont par la suite déchanté.

    Le « général » œuvrait en coulisse pour celui dont il était la taupe dans l’armée. Le capitaine Moussa DADIS CAMARA ne me démentira pas. Il l’a tragiquement appris à ses dépens.

    Mamadou Billo SY SAVANE à Conakry
    Mon contact : mamadoulinsan@wanadoo.fr
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