jeudi 23 juin 2011
Economie-Guinée - La conjoncture économique a été marquée en Guinée en février dernier par la poursuite des efforts liés à la restauration de l’autorité de l’Etat et à la relance du développement local, ainsi que celle de l’économie avec une gestion plus efficace des Finances publiques et la stabilisation de la monnaie nationale, selon le ministère des Finances dans un document transmis à la PANA.
Le Tableau de bord mensuel de la Cellule technique de la conjoncture macro-économique révèle qu’entre janvier et février 2011, les volumes des productions sectorielles, rapportés à ceux de 2010 au cours de la même période, ont connu une hausse.
Il s’agit de 193,4 pour cent pour le diamant, 103,3 pour cent pour l’alumine, 69,7 pour cent pour le gaz, 5,7 pour cent pour la bauxite, 5,1 pour cent pour la bière, 3,8 pour cent pour le ciment, 2,9 pour cent pour l’eau potable, 1,4 pour cent pour l’huile de palme et 1 pour cent pour la farine.
En revanche, on note une baisse de 1,1 pour cent pour la peinture, 3,5 pour cent pour l’électricité, 9,5 pour cent pour les boissons sucrées, 11,2 pour cent pour le poisson de la pêche industrielle et de 25,4 pour cent pour l’or à cause des difficultés d’ordre structurel et financier.
A partir de fin février 2011, les recettes budgétaires totales ont atteint 799,87 milliards GNF, dont une contribution de 80,8 pour cent des recettes non minières, 18,4 pour cent du secteur minier et 0,8 pour cent pour les dons contre 435,68 milliards en 2010, dont 82,5 des recettes non minières, 17,4 pour cent pour le secteur minier et 0,1 pour cent pour les dons.
Sur la base des prévisions à fin février 2011, ces recettes budgétaires ont connu une moins-value totale de 54,18 milliards, dont un manque à gagner de 61,05 milliards sur les dons et emprunts et 14,60 milliards sur les recettes non minières contre une plus-value de 21,47 milliards pour le compte du secteur minier à cause de l’attentisme observé par les acteurs économiques.
Quant aux dépenses totales, elles ont atteint 592,91 milliards GNF à fin février 2011, dont 89,9 pour cent en faveur des dépenses courantes, 5,3 pour cent des dépenses d’investissement financées sur ressources propres et 4,8 pour cent des dépenses d’investissement sur financement extérieur contre 1.066,11 milliards il y a un an avec 51,8 pc pour les dépenses d’investissement financées sur ressources propres, 42,1 pour cent des dépenses courantes et 6,1 pour cent des dépenses d’investissement sur financement extérieur.
Par rapport aux prévisions à fin février 2010, les dépenses totales ont enregistré une contraction de 197 milliards GNF dont 135,19 pour le compte des dépenses courantes et 80,32 milliards pour les dépenses d’investissement sur financement extérieur contre un dépassement de 22,19 milliards en dépenses d’investissement sur les ressources propres.
Ainsi, l’exécution des opérations financières de l’État a connu un excédent budgétaire hors dons de 200,73 milliards GNF à fin février 2011 contre un déficit de 630,58 milliards en 2010.
Au plan monétaire, les données de février 2011, comparées à celles de décembre 2010, indiquent que la masse monétaire a augmenté de 0,8 pour cent contre 9,5 pour cent il y a un an.
Inversement, la base monétaire a baissé de 4,2 pour cent contre une hausse de 15,3 pour cent en février 2010.
Cette situation résulte essentiellement de la baisse du financement du déficit budgétaire par la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) de l’ordre de 9,3 pour cent en février 2011 contre une hausse de 16,7 pour cent en 2010.
Source: PANA
Pour www.nlsguinee.com
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