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    Guinée : Après un an de gouvernance du Président Alpha Condé, quelle évaluation ?

    Sotelgui S.A

     mercredi 11 janvier 2012   

    Ici et là, les éternels insatisfaits de l’indépendance à nos jours, ont repris leurs pinceaux pour dépeindre le tableau guinéen en noir en s’habillant comme d’habitude du manteau de victime. A la lecture de leur raisonnement, l’argumentaire est triptyque.

    1 - Ethnicisation de la société guinéenne par Alpha Condé

    Cet argumentaire cristallise le tissu social de Guinée autour de l’ethnie peulh comme si la poignée de petites gens fondues dans une sorte de secte communautaro-politico-mafieuse était représentative de tout le Fouta. Or la réalité est tout sauf ce penchant nauséabond de la victimisation qui n’est pas de nature surtout à servir une population paisible qui ne demande que la paix sociale pour mener à bien ses affaires sulfureuses ou pas, nébuleuses ou non, mercantiles ou non, animées par des banabana ou non, trempées dans l’odeur ou non de la drogue et d’autres produits illicites comme prohibés.

    Les tenants de cette pancarte brandissant des victimes, ici et là, oublient la marche historique et donc politique de la société guinéenne.

    Au commencement, la politique s’est appuyée, dès les premières heures en Guinée, sur trois forces : l’ethnie, la chefferie instituée par le colon et la puissance administrative coloniale. La dernière, en quittant le pays au lendemain de l’indépendance, lègue son système aux structures politiques notamment le BAG et la DSG qui n’étaient pourtant plus que virtuelles, mais les animateurs étaient réels et dont l’action nocive va accompagner l’indépendance acquise ainsi que les Guinéens dans la quête et la restauration de la dignité et la liberté.

    L’Etat qui devait être viable et fiable ne connut que le délitement si bien qu’il engendra la médiocrité, en lieu et place, d’une armée de compétences au service des Guinéens qui voulaient, seulement et justement, être citoyens d’une Nation impulsée par une République respectueuse des droits, de tous les droits humains.

    Par contre, la politique se fit vampire et mangeant les enfants de Guinée, avec la complicité inouïe de ceux qui avaient fait serment de les défendre, leur procurer protection et surtout le bonheur pour lequel l’écrasante majorité avait choisi l’indépendance dans la pauvreté. Alors la construction de la nation se fit douloureuse jusqu’à hier.

    Tous les jours, chaque année, les yeux levés vers le ciel, le Guinéen, comme en communication avec une puissante force logée là, implorait et espérait un jour meilleur. C’est dans cette attitude, portée par des forces de combat libératrices, que des militaires succédèrent au premier régime.

    Ce régime, dans la première année suscita l’espoir en promettant meilleur qu’hier. Tout ne fut que rêve et de nouveau, rien ne changea, mieux tout empirant en mal.

    Et, ce fut l’âge prospère du clientélisme communautaire, sans pour autant que les membres de la communauté en soit réellement les bénéficiaires des captations réalisées. Disons qu’il y eut un système basé sur des intérêts de groupuscules affichant l’identité ethnique pour assouvir leurs seuls intérêts. Ce fut pendant vingt quatre ans la République des amis et des privés.

    A la fin, la Nation guinéenne était dirigé par un Etat narcotrafiquant. Dans cet univers, l’activité politique était un rempart justement pour maquiller la nébuleuse constituée autour et au sein de la République. Il n’y avait plus de frontière entre activité politique vraie et les intérêts mafieux. Ce fut le règne de la « Mafiaguinée ».

    Comme toute chose a une fin, de jeunes militaires prirent le pouvoir. Le chef de file est un vrai et sincère patriote, mais son entourage est une poutre totalement rongée par les mites donc pourrie et gangrenée. Sa composition représentait d’autres intérêts que ceux de relever leur pays. Le chef ne put tenir. Il est détrôné par une tentative d’assassinat dont il en est sorti miraculeusement après avoir reçu une balle dans la tête. Il est vivant !

