neoleadership    guinee 
Neoleadership

RadioNLS
WINAMP    REALPLAYER    MEDIAPLAYER

Radio NLS à la carte

Charte de Nlsguinee
Equipe de Nlsguinee
Universités
Nos partenaires
Africatime
Africatv.info
Guinea-forum
Guineeconakry.info
Justin Morel Junior
Les Ondes de Guinée
Tamsirnews
Presse guinéenne
Le Lynx
Aminata.com
Guineenews.org
Kibarou.com
Kababachir.com
Nouvelle Tribune
Autres sites Guinéens
Liens Web
Etudiantguinee
La Villa Elijah
Partage Québec Guinée
Tchape Environnement
Presse
AAP/APA
IRIN
Jeune Afrique
Africa Mining Intelligence
Usinfo.Stat.Gov (USA)
RFI (F)
Aéroports
Aéroport Int. de Genève
Aéroports de Paris
Aéroport de Bruxelles
Autres aéroports
Articles
    Guinée : Jean- Marie Doré tente un coup médiatique et un Hold- up politique

    Sotelgui S.A

     dimanche 20 novembre 2011   

    En se faisant passer pour porte- parole des leaders présents à la rencontre du 15 novembre 2011 à la présidence de la République entre Alpha condé et certains responsables politiques guinéens, Jean-Marie Doré a tenté un coup médiatique et un hold-up politique.

    porte- parole. Dès sa sortie de la salle, on lui tend le micro pour son show. Voilà comment on le présente : « L’ex-premier ministre Jean- Marie Doré et président de l’UPG s’est adressé à la presse. Au nom de tous les leaders politiques conviés à ce dialogue politique, il a rendu publique les conclusions du huis clos ».

    C’est une manière subtile, mais combien cynique, de vouloir remettre en selle l’un des hommes politiques qui a le plus contribué à faire échouer la transition post-Dadis. Celui qui adhère aujourd’hui à une alliance politique qu’il quitte le lendemain pour rejoindre le camp qu’il avait annoncé combattre n’était mandaté par aucun responsable de l’opposition.

    En réalité, celui qui faisait croire à tous les Guinéens que l’ADP a rejoint le Collectif des partis politique pour la finalisation de la transition afin de renforcer le combat contre la dictature d’Alpha Condé s’acquittait tout simplement de sa mission : faire croire que tous les responsables politiques parlent désormais d’une même voix.

    Il semblerait que le tonitruant septuagénaire qui a quitté en catimini l’ADP en faveur de son alter ego voudrait tout simplement se mettre à l’abri des conséquences d’opérations d’audit sur son passage à la primature. Une telle attitude devrait être immédiatement dénoncée par les leaders politiques de l’opposition.

    Je réitère mon étonnement face au mutisme de ces derniers sur cette sortie médiatique du président de l’UPG. Comment cet homme qui n’a presque plus aucun poids électoral, peut- il vouloir se faire passer comme un personnage de premier plan sur l’échiquier politique guinéen ? Comment peut-il vouloir se refaire une virginité politique en trahissant à nouveau les attentes de démocratie de notre peuple sans qu’il ne soit mis à nu séance tenante ?

    La connivence entre cet homme, dont la ruse a valu le sobriquet de « lapin Doré », et le système en place ne fait aucun doute. Son discours élogieux et son langage mielleux qui rend hommage à Alpha Condé le prouvent éloquemment.

    Qu’on en juge plutôt : « Il a plu au président de la République, Alpha Condé, de nous associer à cette réunion au cours de laquelle, il a dit que sur tous les problèmes qui se posent à la nation guinéenne, aussi bien sur le plan institutionnel que sur le plan économique, il parlera toujours avec les partis politiques… »

    On retrouve, dans ce discours la reconnaissance exprimée au chef bienveillant. C’est l’éloge bien méritée que l’on rend au grand maître à qui il sied d’inviter les sujets dans la cour. Tout porte à croire qu’Alpha Condé a fait un choix individuel. Dans les faits, il a une marge de manœuvre très infime. Tout lui échoue et la communauté internationale s’impatiente face aux promesses qui n’ont pas été respectées.

    La seule chose qu’Alpha Condé a réussi depuis sa prise de pouvoir, c’est d’opposer les Guinéens. De faire revenir l’ethnocentrisme et l’exacerber à tel point qu’on arrive à se demander si la Guinée est encore une nation. La preuve ? On parle plus de coordinations régionales que de préfecture, de gouvernorat, d’Etat ou de la nation guinéenne.

    Les Guinéens ne s’identifient plus qu’en employant des vocables à caractère tribaliste. Du moins ethniques. On ne se dit plus « je suis guinéen. On se dit « je suis Soussou, Malinké, Peul, Guerzé, Kissié, etc. Toute identification renvoie à des appartenances régionalistes et communautaires. Le repli identitaire a atteint son paroxysme depuis l’arrivée d’Alpha Condé au pouvoir. Ce sont les mérites de celui-ci que Jean-Marie Doré ne se gêne pas de vanter.

