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    Culture : La langue française en Guinée

    Sotelgui S.A

     vendredi 23 mars 2012   

    Les pays qui ont en commun l’usage du français célébré ce 20 mars la journée internationale de la Francophonie. La Guinée n’est pas en reste. Elle qui est différente avec le Mali et le Sénégal. Dans ces pays on a deux langues dominantes, respectivement le Bambara et le Wolof. Ces langues sont parlées par tout le monde.

    En Guinée ce n’est pas le cas!

    Le Malinké de Kankan, le Kpélé de N’Zérékoré, le Peulh de Labé et le Soussou de Kindia ne se comprennent que dans la seule et l’unique langue de l’ancien colon. D’où l’importance et la nécessité pour eux de comprendre cette langue.

    Le divorce fracassant entre la France et la Guinée en 1958, fait de cette dernière un pays francophobe. Pour régler son compte avec l’ancienne puissance coloniale, Sékou Touré instaure l’enseignement des langues nationales. Au lieu d’unir les Guinéens, cette politique les divise plutôt dans la mesure où chacun étudie sa langue et pas dans celles de ses autres compatriotes.

    Pendant ce temps, et paradoxalement, le président, lui, continue à écrire, à lire et à faire des discours fleuves pendant des heures dans la même langue du Blanc.

    Cette politique de francophobie a porté un coup dur à la langue de Molière en Guinée. Ou plus exactement elle a porté un coup dur aux Guinéens notamment à la jeunesse. Plus d’un quart de siècle après la réhabilitation de l’enseignement du français dans ce pays, parler cette langue constitue aujourd’hui encore un véritable casse-tête pour la majorité des Guinéens. Notamment pour les jeunes.

    En 1968, en effet, la Guinée exige à des enseignants formés par le colon et dans la langue du colon de former les enfants dans les langues du terroir. Ils ne le pouvaient pas et ne voulaient pas. Mais ils n’osaient pas contredire le tout puissant responsable de la révolution.

    En 1984, cette fois un changement à 180 à l’heure s’opère. On exige à des enseignants formés dans leurs langues nationales de former les enfants en français. Eux ils le voulaient bien. Mais ils ne pouvaient pas. Dans un cas comme dans l’autre, le système éducatif guinéen a pris un sacré coup.

    Depuis près de 25 ans les enfants de Guinée n’étudient qu’en français. Mais le niveau est toujours des plus bas. Parmi les enfants certains ne s’expriment en français qu’après avoir lorgné à droite et à gauche avant d’ouvrir la bouche. La langue de Molière est mise à rude épreuve. Jusqu’à l’université on entend des expressions qui donnent de la nausée.

    Cette anecdote illustre l’état de la langue française en Guinée : un homme dit « si tu vois ma sœur dis la que ma femme s’est accouché ». Son voisin immédiat prend la tête et le rectifie. Il lui suggère de dire plutôt « si tu vois ma sœur dis-lui que ma femme a accouché ». Une chaude discussion s’engage entre les deux. Ils se transportent chez un troisième censé s’exprimer avec beauté et élégance en français. Après explication, notre grand intello prend sa tête à son tour. Il s’exclame : « tu dis ta sœur lui. Lui c’est juste pour les hommes ». Alors, celui qui s’était exprimé correctement se rend compte que dans ce pays il faut s’adapter et parler non pas le français de la France mais le français local.

    C’est ainsi qu’on a abandonné tout ce qu’on a appris dans les livres pour parler le français de la rue. Le français local comme l’expression « à l’heure là ». A l’heure là est une expression bien guinéenne. Tout comme les pronoms le, la et lui constituent un véritable casse-tête en Guinée. On entend tantôt le donner, la remettre ou encore lui voir. Pourtant il y a une solution à cela. Il suffit de lire, de beaucoup lire pour ensuite s’exprimer comme on lit et non comme on entend son voisin le faire. Car s’il est vrai que l’essentiel dans une langue est de se faire comprendre, il est tout aussi vrai que s’exprimer correctement constitue un élément essentiel et fondamental pour un homme.

    Avant que votre interlocuteur ne sache qui vous êtes, quelle est votre spécialité, il vous juge à travers la façon dont vous vous exprimez. Pour les entretiens d’embauche par exemple, s’exprimer correctement constitue un facteur déterminant et un critère important.

    Habib Yembering Diallo
    Analyste et Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
    Contact : habibyambering@yahoo.fr
    Tel: (+224) 62 29 11 95
    Pour www.nlsguinee.com

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