samedi 23 juin 2012
Stabilisation macroéconomique - Les efforts de stabilisation macroéconomique entrepris en 2011 en Guinée n’ont pas atteint "tous les efforts escomptés", indique un rapport du ministère des Finances qui établit sa comparaison sur les quatre premiers mois de 2012, rapportés à ceux de 2011. Les cours moyens des principales devises ont enregistré une importante baisse par rapport au franc guinéen sur le marché parallèle.
Cet écart est consécutif au mouvement du Marché interbancaire des changes (MIC), initié depuis mars 2011 et à la dépréciation de 6,7 pour cent de l’euro face au dollar sur le marché international.
Les volumes cumulés de la production d’électricité, de l’or, de la bauxite, des boissons non alcoolisées et de l’eau potable ont évolué grâce à la mise en œuvre d’importantes réformes structurelles et des mesures de redressement économique et financier entreprises par le gouvernement depuis janvier 2011.
En revanche, on note une chute de certains produits tels que le diamant, l'alumine, la farine, les boissons alcoolisées, le ciment et la peinture à cause "des difficultés d’ordre structurel et financier".
La poursuite de ces tendances observées, précise le rapport, pourrait affecter l’objectif de croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel de 4,7 pour cent en 2012.
Le solde commercial des quatre premiers mois de 2012 s’est fortement détérioré à cause d’une faible diversification de l’économie conjuguée à la mise en œuvre des mesures d’interdiction de l’exportation des produits de première nécessité.
Face aux besoins urgents de la population, poursuit le rapport, le gouvernement a mis en place, en partenariat avec les opérateurs économiques privés, un système d’approvisionnement pour faciliter l’accès des populations, à des prix plus abordables, à certains produits de première nécessité, tels que le riz, la farine, le sucre et l’huile végétale.
"Ce dispositif, conjugué à la mise en œuvre de politique des changes, a permis d’enregistrer une baisse sensible de l’inflation en glissement annuel de 19 pour cent en décembre 2011 à 16 pour cent en avril 2012", précise le document, ajoutant qu’en moyenne annuelle, cette baisse a été moins importante que prévue, soit de 21,4 pour cent en décembre 2011 contre 20 pour cent en avril 2012 en raison d’une persistance de la hausse des prix des biens et services.
Au plan financier, les dépenses publiques ont évolué beaucoup plus vite que les recettes budgétaires à cause de la relance des travaux d’intérêt public, essentiellement financés sur les ressources propres.
Les recettes hors dons ont atteint 6,3 pour cent du PIB à fin avril 2012 (dont 6,1 pour cent pour les recettes fiscales) contre 5,4 pour cent en 2011 (avec 4,8 pour cent pour les recettes fiscales).
Parallèlement, l’expansion des dépenses totales de 4,6 pour cent du PIB à fin avril 2011 à 8,2 pour cent en 2012 s’explique par celle des dépenses d’investissement payées sur les ressources propres qui ont augmenté de 0,2 pour cent du PIB en 2011 contre 3 pour cent à fin avril 2012.
Le solde budgétaire hors dons a été de -1,9 pour cent du PIB à fin avril 2012 contre un excédent de 0,8 pour cent en 2011.
De même, le ratio dépenses d’investissements payés sur les ressources propres rapportées aux recettes fiscales a atteint 52,8 pour cent à fin avril 2012, contre 3,7 pour cent.
Source : PANA
Pour www.nlsguinee.com
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