    Qu’on l’écoute à nouveau :

    « Sur les problèmes immédiats concernant le processus électoral, il (Alpha Condé) nous a annoncés qu’il a mis sur pied un comité de dialogue. Ce n’est pas à lui de fixer les modalités. Cela revient au ministre de l’Administration et du territoire sous l’égide du premier ministre, et que nous nous rencontrerons pour parvenir à une décision consensuelle ».

    Honnêtement, comment des adversaires peuvent-ils arriver à un consensus s’ils ne mettent pas ensemble des commissions qui travaillent sur des sujets définis auparavant ? Dans ce qui est dit ici, toutes les cartes sont entre les mains du pouvoir. Mais, cela n’empêche pas Jean-Marie Doré d’exprimer sa satisfaction :

    «Je marque ma satisfaction, je l’ai dit dans la salle, je crois que personne n’a élevé de voix contraire pour que ce qui aurait pu être fait depuis longtemps se fasse maintenant rapidement… » S’il tenait à ce qu’il vient de dire, pourquoi ne l’a-t-il pas fait quand il était premier ministre ?

    La Guinée ne s’en sortira pas avec des personnes dont la manque de moralité n’a jamais fait l’ombre d’un doute. Les leaders de l’opposition non plus ne mettront pas fin aux ratages répétés s’ils ne dénoncent pas les agissements de responsables politiques comme Jean-Marie Doré.

    Toutes ces raisons expliquent que plus d’un observateur soit étonné du laisser- faire des leaders de l’opposition. Sachant que, ni la RTG, ni la presse acquise à la cause du pouvoir ne retransmettront leur intervention, ils devraient expliquer ce qu’ils ont dit à l’intérieur de la présidence sans se limiter à des impressions. Le fait que Jean-Marie Doré se targue du statut de porte-parole l’imposait d’autant plus. Pour cela, il aurait fallu un service de communication efficace.

    Il leur reste de rassurer leurs militants et sympathisants en organisant des conférences de presse pour faire savoir qu’aucun d’entre- eux n’a désigné Jean-Marie Doré pour quelque compte-rendu que ce soit. Qu’ils ont été surpris par une telle attitude. Les assemblées générales de leurs partis devraient également leur permettre de dénoncer cette manipulation dans laquelle le pouvoir n’est très certainement pas étranger.

    Ils devraient également exprimer leurs sentiments sur la présence à la rencontre de responsables politiques alliés à Alpha Condé. Pourquoi ont-ils été invités dans un dialogue alors qu’ils font partis du système ? Beaucoup d’observateurs s’accordent à croire que le but était de contrer Cellou Dalein, Sidya Touré et Moussa Solano. De les noyer au milieu des personnes qu’Alpha Condé lui- même appelait, en leur serrant la main « m’borè », (camarades en soussou). On aura remarqué que ni Sidya, ni Cellou, ni Solano ne comptaient parmi ses camarades.

    L’invitation au dialogue d’Alpha Condé n’est rien d’autre qu’une opération marketing. Elle est un coup de pub et une tentative de berner l’opinion guinéenne et internationale. C’est une mise en scène qui vise à opposer Cellou Dalein à certains de ses alliés et le mettre en difficulté.

    En invitant Cellou sans Mouctar Diallo et Mohamed Soumah, le président de l’Arc- en ciel a voulu l’isoler. Le mettre en porte- à- faux et semer le doute dans ses rangs.

    Dorénavant, Cellou et Sidya devraient décliner toute rencontre dans laquelle l’ensemble de leurs alliés ne seraient pas présents. Au cas contraire, il ne serait pas étonnant qu’on entende un jour que leurs alliés ont été contactés individuellement par des émissaires du pouvoir.

    Pour le moment, la stratégie consiste à pousser l’UFDG à aller aux législatives car sans la participation du premier parti d’opposition, la communauté internationale ne reconnaîtra pas la validité du scrutin. Mais qui sait ?

    Dans tous les cas, Cellou Dalein Diallo doit continuer à s’opposer et se poser en adversaire incontournable qu’on ne peut plus ni tromper, ni intimider.

    Lamarana Petty Diallo
    Contact: lamaranapetty@yahoo.fr
    Pour www.nlsguinee.com

    Les commentaires ci-dessous n'engagent que leurs auteurs, www.nlsguinee.com n'est pas responsable de leurs contenus.



© Copyright www.nlsguinee.com / (Tous droits réservés)


retour
Evolutions dans l'histoire



Chefs des partis politiques


Visitez nos partenaires


Images de la Guinée profonde
Ces images sont bien des réalités de ce magnifique pays! La Guinée est pourtant l'un des pays les plus riches au monde du point de vue ressources naturelles.
Cette faillite économique est le résultat du pillage systématique des biens publics, le clientellisme, la corruption, le détourment des fonds publics et une mise à l'écart de la majorité des cadres compétants et intègres du pays.
Réagissez et dites au monde entier ce que vous pensez de cette situation.
Contactez-nous | Charte de NLS | © 2005 Nlsguinee.com | Webmaster: Elhadji B. LY à Zurich | | Voir livre d'or | signer livre d'or