mercredi 10 août 2011
[..]Les militaires qui procèdent dans les arrestations font usage de violence.
La police et la justice jouent un rôle de figurants.
L'Organisation guinéenne Droit de l'Homme (OGDH) a indiqué que les détenus sont interrogés sans l'assistance d’avocats, ceci en violation de leurs droits constitutionnels.
D’autres sources, à Conakry, indiquent que de nombreux détenus ont été soumis à la torture. L'ancien chef d'état major de l'armée, le général Thiam, montrerait des signes de confusion mentale à la suite des mauvais traitements infligés par la garde présidentielle.[..]
Note adressée aux organisations des Droits de l'homme et à l'ONU par PFB.
Nous n'accuserons pas un militaire guinéen, fut-ce le Général Nouhou Thiam, d'être un démocrate dans l'âme. Il se retrouve aujourd'hui dans la même position que Diarra Traoré devant ses bourreaux. Ses tortionnaires d'aujourd'hui pouvant fort bien être les victimes de demain.
Tous nos "officiers supérieurs" ont accompagné d'une façon ou une autre les dictateurs assassins que nous avons eu au pouvoir, civils et "en tenue". C'est presque une insulte de les appeler militaires, tellement ils sont loin de l'esprit et de l'âme de ce corps légué par la France.
Mais Nouhou, comme tous ceux qui croupissent dans les geôles d'Alpha Condé est un homme, un guinéen, qui a droit à la protection de l'Etat guinéen comme tout citoyen.
Personne aujourd'hui, à part le cercle d'alpha Condé, parents ethniques et amis, n'est à l'abri d'une bastonnade suivie de tortures. Les mêmes assassins et leurs élèves officient sans entraves depuis la première république.
La différence de nos jours, c'est que le président venu au pouvoir dans les conditions que l'on sait dribble tout le monde: le "Provezeuuur de dourouwa" comme vous l'entendrez chez nous joue pour l'Extérieur la carte du démocrate. Il a réussi à se faire recevoir par Obama et Sarkozy au même moment ou des personnes sont torturées et tuées sans jugement. Le même schéma depuis 1958, année dite de "l'indépendance". Vous en bénéficiez aujourd'hui.
A l'intérieur, c'est le suivi pointilleux de la politique du défunt premier président auquel Alpha affirme vouer une admiration sans bornes. Il semble pourtant que Sékou l'avait fait condamner à mort. Comme cette condamnation n'a jamais été levée, on se demande à quoi servent notre justice et ses hommes de loi.
Peut-être Alpha Condé la lèguera t-il fraternellement à Cellou, si par chance ce dernier foulait actuellement le sol de son pays?
Vous connaissez déjà les résultats des procès qui se tiendront "démocratiquement, en respectant les droits des différentes parties". Faites confiance à la RTG pour vous en faire une sérénade, bientôt.
Vous savez bien que sous la torture, l'inquisiteur obtient une réponse, n'importe laquelle. La vérité n' y figure quasiment jamais. Le but est de bien réciter la page de résonnance de culpabilité tendue par le tortionnaire sous la complicité de caméras de la télévision "nationale". Bientôt Nouhou et ses compagnons d'infortune s'auto-accuseront de tout, des pendaisons sous Sékou Touré à la tentative folklorique d'attaque de la villa d'Alpha.
Faites confiance à la commission d'enquête démocratique de l'armée que tous les guinéens aiment selon Alpha Condé, si vous n'avez pas oublié son fameux interview à RFI.
On voudrait bien voir qui aurait le toupet et la témérité de ne pas aimer cette armée, il aura droit à une petite cure de bastonnade et d'électricité.
Cette 'électricité, inconnue des jeunes d'aujourd'hui, devenue tellement rare qu'elle est un objet de merveilles contées le soir autour des bougies par ceux de plus de quarante ans. Le peu que nous produisons servant donc principalement à alimenter la présidence, ses ministères et autres dépendances, sans oublier les cabines techniques des salles de tortures de l'armée et la gendarmerie un peu partout dans le pays. Nous sommes bien dans le pays de son Excellence monsieur le président démocratiquement élu dans la joie et la ferveur populaires, l'illustre Alpha Condé.
Vive la Guinée dirigée par le grand "provezeuuur de Dourouwa" comme le répète ma grand-mère sans pratiquement rien y comprendre, sauf qu'elle est de plus en plus en insécurité et mange de moins en moins régulièrement, à l'emporte-pièce, une nourriture de plus en plus chère.
Les portefeuilles, eux, sont de plus en plus vides, sauf des promesses du président.
Thierno A. DIALLO
Pour www.nlsguinee.com
Les commentaires ci-dessous n'engagent que leurs auteurs, www.nlsguinee.com n'est pas responsable de leurs contenus.