lundi 18 avril 2011
Vous le savez déjà, Alpha Condé est la copie réussie de Laurent Gbagbo, et Laurent l'image échouée du "Prof", en fait, son futur: mépris des lois internationales, entêtement, égarement, suffisance, manque de politesse, etc. Sans merci et sans morale avec une capacité au crime gratuit, ils ne reculent ou n'abandonnent que devant une force supérieure à la leur.
Une fois à terre, ils montrent le côté misérable de leur comportement en demandant pitié, comme Gbagbo qui n'en a jamais eu pour ses adversaires politiques.
Aux morts de Yopougon, à l'assassinat de Robert Guei et d'autres que la justice Ivoirienne mettra surement à jour, répondent en écho l'assassinat du jeune Zakariaou et les crimes commis contre les peulhs, de Siguiri à Matoto. Il reste ceux que l'opinion ne connait pas encore, les torturés et morts des geôles, enterrés à la hâte en toute clandestinité. Et surtout ceux qui croupissent en prison sans raison autre que leur appartenance à la communauté peulhe ou le fait d'être militants ou sympathisants de l'UFDG. N'oublions pas les injustement condamnés à de la prison ferme ou avec sursis par les magistrats aux ordres des "tribunaux" d'Alpha le juriste.
Mais l'histoire joue constamment des tours aux dictateurs. L'exemple de l'exhumation d'Allende au chili, des décades après sa mort va enfin expliquer comment Pinochet et ses sbires l'ont assassiné.
Le visage hideux des répressions des années 70 du siècle passé intéressent aussi la Guinée de Sékou Touré et ses nombreux pendus et disparus, les assassinats inhumains d'un Diarra Traoré humilié et ses compagnons d'infortune sans jugement, quels que soient leurs propres rôles dans les exactions passées, et de beaucoup d'autres, Telli Diallo le symbole, témoins de la bassesse morale de bourreaux toujours parmi nous, les morts du Stade du 28 Septembre, les violées à toutes occasion de toutes nos républiques, etc.
Alpha Condé (AC) n'a jamais eu un mot de commisération pour nos morts, lui qui se dit professeur de Droit. Au contraire il célèbre tous les jours les hauts faits et les réalisations de Sékou Touré.
Nous avons affaire à deux assassins populistes dont l'un se trouve aujourd'hui en résidence surveillée et l'autre continue de se pavaner en jouant au chef de l'Etat.
Depuis la venue au pouvoir d'AC, la télévision nationale est redevenue "la voix de la révolution" du RPG. Les espaces de liberté péniblement gagnés sous Conté, Dadis et Konaté ont disparu. A part quelques partis "Cabine téléphonique" inféodés au RPG, aucun parti significatif n'a droit à l'expression plurielle sur la RTG. Exactement comme la RTI monopolisée par les "jeunes patriotes" de Gbagbo et Blé-Goudé.
Nos deux lascars de la politique, dits "boulangers d'Abidjan" et "confiseur de Conakry" tous les deux bombardés "opposants historiques", ont un dénominateur commun : l'amour effréné du pouvoir, par tous les moyens, en écrasant si possible toute forme de contestation sur leur passage.
Très loin, on pourrait dire à des années-lumière d'Alhassane Ouattara, personnalité pondérée mais ferme et sans peur, respectueux du Droit et technicien dont la compétence est unanimement reconnue... Question d'idéologie, la même qui séparait Sékou Touré d'Houphouët Boigny.
Les façons cavalières de monsieur Alpha Condé de se lancer sur un terrain économique qu'il ne maitrise pas montrent la vacuité de ses connaissances des lois du marché, même à ceux qui sont les plus bienveillants à son égard et à ses dérives autoritaires, dignes d'un stalinien attardé.
Alpha Condé au mieux, nous fera faire du sur-place. Il n'a pas l'étoffe d'un dirigeant apte au rassemblement indispensable à une action concertée. Voyez en peu de jours comment Ouattara a réussi à attirer ses pires ennemis: même la jeunesse chauvine, partisane de l'Ivoirité, naguère chauffée à blanc par Gbagbo vient de lui faire allégeance. Ce que les tenants de l'Angbansanlé ne comprennent pas encore.
Nous ne serons pas surpris que Blé-Goudé en fasse de même, malgré la menace qui pèse sur lui d'être un futur gibier des cours de justice.
Pour le "Prof" Condé, après la dissipation de la fumée de son ramage, en aucune façon en phase avec le plumage que ses thuriféraires lui ont taillé, plus dure sera la chute. Pourra t-il s'en relever ou continuera t-il à tout mettre sur le dos des (commerçants) peulhs? Nous n'avons pas beaucoup de doute à ce sujet.
Thierno A. DIALLO
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Pour www.nlsguinee.com
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