dimanche 02 octobre 2011
MEMORANDUM
Déclaration de la Communauté Guinéenne en Suisse et en France voisine
La liberté , la démocratie, l'unité nationale, la justice sociale, le développement économique, entre autres, promis aux guinéens par Sékou Touré et son équipe au lendemain de notre indépendance, le 02 octobre 1958 , n'avaient été fondés que sur le mensonge , la terreur , les arrestations arbitraires , les jugements de tribunaux populaires et révolutionnaires , les atroces prisons politiques , les exécutions sommaires et les pendaisons publiques du peuple martyr de Guinée.
Vingt-six années après ce régime dictatorial et sanguinaire, la mort de Sékou Touré en mars 1984, incita l'armée guinéenne à prendre le pouvoir par un coup de force. Elle installa un régime politique dit de redressement national avec comme seule institution politique, un comité militaire de redressement national (CMRN), présidé par le colonel Lansana conté également président de la République, chef de l'Etat et chef de l'armée, pour disaient-ils, barrer le chemin au retour du régime de Sékou Touré aux affaires et ouvrir le pays à la liberté et à la démocratie.
Malheureusement, ce pouvoir militaire dirigé par celui qui est devenu le général Lansana Conté ne tarda pas d'imposer au peuple de Guinée un régime politique autoritaire et corrompu.
A sa mort, le général Lansana Conté fut succédé par le nationaliste capitaine Moussa Dadis Camara qui, en l'espace d'une année décida alors de réprimer dans le sang le peuple de Guinée, qui a répondu à l'invitation des leaders politiques et d'opinions pour demander l'organisation rapide et pacifique d'une transition politique et ramener la Guinée dans un nouvel ordre constitutionnel normal.
Cette grande manifestation organisée le 28 septembre 2009 au stade du même nom à Conakry, mobilisa massivement le peuple de Guinée.
A sa grande surprise le capitaine Dadis Camara décida d'envoyer l'armée ouvrir le feu sur les manifestants, occasionnant ainsi plus de 157 morts, des viols publics et collectifs de femmes et de nombreux portés disparus.
Ce sont là, entre autres, les quelques tragiques événements qui ont été infligés au peuple de Guinée par les régimes politiques successifs qui ont présidé à sa destinée jusqu'au mois de décembre 2009.
Le Capitaine Dadis, écarté du pouvoir et remplacé par son collègue, le général Sékouba Konaté , également membre du conseil national de la démocratie et du développement (CNDD), organe politique suprême de la junte militaire pour présider le gouvernement de transition, chargé d'organiser les élections présidentielles destinées au retour à l'ordre constitutionnel par l'avènement d'un civil démocratiquement élu à la tête de notre pays.
Ces élections présidentielles organisées en décembre 2010 ont consacré l'avènement d'Alpha Condé, l'un des opposants politiques guinéens, à la tête de notre pays dans des conditions douteuses et discutables. Ce changement avait, entre autres, comme objectifs :
- de redonner l'espoir aux guinéens dans leur ensemble;
- de garantir leurs droits et libertés fondamentales à commencer par le respect de notre loi suprême qu'est la constitution de la Guinée;
- restaurer la sécurité des Hommes et la protection de leurs biens;
- rendre effective le principe de la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) ;
- garantir la fiabilité des institutions républicaines, les libertés et l'indépendance des médias pubis et privés;
- assurer la formation civique et politique des citoyens;
- soutenir un enseignement primaire, secondaire et universitaire digne d'une République;
- préserver l'unité nationale et la paix ;
- consolider la démocratie et garantir les libertés démocratiques;
- assurer la justice sociale et promouvoir le développement économique de la Guinée.
Aujourd'hui, force est de constater que l'espoir suscité chez les guinéens avec l'arrivée d'Alpha Condé au pouvoir se traduit par la préoccupation et l’inquiétude. Les tensions ethniques et communautaires orchestrées en amont par le comportement tribalisme d'Alpha Condé, lors de la campagne présidentielle de 2010, avec notamment les tragiques événements de Siguiri et de Kouroussa, sont propagées par le régime politique communiste qui l'a installé.
Le Marxiste-Léniniste Alpha Condé a décidé de mettre à la place de la démocratie un système de gouvernement autocratique basé sur la violation systématique des lois et règlements de la République, bafouant ainsi les principes élémentaires de l'existence d'un État de droit, la promotion de l'Unité Nationale , la paix et la cohésion sociale et rendant ainsi inopérant le sacro-saint principe de la séparation des pouvoirs qui garantit l'existence d'une démocratie véritable.
Il est à rappeler que tous les jours les droits et libertés ainsi que la sécurité des guinéens sont bafoués. Le régime communiste d'Alpha Condé à peine installé, a totalisé en seulement 8 mois d'exercice du pouvoir, près de 7 morts, des dizaines de blessés par balles et autres armes blanches, des centaines d'arrestations arbitraires et des condamnations politiques des militants de l'opposition, dont plusieurs enfants avec comme seul motif une manifestation pacifique consacrée par l'article 10 de la constitution guinéenne contre les dérives totalitaires du régime.
Le système de gouvernement d'Alpha Condé s'est révélé être un système politique qui fait voler en éclat l'espoir du guinéen en assurant la division des uns et l'exclusion des autres.
Les actes politiques successifs posés par le régime communiste d'Aplha Condé depuis son investiture le 21 décembre 2010, prouvent qu'il est déterminé à faire basculer la Guinée dans une guerre civile. Pour toutes ces raisons, la communauté guinéenne en Suisse et en France voisine exhorte le peuple de Guinée, les communautés africaines en Suisse et ailleurs, les associations et organisations non gouvernementales pour la défense des droits de l'Homme, les médias nationaux et étrangers, les amis et sympathisants des causes africaines et à la communauté internationale, à se mobiliser massivement afin d'empêcher à Monsieur Alpha Condé, proclamé président de la République en décembre 2010 dans des conditions non catholiques par la cour suprême de la Guinée , de réintroduire une nouvelle dictature en Guinée.
Transmis par Papa Attigou Bah
Président de l'UDPG
Pour www.nlsguinee.com
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