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GUINÉE : A LA LECTURE DU RAPPORT DE LA COMMISSION POLITIQUE DU 17 AU 20 MARS 2005 : CRITIQUES ET SUGGESTIONS

  dimanche 16 avril 2006   

Le 17 au 20 mars 2006, il y’a eu en république de Guinée une concertation entre 15 partis politiques et certaines organisations de la société civile.
A l’issue de cette concertation qui a été une occasion de passer à la revue tous les maux dont souffre notre chère patrie ; un rapport de la commission politique a été rendu public contenant des orientations et des recommandations quant à la mise en place d’un gouvernement de transition pour 18 mois.

Permettez moi chers compatriotes de décortiquer de la façon la plus objective et impartiale le dit rapport. Je précise que je ne fais pas une analyse grammaticale de la phrase.
Je pars selon le principe que nous voulons tous, le changement d’un régime politique dictatorial et militaire par un régime incarnant toutes les valeurs démocratiques modernes.

Commençons par la première phrase dudit rapport :

"La concertation nationale des forces vives affirme que pour l’avènement de l’Etat de droit et la construction d’une société véritablement démocratique en Guinée, une rupture radicale et impérative s’impose avec le passé"

A la lecture de cette partie je me pose assez de questions :

Est-ce qu’il y ‘a eu vraiment une concertation d’envergure nationale ?

Et si c’était une concertation comme je l’entends, pourquoi dés après la clôture des assises cela n’est pas suivi d’effet immédiat ? Et pourquoi le rapport traîne jusqu’à présent ?
Qu’est ce qui bloque son application ? Pourquoi la masse populaire se désintéresse-t-elle ?

Chers compatriotes ne nous voilons pas la face, il n’y’ a pas eu une concertation nationale. Il y’a eu simplement une assise de certains ténors de l’oppositions et dans la précipitation car nous sommes plus de sept millions de guinéens officiellement recensés et je sais qu’en réalité nous dépassons largement ce chiffre.

Je m’explique :

Pour moi toute concertation nationale qui n’impliquerait pas la masse populaire et ne prend pas en compte les aspirations des uns et des autres à moins de chance d’être respectée .Je crois personnellement que pour se mettre d’accord afin d’agir ensemble il faut absolument que chaque force vive fasse preuve de maturité intellectuelle et politique en acceptant de faire des concessions en tenant compte de la réalité du moment or de cette phrase ressort des termes qui prônent l’exclusion de plusieurs autres forces vives de la nation qui n’ont pas pris part à cette concertation et pas de moindre :le parti au pouvoir,plus d’une vingtaine de partis politiques, les autorités coutumière et religieuse,les guinéens de l’extérieurs et autres forces de la société civile etc…

Les termes : rupture, radical et impératif illustrent bien ce constat. Du mot radical on peut avoir le radicalisme, qui selon le dictionnaire français signifie courant politique qui prône la transformation des institutions d’un pays or à mon entendement les textes de lois en vigueur ne sont pas mis en cause et tout le monde n’est pas d’accord avec ce principe de transformation de nos institutions.
Notre constitution de 1990 est l’une des meilleures constitutions de la sous région. Ce qui est déplorable dans cette constitution, c’est la modification de certains articles jugés défavorables au régime en place et même certains opposants y trouvent leur compte. Ces articles portant sur l’age des candidats à soixante dix ans ; la durée et le nombre de mandat présidentiel pour une période de cinq ans renouvelable une fois pouvaient être un garde fou et une assurance pour la nouvelle génération ainsi que pour le peuple entier de ne plus être pris en otage par des politiciens venimeux et véreux.

