mardi 18 octobre 2011
Depuis l’investiture du nouveau président guinéen on a assisté à la formation de plusieurs alliances. Lesquelles s’ajoutent à celles qui avaient été formées pour le deuxième tour.
Tout d’abord il y a eu le collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition. Ensuite il y a eu l’Alliance pour le Développement et le Progrès. Puis récemment un autre groupe a vu le jour. Il s’agit du Front Uni pour le Développement et le Progrès. Et ce n’est pas fini.il y a aussi le la coalisation Guinée une et indivisible.
Ces différentes coalitions ou alliances sont, à quelques exceptions près, issues de deux camps qui se sont affrontés au second tour. Cela veut dire que l’arc-en-ciel ne représente plus 112 partis comme certains responsables le prétendent encore aujourd’hui. Il y a des départs et non des moindres comme celui du PEDN. Celui-ci rejoint l’ADP. Ça veut dire aussi que l’alliance Cellou président a enregistré des départs comme celui de l’UDF de Mamadou Baadiko, chef de file de la dernière alliance.
Est-ce à dire que cette fois c’est fini ? Chacun a choisi son camp ? Des camps au nombre de cinq. Le plus grand nombre de partis se réclamant de la majorité présidentielle. Un gros morceau du collectif, une autre partie de l’ADP, quelques uns du FUDP et enfin un nombre restreint de la coalition Guinée une et indivisible.
Visiblement chacun a choisi son camp. Celui auquel il se reconnait le mieux. Les personnes ayant les mêmes points de vue, les mêmes convictions ou les mêmes intérêts à défendre ou encore qui ne veulent pas être écrasées par un leader qui pèse plus lourd dan la balance se sont choisis.
Près de 140 partis politiques agréés. Si le nombre élevé de partis politiques était un indicateurs de la bonne santé de la démocratique, la démocratie guinéenne porterait mieux que n’importe quelle autre.
Ce nombre pléthorique atteste une pagaille politique. Avec des partis dépourvus de militants, de siège et de tout. Si bien que pendant la dernière présidentielle certains candidats ont obtenu zéro voix dans les bureaux de vote où ils étaient pourtant représentés. D’autres dans leur propre secteur. Cela veut dire que même le soi disant représentant du parti au bureau de vote milite en réalité dans un autre parti. Cela veut dire aussi que même madame et les enfants du grand candidat ont voté utile, c’est-à-dire pour un autre candidat.
Cette situation avait causé des grincements de dents. Certains représentants ont dû rendre des comptes et des cadeaux. Ces mêmes partis délogent la famille lorsqu’une visite d’inspection de siège est prévue. La maison familiale devient pour la circonstance le siège. Pour beaucoup d’autres le siège c’est l’ordinateur portable.
Devant cette triste réalité, qu’il y ait cinq grands groupes de partis, il ne reste plus qu’à souhaiter une seule chose : que certains partis acceptent de fusionner pour devenir un seul mais un parti fort. Si dans le camp présidentiel beaucoup ne se feront pas prier pour fondre et se confondre avec le parti au pouvoir, en revanche au sein de l’opposition, l’union pourrait être de très courte durée.
Pour les élections, chacun voudrait jauger sa force politique. Mais si et si seulement après les législatives ceux des partis qui n’auraient pas un seul élu pouvaient disparaitre, on éviter cette pagaille et ce pléthore de partis qui ne représentants qu’eux-mêmes.
Habib Yembering Diallo
Analyste et Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
Contact : habibyambering@yahoo.fr
Tel: (+224) 62 29 11 95
Pour www.nlsguinee.com
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