jeudi 22 septembre 2011
Ce mardi, 20 septembre 2011, le Président de l’Union des Forces Républicaines (UFR), M. Sidya Touré était l’invité de l’émission interactive ‘’Le Quotidien’’ de la radio privée Djigui FM, émission animée par Lamine Mognouma Cissé.
Au nombre des thèmes abordés, il y avait : les principales revendications contenues dans le mémorandum que le Collectif des Partis Politiques pour la Finalisation de la Transition, a soumis au gouvernement. Notamment la restructuration de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), la révision du Fichier électoral que le gouvernement tient à transformer frauduleusement, en recensement intégral…
Mais, c’est le lieu de souligner que l’essentiel des questions, aussi bien des journalistes que des auditeurs, concernait la manifestation pacifique que le Collectif projette d’organiser le 27 Septembre, au cas où le pouvoir refuserait de tenir compte de sa préoccupation fondamentale : un dialogue franc et direct en vue de parvenir à un consensus permettant l’organisation des élections législatives, afin d’en finir avec la transition.
A ceux qui craignent la récupération de la manifestation et la répression éventuelle des forces de l’ordre, Sidya Touré a répondu : ‘’…Je crois qu’il ne faut pas pousser les choses aussi loin. Nous voulons un dialogue pour que les élections s’organisent. L’ensemble des Guinéens devraient être avec nous pour dire : finissons avec les élections législatives et amorçons le développement. Tout le monde devrait être dans cette position. ‘’
Et d’ajouter : « Le Président a été installé depuis le 21 décembre 2010. En juin 2011 on devait avoir les élections législatives. Depuis le mois d’avril, nous cherchons à rencontrer le gouvernement pour la concertation, quelque chose que nous avons fait avec le régime Conté et qu’on a fait par la suite avec Moussa Dadis Camara, et Sékouba Konaté. Pourquoi est-ce qu’on ne le ferait pas avec Alpha Condé qui était avec nous dans cette position avant… »
A ceux qui considèrent que le fait que le Président reçoive les leaders des Partis politiques, c’est un dialogue, Sidya Touré a indiqué que ‘’le dialogue c’est la création de Commissions pour dire : le point 1, c’est ceci, le point 2 c’est cela… Nous discutons dessus, si nous ne sommes pas d’accord, nous allons à l’arbitrage. Peut-être que là le Président donnera son point de vue en disant qu’on peut céder sur cette question, on ne peut pas céder sur celle-là. Et au bout de cette négociation, on aura un consensus qui nous permettra d’aller aux élections, sans problème. »
‘’Le fait qu’on demande aux gens de faire une manifestation ne doit pas être pris de manière aussi négative que ça. Il y a eu des manifestations ici. Il ne faut pas que tout le monde soit traumatisé par le problème du 28 Septembre 2009 ou cette autre journée du 22 janvier 2007. C’était des périodes de transition militaire. Nous sommes aujourd’hui en début de démocratie, avec un Président qui est civil. Je ne vois pas pourquoi les gens iraient provoquer des policiers ou pourquoi les policiers vont tirer sur les manifestants. Ça n’a pas de sens.’’
A la question de savoir s’il n’y a pas d’autres moyens de recours, le Président de l’UFR a coupé court : ‘’ le seul moyen de recours, c’est d’aller au dialogue, aux discussions. Mais pourquoi vous ne demandez pas au gouvernement d’accepter de discuter avec le Collectif. Ce n’est pas plus simple ? Au lieu de parler de ‘’ville morte’’ et autres, il est beaucoup plus simple de se mettre autour de la table et discuter pour se mettre d’accord sur le processus électoral et organiser les élections pour le bien de la Guinée...’’
Après avoir écouté l’auditrice, Mme Kalo qui estime, entre autres, qu’il y a trop risques d’exactions et de violences meurtrières dans ‘’le contexte actuel où les populations ont faim. Elles sont fatiguées, elles sont presque au point de rupture, économiquement et socialement, Sidya Touré a remarqué qu’elle a parlé avec le cœur et qu’elle a reconnu un certain nombre de choses qui sont les réalités de la vie quotidienne aujourd’hui en Guinée.
« L’objectif d’un gouvernement, c’est justement de solutionner les problèmes que Mme Kalo a évoqués, à savoir : les populations ont faim et il y a le chômage, il y a des problèmes à l’intérieur du pays. Nous demandons au pourvoir d’accepter de se réunir avec nous autour d’une table pour en discuter. »
« Au lieu qu’on parle des manifestations du 27 Septembre, moi je veux bien entendre toutes les radios et tous les intervenants dire : « Messieurs du gouvernement, aujourd’hui nous sommes le 20, commencez à dialoguer avec le Collectif dès demain matin. Il faut qu’on engage des discussions… Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer la raison pour laquelle on ne peut pas discuter du processus électoral alors que pendant ce temps il y a des gens qui sont en train de concocter des listes, confectionner un fichier que personne n’a vu, sauf eux. »
« Demandez au gouvernement qu’on s’asseye pour discuter, c’est de ça qu’il s’agit. Personne n’a envie qu’il y ait des perturbations dans ce pays… Nous voulons une discussion pour que la transition soit achevée. Tout le monde dont vous les radios, en tant que société civile, et Mme Kalo qui a ses préoccupations, demandez au gouvernement d’engager le dialogue. C’est comme cela qu’un gouvernement élu doit se comporter», a averti le Président de l’UFR.
Cellule Com UFR
Transmis par Naimi Diallo
Pour www.nlsguinee.com
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