samedi 07 juillet 2012
Comme tous les mois de juillet, Conakry est abondamment arrosé en ce septième mois de l’année 2012. Ces fortes pluies qui s’abattent sur Conakry menacent la santé et la sécurité des populations. Non pas parce que ces pluies sont violentes, mais à cause de l’indiscipline et le manque de civisme de certains habitants la capitale guinéenne. Il n’y a qu’à voir le long de nos routes toutes ces saletés que les eaux ont expulsé des caniveaux dont la majorité est composée de sachets plastiques.
Ce mercredi, la circulation a été fortement perturbée dans certains quartiers de la Capitale, comme Dabondy. Malgré l’aménagement du bas fond de Dabondy, cette zone est aujourd’hui très menacée. Des eaux que les collines de Makhiya Touré et de Carrière déversent sur ce quartier risquent de causer d’énormes dégats.
Malheureusement, les caniveaux d’évacuation sont entièrement bouchés. Bouchés principalement par de sachets plastiques. Ces plastiques qui vivent plus longtemps que les hommes. Les spécialistes estiment que les plastiques peuvent mettre plusieurs siècles avant de se décomposer. D’où leur interdiction dans certains pays respectueux de l’environnement.
Fortement menacés par les crues, les habitants de Dabondy et d’autres quartiers de la capitale attendent anxieusement que les eaux se déchainent contre eux. Ils attendent que les pouvoirs publics réagissent. Or avant l’arrivée de ceux qui doivent leur laver le dos, les victimes potentielles devraient se laver le ventre.
On ne le dira jamais assez, la problématique de l’insalubrité de la capitale guinéenne n’est pas financière. Elle est comportementale. L’Etat ne pouvant pas mettre un policier derrière chaque citoyen, il faudrait que chacun fasse de la propreté de notre environnement une affaire personnelle.
La Guinée ne peut pas continuer comme ça. Il faudrait un changement de comportement. Volontairement ou involontairement. Malheureusement, les pouvoirs publics eux aussi ne semblent pas plus conscients que l’homme de la rue. Ils font de la propreté de nos villes le cadet de leurs soucis.
Pourquoi ne pourrait-on pas décréter une journée d’assainissement de la ville, ne serait-ce qu’une fois par mois ? Ou exiger que les fabricants des sachets plastiques contribuent au financement à l’assainissement de la ville ? Les gros pollueurs devraient contribuer de façon particulière et significative à l’assainissement de la capitale et des autres villes.
Vivement donc une prise de conscience pour l’assainissement des villes de Guinée. Des villes confrontées à une insalubrité révoltante dont les responsables sont à la fois les dirigeants et les dirigés.
Habib Yembering Diallo
Analyste et Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
Contact : habibyambering@yahoo.fr
Tel: (+224) 62 29 11 95
Pour www.nlsguinee.com
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