Guinée : L’Assemblée Nationale, l’UPR hausse le ton et dénonce
lundi 10 avril 2006
La session ordinaire des lois a commencé depuis la semaine dernière à l’Assemblée Nationale. Une rentée parlementaire marquée par le retour du seul groupe parlementaire de l’opposition, l’UPR.
Les députés de l’Union pour le Progrès et le Renouveau avaient claqué les portes de l’institution il y a juste 3 mois le 04 janvier 2006 pour disaient-ils contester contre la mascarade électorale du pouvoir lors des communales et communautaires de 18 décembre dernier.
A l’occasion de cette ouverture donc le président du groupe parlementaire UPR Mamadou Bah a tout d’abord dénoncé l’irrégularité et la violation grave de la Loi sur les élections en décembre. Selon lui ce qui n’avait pas permis aux populations de choisir librement ceux qui doivent présider à leurs destinés. Sur le même ton Mamadou Bah demande à ce que soit relancé les propositions de Lois exprimées par son parti, dont :
la révision de certaines dispositions du code électoral, le statut de l’opposition ainsi que la création d’un observatoire de droit de l’homme.
Toute chose qui permettra selon le président de l’UPR aux différents partis d’évoluer dans le cadre de la Loi.
Pour les travaux proprement dits de cette session des lois 2006 les Députés de l’hémicycle auront à examiner et à adopter sept (7) projets de loi, dont entre autres : des textes relatifs à la convention des Nation Unies contre la corruption; l’accord cadre de coopération entre la Guinée et l’Afrique de Sud; la convention à la commission africaine de l’énergie; l’accord de coopération bilatéral dans le domaine aérien entre la Guinée et la République de Liban; l’accord de création du comité islamique du croissance internationale, etc.
Le Président de l’Assemblée Nationale mettra fin à son discours par des séries de remerciements à l’endroit des députés de l’UPR d’avoir accepté de reprendre le chemin de son institution, car comme disait-il, il y a peu dans un organe de la place :
« S’il n’y a pas d’opposition, il n’y a pas d’objectivité a priori… »
Quant à la concertation des forces vives de Guinée initiée par les 15 partis politiques de l’opposition Aboubacar Somparé a déploré le fait qu’elle n’ait pas donné à tous la possibilité d’être autour de la table et de négocier.
Et de préciser que son institution ne pouvait prendre part à ces travaux de concertation alors que l’opposition nie toute légitimité de son existence.
Lansana A. Camara
Correspondant permanent de Nlsguinee.com
E-mil : lansanaminata@yahoo.fr
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