lundi 09 mai 2011
Introduction
Je n'évoquerai pas les polémiques au sujet des promesses non tenues, à savoir que le PRG s'était engagé à ne discuter avec les multinationales minières, qu'après l'élaboration d'un nouveau Code minier. Beaucoup de sites l'ont dénoncé, je ne vais pas y revenir, même si je dois simplement constater que les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent.
Je ne ferais pas davantage de commentaires sur les revirements du gouvernement guinéen, consistant à menacer l'entreprise anglo-australienne Rio Tinto de perdre son titre minier, si elle ne respectait pas ses engagements, avant de se faire rouler dans la farine par cette dernière.
Lorsqu'on proclame à tout va que la Guinée is back, encore faut-il être cohérent avec la sémantique. Au vu de ce qui suit, on serait plutôt tenté de dire que la Guinée est encore derrière, parce qu'elle n'a pas obtenu le minimum de ce qu'elle aurait pu. Au lieu de se satisfaire d'une prétendue « magistrale » négociation du PRG, encore faut-il en évaluer les tenants et aboutissants.
Rappel des faits et des critiques
Un permis d’exploration a été octroyé en 1996 à Rio Tinto, pour un projet d'extraction du minerai de fer de classe mondiale à Simandou, situé dans le sud-est de la Guinée. Ce permis a été transformé en concession minière, ratifiée par l’Assemblée Nationale en 2003.
Le 29 Juillet 2010, Rio Tinto et Chalco ont signé un accord en vue de créer une co-entreprise pour le développement et l’exploitation de Simandou. Cet évènement fait suite à des éléments conjoncturels et structurels, qu'il faut garder à l'esprit (voir ci-après) .
Les dirigeants de ces deux entreprises considèrent d'une part, que ce projet permettra d’équilibrer la structure du marché mondial du minerai de fer (grande concentration capitalistique limitée à certains pays : États-Unis, Canada, Brésil, Royaume-Uni & Australie, Chine, Inde, Japon), et d'autre part, de générer une valeur considérable pour les actionnaires (dont la Guinée est absente). En aucun cas, les intérêts de la Guinée sont pris en compte, ils ne sont même pas évoqués. Les entreprises prévoyaient le début de l’exploitation minière d’ici cinq ans.
En vertu de cet accord, la part de Rio Tinto (95%), sera détenue dans la nouvelle co-entreprise, mais Chalco fera ...
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Par Haroun Gandhi, Citoyen guinéen
Pour www.nlsguinee.com
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