mercredi 20 juillet 2011
Au moment où la nuit tombait hier sur Conakry, les rues de la capitale sont désertes. Les stations services ont fermé plus tôt que d’habitude. Les boutiques ont baissé rideaux. La circulation routière est quasi inexistante. Ce soir Conakry ressemble à une ville morte.
Ici et là la police a érigé des barrages improvisés. Les véhicules sont passés au peigne fin. Les taxis font les frais. A Sangoyah, une pauvre dame n’a d’autre choix que de débarquer des bidons d’huile de palme qu’elle a achetés en brousse.
A Dabompa, un passant ironise en lançant à la police : « Alors que vous êtes incapables de trouver Toumba, vous cherchez qui encore » ? A Enco 5 le rond-point est noir d’hommes en uniforme. Désormais la police partage la gestion de l’ordre public avec l’armée.
La nuit risque de connaitre beaucoup d’abus. Pendant ce temps un interlocuteur de province indique que les frontières sont fermées. Comme à chacune des occasions pareilles, les paisibles citoyens vont faire les frais. Il est difficile d’entrer à Conakry. Par contre il est impossible d’y sortir.
Dans la foulée, les médias de services publics consacrent l’essentiel de leurs programmes à l’événement. Tour à tour les diplomates, les institutions républicaines, les coordinations régionales, les chefs religieux et le syndicat se sont succédé devant les caméras de la télévision. Tous condamnent l’attaque. Et apportent leur soutien au chef de l’Etat.
Habib Yembering Diallo
Analyste et Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
Contact : habibyambering@yahoo.fr
Tel: (+224) 62 29 11 95
Pour www.nlsguinee.com
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