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    Libre opinion: Opinions No. 3 et Commentaires de Mamadou Billo SY SAVANE- Question de représentativité

    Sotelgui S.A

     lundi 30 avril 2012   

    Récemment, un ancien et étrange « ami » de Moussa Dadis CAMARA déclarait sur un ton péremptoire, que la question de la représentativité était réglée. Entendez par là, que lui, propriétaire d’un sigle, est « représentatif ».

    En Guinée, chaque sigle est un parti. Le parti est décrété représentatif, même s’il ne représente que la personne de son propriétaire. Devenu multimillionnaire en euros en l’espace de neuf mois de règne de son « ami » DADIS, il s’est donc acheté un sigle, qu’il nomme son parti politique. Du reste, il n’est pas seul dans ce cas. Tous les jours sur les sites WEB guinéens, on voit des « leaders »politiques, déambulant de formations politiques, peut-être peu prodigues, en formation politiques, imaginées plus généreuses.

    Ils sont nombreux à se dire représentatifs, sans jamais avoir à établir leur supposée représentativité. Il n’est d’ailleurs pas sûr que ces innombrables détenteurs de sigles, sachent tous, avec précision, ce qu’est une représentativité au plan sociopolitique.

    Mais s’autoproclamer OPPOSANT en brandissant un sigle, peut rapporter gros, dans le contexte sociopolitique actuel de notre pays. On peut obtenir facilement un visa pour des pays occidentaux comme la France, les U.S.A., la Belgique, le CANADA etc… Le président coopté, dépourvu de base sociologique, sans attache avec notre pays, est dans une situation inconfortable. Il ne veut pas organiser les élections législatives qu’il ne peut en aucune manière gagner, sauf à organiser une vaste comédie électorale, semblable à celle par laquelle il a été coopté. Et, pour tout embrouiller, presque par « décret », il lance sur le marché politique électoral, une nébuleuse qu’il appelle « Le Centre ».

    La dénomination « Centre » présenterait selon lui, l’avantage de pouvoir facilement accuser d’extrémisme, tous ceux qui sont en total désaccord avec lui. Et ils sont l’immense majorité du pays.

    A qui confie-t-il son « Centre » ? - Bien évidemment au même Jean-Marie DORE qui lui a été si utile au premier et deuxième tour de la présidentielle passée.

    Et puisque M. DORE n’est pas un philanthrope, on imagine facilement qu’il a déjà perçu ou percevra une ou des contreparties de son centrisme d’opportunité.

    Par exemple, le président coopté « oublierait » les gigantesques prédations commises au cours des douze mois de transition qu’a conduite M. Jean-Marie DORE. A cet égard, à Conakry, je m’étais laissé dire par certaines représentations diplomatiques occidentales, que les 22 ans de pillage de Lansana Conté, étaient peu de chose, comparé à ce que le duo Sékouba Konaté/ Jean-Marie DORE a infligé au pays en douze mois de transition. Alors, j’avais compris, que l’insatiable appétit des duettistes (Sékouba KONATE-Jean-Mari DORE) a été une des raisons pour lesquelles, les Occidentaux et le système des Nations Unies à Conakry, ont souhaité en finir vite avec les élections, pour mettre fin au pillage effréné d’un pays déjà exsangue et évité en Guinée, la ruse dépensière que M. Laurent GBAGBO leur a infligée en CÔTE-d’IVOIRE.

    De quoi parle-t-on ?

    Être représentatif, c’est être porté par ceux au nom desquels on parle ou négocie. Au plan politique, et c’est ce qui nous intéresse ici, un sigle ne vaut pas représentativité. Tous les partis politiques reconnus par la puissance publique, sont légaux. Mais ils ne sont pas tous représentatifs. De ce fait, ils ne peuvent être des interlocuteurs, puisqu’ils ne représentent presque rien. Cela ne signifie pas que leur existence légale doit être remise en cause. Mais, seule une élection prouve la représentativité ou la non-représentativité d’un parti.

    Au plan politique, la représentativité renvoie à l’idée que le parti politique qui prétend l’être, représente réellement un nombre significatif de citoyens, a une audience réelle dans le pays, mesurable par son aptitude à mobiliser. Il a la capacité de faire traduire en actes concrets, sur l’ensemble du territoire national, les consignes qu’il donne à ses militants et sympathisants. Il a une certaine autonomie de décision, ce qui montre qu’il n’est pas un sous-marin déguisé du pouvoir. Il a un siège, c’est-à-dire une adresse propre en tant que personne morale. Et la mesure la moins contestable de son audience, c’est bien évidemment le score électoral recueilli. C’est là où le bas blesse. Car mis à part le R.P.G. et le P.D.E.N. de M. KOUYATE, la nébuleuse « Arc-en-ciel » supposée être composée de 117 partis, est un ensemble presque vide. Les 115 autres « partis » qui la constituent, peuvent être ramenés à leur « leader ».