    Et actuellement, tous les partis politiques qui se réclament de l’opposition radicale défendent le maintien du système que nous avons majoritairement vomi, afin de perpétuer leurs acquis d’hier. Voilà le sens de leur engagement politique !

    Mais l’on ne voit pas, comment peuvent-ils aujourd’hui se présenter aux Guinéens comme une alternative crédible? Ils sont à majorité des anciens premiers ministres, des ministres qui, hier, étaient aux affaires publiques, mais n’ont pu apporter une seule lueur de vie meilleure à leurs compatriotes. Plutôt, ils avaient transformé le pays en une propriété personnelle.

    D’ailleurs, leur présence dans le paysage politique guinéen est le pire des legs du régime Conté. Ils représentent un danger. Le discours qu’ils tiennent n’est pas de nature à construire la paix sociale à laquelle aspire le plus grand nombre de Guinéens. C’est l’ethnocentrisme qui est leur projet de société. Alors, ils inventent l’etnicisation de la société guinéenne et la mettent sur le compte du Président afin d’empêcher le changement pour lequel la majorité l’a choisi. Sa réussite, ses adversaires le savent, est leur perte sinon leur enterrement politique.

    Voilà pourquoi, ils agitent inlassablement le spectre de l’ethnocentrisme pour couvrir les notables avancées en cours en Guinée.

    2 - Pour tuer son chien, on l’accuse de rage

    Après cinquante années d’erratique marche, le Président Alpha Condé hérite d’un Etat qui ne l’était que de nom. (Nous le disions, mais c’était à l’époque, prêcher dans le désert) Il était en faillite ! Une Nation vacillante qui pouvait s’écrouler au moindre petit coup de vent. Cela a été prouvé le 22 décembre 2009.

    Une économie inexistante supportée par la planche à billets. Aucune structure républicaine en fonctionnement.
    Un peuple miséreux sinon misérable.
    Une jeunesse chroniquement en chômage sans aucune perspective.
    Une République fantôme parce qu’exclut implicitement du concert des Nations.
    Une administration corrompue et alimentée par la médiocrité.
    Une population vidée de toute vertu et morale du fait justement de ceux-là qui se sont mués en politiciens aujourd’hui et empêchent encore actuellement le changement en Guinée.

    Bref le Président a reçu un héritage lourdement négatif lorsqu’il prit ses fonctions.

    Le bon sens aurait pu inspirer ses adversaires pour comprendre qu’un bilan n’est pas possible à établir au bout d’un an dans ce contexte-là. Par contre, l’on peut évaluer. Que fournit cette évaluation :

    • L’unicité des caisses de l’Etat
    • La réforme de l’armée qui s’est opérée en douceur (4000 départs à la retraite)
    • Le code minier
    • Le retour de la Guinée sur la scène internationale
    • La gratuité de certains soins et surtout la tarification homologuée des honoraires des médecins
    • La revalorisation de l’agriculture avec la campagne agricole en cours, déjà plusieurs des centaines de tonnes de récoltes
    • La professionnalisation de l’armée et son implication dans le développement du pays à travers le génie route
    • L’assainissement progressif de l’administration
    • La mise en place de la commission provisoire pour un dialogue inclusif
    • La maîtrise de l’inflation entraînant la stabilité de la monnaie nationale
    • 700 milliards versés par Rio Tinto (une première dans l’histoire africaine).

    Et tout cela dans un contexte financier mondial extrêmement difficile !

    N’est-ce pas à la marche matinale du poussin peut-on pronostiquer de sa survie ou non ? La Guinée est sur les rails du développement, non pas à la façon de ceux ont allumé des lampadaires qui sont éteintes aussitôt exclus du système.