Par ailleurs nous sommes tous d’accord pour une rupture avec le passé, mais que cette rupture ne peut être synonyme de rompre avec tout. Je veux une rupture avec les pratiques du passé.
Une rupture avec un système archaïque
Une rupture avec nos idées d’hier
Une rupture avec ceux ou celles qui ne changent pas dans leurs mentalités
Une rupture dans notre façon de voir et prendre les choses publiques
Une rupture avec notre comportement de tous les jours.
Mais, j’ai l’impression que la rupture utilisée dans ce rapport préconise de rompre avec tous ceux qui nous ont gouverné et nous gouvernent aujourd’hui afin de repartir à zéros comme un nouveau né. Choses pratiquement difficiles à réaliser car même si tous les guinéens décident de les arrêtés tous et les traduire en justices d’autre sortira mains propres.
Je précise que je parle en tant que celui qui est farouchement opposé à ce régime.
Mes analyses, je les fais sans prise de positon. Des exemples nous entourent : le cas de l’homme fort de la Mauritanie actuelle .Le cas malien est aussi un autre exemple.

En 1984 avec l’arrivée au pouvoir de l’armée, tout le monde avait triomphalement accueillis ces nouveaux hommes de tenues au sommet de l’Etat car tout un chacun de nous voulait finir avec cet autre régime dictatorial Sekoutouréen et tous nos intellos d’alors ont été à mon avis naïfs (je m’excuse du terme) car personne n’a pu se pose le moindre doute quant au retour probable des pratiques du passé pour qu’elle puisse prendre ses responsabilités dés les premiers jours du coup d’Etat militaire d’où la complicité collective.
Pour nous ce qui était important, qu’un régime est parti avec les hommes qui l’incarnaient et un nouveau est venu avec des hommes nouveaux ! Les constats sont aujourd’hui ce que nous connaissons tous, rien n’a pratiquement changé et d’ailleurs nous vivons le pire depuis plus de vingt ans.

Si nous aspirons à un changement, il ne faut pas que ce changement soit simplement le départ du régime de conté et l’arrivée du régime de X ; il faut un changement en profondeur ; pas simplement le changement d’hommes ou de tenues mais un changement qui tiendra en compte les aspirations profondes de notre peuple et capable de nous conduire vers un développement économique et social.
Un changement qui nous créera de l’emploi
Un changement qui nous aidera à sortir de la pauvreté
Un changement qui améliora la qualité de notre système éducatif afin de produire des hommes potentiels qui seront au service du progrès de notre chère patrie
Un changement qui améliora nos services sanitaires permettant à chaque guinéen ou guinéenne d’avoir accès et d’être soigné dans des meilleures conditions.
Un changement qui rendra nos services administratif et judiciaires ; des services de qualités accessibles à tous et à toutes.
Un changement qui nous fournira du courant et de l’eau potable et que sais-je...

Je continue de faire ma lecture dudit rapport :
Nous sommes d’accord aussi que pour éviter à notre pays de sombrer dans une guerre civile comme les pays qui nous entourent, des préalables politiques doivent être résolus comme le stipule le rapport :

-L’instauration d’une période de transition pour une durée de 18 mois : Constitutionnellement et en application de l’article 34, qui stipule qu’en cas de vacance de pouvoir le président de l’assemblée nationale assurera la transition pour 60 jours, le temps de préparer une élection présidentielle libre et transparente. Mais 60 jours est très, très court pour préparer une élection acceptable par tous ; alors dans ce cas la durée de la transition peux être élargie jusqu’à dix huit mois afin de permettre le recensement exhaustif de toute la population ; et de remettre sur les rails l’économie nationale et assurer un bon fonctionnement de l’administration. D’où un premier point de concordance entre toutes les forces vives de la nation.

La mise en place d’un gouvernement d’union nationale est une bonne chose, mais que ce gouvernement ; nous devons l’accepté doit être présidé par le président de l’assemblée pour nous éviter une nouvelle prise de pouvoir par la vieille garde. Maintenant, il peut revenir à toutes les forces vives de proposer de façon consensuelle un premier ministre de transition dont le pouvoir sera élargi et qui aura une mission préalablement définie.
Selon le rapport, ce gouvernement de transition sera présidé par une personne consensuelle dont la neutralité est reconnue par toutes les forces. Cela revient à dissoudre toutes les institutions de la république ; chose qui nous conduira inéluctablement vers une nouvelle prise de pouvoir par l’armée ou conduire le pays dans un chaos total dont personne ne saura où cela vas aboutir.