    En clair, si on met de côté le R.P.G. et le P.D.E.N., l’ « Arc-en-ciel », c’est 115 personnes et non pas 115 partis. Car un parti politique, même non représentatif a un projet, une structure et une organisation destinées à créer les conditions de la réalisation du projet. Aucun des « Alliés » du R.P.G., mis à part le P.D.E.N. ne rempli ces critères.

    Puisque tout le monde parle de « démocratie » en Guinée, la séquence la plus significative à cet égard, c’est la dernière élection présidentielle. De ce point de vue, il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que dans le paysage politique de notre pays, seuls quatre partis politiques sont incontestablement représentatifs : le R.P.G., l’U.F.D.G., l’U.F.R. et le P.D.E.N, même si le degré de représentativité est variable selon les partis.

    Leur représentativité est objectivement attestée par le score obtenu par leur candidat respectif, lors du premier tour de la présidentielle passée. Bien sûr, la présidentielle n’est pas une législative, mais dans le contexte actuel de notre pays, c’est la seule mesure qui puisse donner une objective indication de ce que représente chaque formation politique. Les autres sont certes des partis « politiques », mais des partis que, sans exagération, on peut appeler des partis SIGLES, c’est-à-dire des « partis » dépourvus de militants, d’audience, d’autonomie et de contenu programmatique, même mal rédigé ou incohérent.….etc. Et donc sans substance, d’aucune sorte. Ils se réduisent à leurs « leaders », lesquels font de périodiques apparitions virtuelles sur des sites WEB, généralement administrés par des amis, cousins et parents. Les mettre au même niveau que les partis dont la représentativité est établie, c’est dévoyer la notion même de parti politique et donc de « démocratie ». Être vu sur des sites WEB amicaux ou parentaux n’est pas un signe de représentativité. Faire des annonces presque publicitaires ici, ou là, l’est encore moins.

    Alors, avec qui le pouvoir doit-il négocier les conditions nécessaires pour parvenir à une législative transparente, libre, honnête et donc acceptable et acceptée par toutes les parties ?

    Il y a le pouvoir ou la mouvance présidentielle (R.P.G. et P.D.E.N.), et l’OPPOSITION vraie, c’est-à-dire celle qui représente un secteur important, peut être majoritaire de l’opinion dans notre pays. Nous sommes obligés d’admettre que cette part significative de notre pays est incontestablement incarnée par l’U.F.D.G., et l’U.F.R. Je parle des organisations et non pas des « leaders ». Car de mon point de vue, un leader politique n’est pas nécessairement celui qui est le plus fortuné de son parti. Mais c’est un autre débat (que je suis disposé à ouvrir avec qui le veut).

    En tout état de cause, seuls les leaders de ces quatre formations peuvent « démocratiquement » prétendre représenter une part importante de la population sur l’ensemble du territoire national. Pour cela, ils sont fondés selon moi, à se prévaloir des suffrages exprimés en leur faveur lors de la dernière consultation électorale présidentielle.

    Donc, il ne devrait y avoir autour de la table de négociation que les quatre partis : le R.P.G. et le P.D.E.N. côté pouvoir, et l’U.F.D.G. et l’U.F.R., côté opposition.

    Les autres groupuscules politiques ont à faire la preuve de leur représentativité, par exemple lors des législatives à venir. Ce sont bien des groupuscules territorialement et ethniquement circonscrits, beaucoup plus que ne le sont les quatre formations principales (U.F.R., R.P.G., U.F.D.G., P.D.E.N.). Ils n’ont donc aucune espèce de représentativité, sauf à dire qu’un SIGLE vaut parti politique.

    En démocratie, ce sont les suffrages obtenus qui font les poids des partis politiques et non l’inverse. Ainsi, dix partis avec 1% des voix valent moins qu’un parti avec 10, 15 ou 30% des suffrages. La coalition de partis à 0% de voix ne peut être mise sur le même plan que des partis qui ont obtenu 15 et 40% des suffrages des électeurs. Il faut le répéter, en « démocratie » représentative, ce n’est pas le nombre de partis qui compte, c’est le poids électoral de chaque parti qui détermine sa place dans le système politique.

    Les sigles peuvent continuer d’exister. C’est légal. Les mettre sur le même plan que les partis politiques dont la représentativité est établie, est évidemment un déni de « démocratie ».

    Mamadou Billo SY SAVANE Rouen, (France)
    Mon contact : mamadoulinsan@wanadoo.fr
    Pour www.nlsguinee.com

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