GUINÉE : CHERS COMPATRIOTES GUINEENS, METTONS FIN A L’AGONIE !
samedi 08 avril 2006
Les questions cruciales qui se posent aujourd'hui à la Guinée ne pourront pas se résoudre sans une confrontation musclée contre cette minorité égoïste de parvenus qui brille par son clientélisme et la prédominance des intérêts personnels sur l'intérêt général. Car les uns et les autres sont issus du moule de la Révolution Culturelle de Sékou Touré, basée sur l’aliénation et la négation de l’homme en tant qu’individu.
L’héritage : une mafia qui a privé le pays de tout progrès économique, sous les yeux d'un milieu intellectuel tétanisé (héritage de Sékou Touré ?) et donc incapable, sauf à essayer de se faire incognito une place au soleil par toutes les manières. Une ouverture brutale au monde en 1984, les a surpris d'un sommeil léthargique.
Les partis d'opposition pleins d'espérance, en enrôlant commerçants, arrivistes de tous genres et anciens diaspos, se sont lamentablement embourbés, car ils ont joué naïvement la carte de la transparence sans aucune aide de l'extérieur, dans un pays qui n'a de culture démocratique que la « Révolution » et une administration inexistante héritée de la «belle !» époque coloniale.
Ces partis politiques souffrent en effet dans leur quête de démocratie, d'un déficit de volonté de rapprochement avec les sphères politiques et groupes parlementaires des pays où la démocratie s’inscrit dans un cadre juridique quoique balbutiante, mais qui produit des effets traduits dans la réalité par le respect des institutions et des élections satisfaisantes.
La raison en est la faiblesse ou l’absence d’institutions administratives en
Guinée. Une refonte profonde de l'administration devient inéluctable.
En effet quelle légitimité peut avoir un Etat qui est incapable de produire les élites nécessaires à son pays ?
La Guinée a endossé l'habit des institutions françaises jusqu'en 1958.
Elle l'a ôté depuis… Mais que reste-il en Afrique de l’héritage Sékou, Nkrumah, Lumunba… ?
Réponse : Une amnésie tétanisant toute une partie de la génération des intellectuels Africains des 55-70 ans rompus aux pratiques les plus délétères et vendant leur âme à des opportunistes venant du « Froid » pour quelques eurodollars.
La félonie et l’égoïsme sont les maux qui ont gangrené la Guinée ; c’est désormais une question de dignité pour mettre fin aux désespérances de ce pays.
Il n’y aura malheureusement qu’un moyen pour y arriver ! LA RUE !!
Nous invitons donc les hommes détenteurs de ce moyen: syndicalistes, dignitaires…, et militaires, d’en faire usage au plus tôt par un sursaut de dignité, pour y bâtir les socles d’un progrès économique durable pour les générations futures.
Leur avenir en dépend.
Par Amadou BOCOUM, FRANCE
Contact : abocoum@neuf.fr
Une Correspondance pour Nlsguinee.com
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