mercredi 11 janvier 2012
C’est désormais officiel, l’Union pour le progrès et le renouveau (UPR) intègre le RPG – Arc-en-ciel dans la perspective des prochaines élections législatives en Guinée. On le sait, dès le lendemain du premier tour de la présidentielle 2010, le RPG et l’UPR ont uni leurs destins politiques pour mieux défendre les convictions du Pr Alpha Condé et de Feu Siradiou Diallo.
La démarche ne fait pas seulement que des heureux. Les détracteurs annoncent même la mort de l’UPR, et engage une campagne de désinformation, faisant croire que l’UPR s’est fondue dans le RPG, et signe son arrêt de mort. Alors qu’il ne s’agisse qu’une alliance politique, comme nous le vivons maintenant avec l’apparition de nouveaux blocs politiques forts.
L’annonce de l’arrivée de l’UPR dans le RPG – Arc-en-ciel a été faite samedi 7 janvier, lors d’une conférence de presse animée par le président du parti, Bah Ousmane. Mais avant, il avait annoncé les couleurs une semaine plutôt, lors de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an des militants du parti.
A l’occasion, Bah Ousmane est longuement revenu sur le mariage UPR-RPG, avec la victoire du Pr Alpha Condé à la présidentielle de 2010. Toute chose, à en croire le président de l’UPR, qui prend aujourd’hui en compte le programme du parti pour répondre aux aspirations du peuple de Guinée.
L’arrivée de l’UPR dans le bloc RGP - Arc-en-ciel est la preuve que la mouvance présidentielle tient à avoir la majorité dans la première Assemblée nationale de la IIIème République. L’UPR, comme lors du second tour de la présidentielle de 2010, entend jouer un rôle dans ce sens. La bataille s’annonce rude.
A quels jours de la fin de 2011, soit le 27 décembre, pour être précis, les Guinéens ont cru que l’opposition dite radicale serait visitée par un orgueil patriotique qui allait la pousser à l’affirmation de la dignité à travers l’acceptation du principe collectif. Celui-ci repose sur l’intérêt supérieur.
Les observateurs de la Guinée ont pensé que les acteurs politiques s’élèveraient au-dessus des positions purement politiciennes et partisanes pour accorder la chance au dialogue qui est la seule arme fatale aux conflits sociaux voire politiques dans toute société.
Les regards étaient ainsi portés vers notre pays. Il y avait donc une invitation à la déconnexion à tout ce qui pouvait entraver la transformation de l’espoir en réalité qui, produite aurait fait grandir la classe politique guinéenne dans son ensemble. Hélas, mille fois, hélas !
Monseigneur Gomez et son homologue de la grande Mosquée misèrent sur la rencontre des fils et filles de Guinée pour jeter à l’eau le navire guinéen à la quête de la paix sociale, gage au progrès de toute société. A peine les amarres lâchés, que de difficultés, que de futilités, (futilités parce que l’important, c’est de mettre définitivement le pays debout afin qu’il soit un géant émergeant dans la sous région africaine et dans le monde), que des embûches d’une irresponsabilité détestable de l’opposition radicale ont fait avorté l’espoir. On a suspendu la marche et cette opposition s’en est allée la conscience toute tranquille au mépris du changement que les Guinéens attendent. Or tout est suspendu à l’horloge de l’organisation des législatives qui inciteront les investisseurs à investir. Au regard de cette attente, que veut ladite opposition ? L’échec d’Alpha Condé et donc de la Guinée ?
Pourra-t-elle positivement et qualitativement être inspirée en ce second round que Monseigneur Gomez essaie d’organiser ?
Les militants et les voix hautement respectables ne devraient-ils pas intervenir auprès de ces rameurs, à contre-courant de la démocratie guinéenne, pour transcender les mesquines considérations ? Comment faire comprendre que pour libérer les énergies guinéennes qui n’attendent que les investisseurs pour la construction de cette nation restée longtemps balbutiante, il est nécessaire d’asseoir la dernière base de la démocratie guinéenne ? Oui la démocratie a un prix qui se cristallise autour de la prééminence de l’intérêt supérieur. Et c’est de cela dont il est question aujourd’hui, Guinéens !
Nous ne cesserons de le dire, comme nous l’avons fait par le passé lorsque la Guinée était entre les mains des assassins de la République. Au cœur du combat politique ou non, la Guinée doit être l’objectif final. La promotion personnelle ne peut valoir celle de la collectivité. C’est en cela que la liberté est à la fois privée et collective, mais elle demeure une construction sociale.
Quant à la dignité, elle est non seulement un horizon à atteindre, mais elle est également une ambition d’une absolue préservation de la dimension humaine de l’homme. Et c’est pourquoi, l’acte politique est un compromis cesse renouvelé pour permettre à la société, garante de l’ordre social, de favoriser l’épanouissement de l’être humain. Alors, nous disons que l’échec d’Alpha Condé recherchée ou souhaitée est un leurre, car les vrais perdants seront les Guinéens, si ce malheur frappait la Guinée.
Nous souhaitons vivement que la raison l’emporte sur la déraison ; que l’intérêt supérieur des guinéens supplante les convoitises qui rabaissent l’homme.
Pour finir, ensemble, prions que les cœurs s’abreuvent de la douceur de la paix pour que cette fois la Guinée se libère des fantômes de la misère et du non développement qui l’enserrent, et tout cela pour la dignité qui fit la fierté des Guinéens à l’indépendance.
Transmis par Jacques KOUROUMA
Pour www.nlsguinee.com
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