Au-delà de la non définition de la mission assignée à cette personne consensuelle, le rapport ne nous précise pas de qui peut-on pointer du doigt par exemple.
Le rapport dit qu’à la place du parlement, un conseil national de la république sera mis en place .On ne nous précise également pas combien de membres vont composer ce conseil et quel sera leur mode de désignation, c’est-à-dire comment se fera la représentation de chaque force vive et en fin le rôle de ce conseil.
L’impératif se pose dans le cadre de la mise en place d’une commission électorale nationale indépendante et la libération effective des ondes sur l’ensemble du territoire national.

S’agissant de l’élaboration d’une nouvelle constitution à faire adopter par referendum ; je demande à ce qu’on n’ait un peu pitié de notre économie. Il est plus judicieux de revenir à la constitution adoptée par le peuple de Guinée en 1990, tout en institutionnalisant le poste de premier ministre, même en cas d’application strict des recommandations de ce rapport.

Pour conclure, le rapport nous dit :

-" les forces vives appellent les guinéens sans exclusives à utiliser toutes les responsabilités que leur offre l’exercice des libertés publiques consacrées par les textes fondamentaux de la république pour faire aboutir leurs aspirations au changement démocratique."

Nous avons entendu cet appel ; mais seulement, cette conclusion défie totalement le contenu du rapport qui appel à violer tous les textes fondamentaux de la république car à partir du moment où toutes les institutions sont dissoutes il n’y a plus de textes de référence donc pas de république.
J’aurai bien voulu aimé que le rapport nous précise de quelle manière faudrait-il passer pour faire respecter les recommandations qui y figurent. En bref , d’autres me qualifieront de nier l’évidence et d’ignorer la réalité du terrain ;je leur dirais que je ne rejette pas en bloc le rapport,mais qu’un certain nombre de points doivent être revus et d’autres intégrés pour que ce rapport soit accepté par toutes les forces en présence.
Au-delà même d’une concertation, il faut une réconciliation nationale entre tous les guinéens et guinéennes d’où qu’ils ou qu’elles se trouvent à travers le monde. Nous devons absolument mettre nos institutions à l’épreuve pendant cette période cruciale de notre histoire ; dans le cas contraire le peuple prendra, le moment venu ses responsabilités

Loin de soulever d’autres polémiques, je veux que cette analyse soit pour nous tous, un moyen de rétrécir nos divergences afin de parvenir à un changement pacifique, le plus rapidement que possible.
A mon avis c’est le moment de produire de bonnes idées et non de prouver sa popularité mécanique pour brandir un soit disant légitimité.
Je sais que je n’ai de leçons à donner à qui que ce soit, seulement il est de mon devoir en tant que Guinéen épris de paix et de justice comme d’autres de poser mes inquiétudes selon ma façon de voir et de comprendre les choses.

Je ne suis pas un juriste, mais je sais et jusqu’à preuve de contraire ; que pour tout procès, les avocats de la défense s’attellent en premier lieu à l’examen de la procédure c'est-à-dire la forme, avant de voir le fond du dossier. Comme je l’ai soutenu sur les ondes de RFI, avec ERwan Gomez ce que je dis n’engage que moi.

Que Vive la Guinée !
Oui pour un changement.

Abdoulaye Binta Diallo
Etudiant en finances comptabilité
Président de l’Action de la Jeunesse Guinéenne pour l’Alternance Démocratique et la prospérité’ (A.J.G.A.DE.P)
Email : abbinta@yahoo.fr
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