    L’évaluation montre que c’est peu, mais au regard du contexte hérité c’est beaucoup. Cependant, nous ne pouvons demander que davantage à l’équipe du Président alpha Condé, car elle est justement là pour cela. En attendant, le parcours effectué mérite d’être salué.

    Au regard de cette marche pourquoi l’opposition politicienne noircit-elle le tableau ?

    3 – Et les législatives

    La politique est bâtie sur un schéma de dépassement des conflits et est éclairée par une vision meilleure de la société au bénéfice des citoyens. Ceux-ci ne peuvent l’être que par une participation à la construction de la nation lorsqu’ils sont libérés des entraves de la misère, de l’ignorance, l’inculture et du manque d’emploi. Or, pour y parvenir, il faut de vrais politiques c’est-à-dire convaincus qu’ils agissent pour leur pays. Aujourd’hui telle n’est pas la figure de beaucoup des acteurs politiques guinéens surtout ceux de l’opposition dite radicale.

    Ayant la certitude de la perte de leur influence réelle auprès de l’électorat, ils cherchent plutôt à nuire qu’à objectiver l’acte politique par rapport à l’attente du Guinéen : création du bien-être dans un climat de sécurité de tous.

    Le Président n’a cessé de créer les conditions nécessaires pour l’émergence d’un tel espace. C’est ainsi qu’après avoir renoncé au recensement intégral, il a ouvert le champ du dialogue salvateur de la démocratie guinéenne en recevant la presque totalité des représentants des formations politiques (surtout ceux qui ont accepté son invitation). Cela n’a pas suffit, il a fait suspendre à la CENI, ses activités et inviter les mêmes hommes politiques à la table du dialogue via la commission provisoire. L

    a libération des voyous et loubards des sectes dissimulées en partis politiques entre dans la logique de l’ouverture du Président. Malgré tout, le chemin devant conduire à la fin effective de la transition est toujours obstruée par l’opposition radicale prouvant ainsi ses premières déclarations du lendemain du second tour : « Nous ne reconnaîtrons pas le Président élu, et l’empêcherons de gouverner ».

    D’ailleurs ses militants expatriés ne cessent d’appeler à la guerre civile qui n’arrivera jamais en Guinée. Or une telle position est un danger pour la Guinée, car c’est cela qui a fait d’elle l’un des pays les plus en retard, malgré ses immenses richesses.

    Quelle est la vraie stratégie de cette opposition dont la plupart des membres sont des visiteurs nocturnes de Sékoutouréyaha?

    Certains, après avoir empoché impudiquement 2 milliards, veulent continuer le chantage, statut qui les octroie le bénéfice des considérations du Guinéen. Aussi cette situation sert-elle de paravent à la réalité qui veut que désormais leur parti est une coquille qui se vide de plus en plus de sa substance.

    Comment dans cette déconfiture souhaiter aller aux législatives. Le plus ubuesque ; c'est de vouloir négocier en catimini le perchoir de l'assemblée nationale. A ce sujet, il n'est pas inutile de mettre en garde le Président de la République et tous les patriotes investis dans des partis politiques.

    Une pareille configuration du législatif serait l'échec cuisant du coup de mort subite à porter au changement auquel nous rêvons encore et y croyons comme fort. D'ailleurs; c'est pourquoi nous supportons, de façon indéfectible, le projet de changement de la Guinée en soutenant le Président démocratiquement élu.

    Que retenir ?

    Si les acteurs politiques guinéens, surtout ceux de l’opposition dite radicale persistent à vouloir l’échec d’Alpha Condé, ils se trompent. Dans ce jeu malsain, et puisqu’ils demeurent comptables de n'avoir laissé aucune place à un éventuel outsider susceptible d'offrir une alternative en leur temps, la perte qu’ils souhaitent au président guinéen n’en sera point. Les grands perdants pourront être que les Guinéens.

    Paris le 8 janvier 2012

    Jacques KOUROUMA
    Pour www.nlsguinee.com

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