vendredi 29 avril 2011
Les sociétés modernes se fixent pour objectif l’amélioration continue. L’amélioration dans les domaines à la fois politiques, économiques et socioculturels. La plupart des pays du monde se livrent à une course contre la montre pour afficher une bonne image de marque.
Pendant ce temps, d’autres font exactement le contraire. Ils font une marche de l’écrivisse : un pas en avant et deux pas en arrière. Dans certains domaines la Guinée fait partie de ces pays. Même si, dans d’autre, elle vient de marquer des points.
Pour les journalistes si le train arrive à l’heure, ce n’est pas une information. L’information c’est si le train n’arrive pas à l’heure. Il y a encore aujourd’hui maints domaines dans lesquels le train n’a même pas retardé. Il a purement et simplement annulé le voyage. Dans d’autres il a même endommagé la voie ferrée.
Cette marche à reculons s’observe dans la rue de la capitale. Conakry où il se passe dans certaines zones des scènes hallucinantes. Vous avez imaginé peut-être de quoi il s’agit. Car cela se passe au vu et au su de tous. Il s’agit du comportement de la police routière.
Dans certains carrefours de la banlieue de la capitale guinéenne, tristement célèbres pour leurs embouteillages monstres et leur anarchie indescriptible, dans certains carrefours dis-je, les policiers ont innové.
Oui celui qui n’avance pas recule inévitablement. Les policiers de la banlieue de Conakry ont innové. Ils ont apporté ce que leurs prédécesseurs n’ont jamais connu.
Armés de bâtons, ces policiers usent et abusent de ces objets sur les taxis. Etant incapables de discipliner leurs cousins de plaisanterie que sont les taximètres, ils donnent de coups très violents sur les voitures.
Ainsi, à Cosa, Enco 5 ou encore à la Cimenterie, les riverains et autres usagers commencent à s’habituer à ces bruits assourdissants causés par les coups de bâtons sur les taxis. Parfois aussi sur des voitures personnelles au grand dam des propriétaires.
Conakry était déjà mal loti avec la présence des policiers aux tenues froissées, chiffonnées et parfois déchirées. Ces coups de bâtons qui ressemblent à une veillée villageoise constituent un nouvel élément. Ils ajoutent un plus dans l’attitude et le comportement peu civilisé de la police routière dans la circulation.
Un étranger qui débarque fraîchement à Conakry et qui assiste à ces scènes serait pris par un malaise. Cette situation est inacceptable. Elle est intolérable. Elle est aussi détestable.
Il y a donc une nécessité d’agir. De former et de reformer la police routière de la capitale guinéenne. Une tâche qui incombe au ministère de tutelle. Il est souhaitable que ce département envoie des policiers en formation. Pour qu’ils voient ce qui se passe sous d’autres cieux. Même pas loin, dans les pays limitrophes. Pour qu’ils sachent qu’ils sont la vitrine de la Guinée. Une Guinée qui a besoin de tout sauf des comportements bizarres et indigne même du dernier village du pays.
Habib Yembering Diallo
Analyste et Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
Contact : habibyambering@yahoo.fr
Tel: (+224) 62 29 11 95
Pour www.nlsguinee.com
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