jeudi 05 mai 2011
Le gouvernement guinéen a décidé, mardi, de réquisitionner le personnel, les équipements et les actifs de la société de téléphonie Areeba "en vue d’assurer la continuité du service en sauvegardant les intérêts des consommateurs", annonce un décret du chef de l‘Etat, Alpha Condé.
Un bras de fer oppose le gouvernement à la société de téléphonie mobile implantée depuis 2006 dans le pays à cause, souligne-t-on, du refus de celle-ci de s’acquitter d’une pénalité de l’ordre de 15 millions d’euros, réclamée par les pouvoirs publics qui reprochent à Areeba d’avoir cédé discrètement la société à MTN sans verser les 50 pour cent du prix de cession, comme le prévoit le contrat signé entre l’Etat et l’opérateur.
Selon une source proche du dossier, le contrat, signé en 2006 entre l’Etat et Areeba, prévoit la rétrocession de 50 pour cent du prix de cession au Trésor public, "mais Areeba refuse d'honorer ses engagements".
Les portes du siège de la société ont été fermées mardi au public et les employés étaient sommés de tout laisser sur place au moment de quitter les bureaux où étaient en faction des agents des forces de l’ordre.
La direction de la société de téléphonie mobile, qui emploie près de 400 agents, a confié à la PANA une source proche de l’Agence de régulation des télécommunications (ARPT), a déclaré plusieurs fois qu’elle ne devait rien à l’Etat et invité ses abonnés –plus d’un million- à la sérénité.
Le gouvernement avait fixé à Areeba un délai expirant vendredi dernier pour 'une résolution rapide' du contentieux.
La société Areeba est arrivée en Guinée au moment où seule existait la Société des télécommunications de Guinée (SOTELGUI).
Les sociétés Intercel, Orange et Cellcom ont grossi le groupe des opérateurs de téléphonie dans le pays.
On rappelle que le chef de l’Etat guinéen avait pris des mesures similaires à l’encontre de NECOTRANS, qui avait en charge la gestion du terminal à containers et la modernisation du Port Autonome de Conakry (PAC).
Le gouvernement a ensuite cédé le PAC au Groupe Vincent Bolloré, arrivé second en 2008 derrière NECOTRANS qui a assuré avoir porté plainte contre l’Etat devant les tribunaux.
Source: PANA
Pour www.nlsguinee.com
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