mardi 05 avril 2011
Le retour au bercail de Cellou Dalein ce dimanche soir,03-04 2011 n’aura pas été celui espéré pour lui et ses militants de l’UFDG. Par la faute du Gouverneur de Conakry, le Commandant ou Colonel Sékou Resco Camara. Et les manœuvres du nouveau pouvoir toujours obnubilé par les prochaines législatives qu’il faut à tout prix faire reculer. Cellou ne serait alors bien qu’en dehors du pays.
Resco Camara
Le gouverneur du scandale, ami intime d’Alpha Condé. Nous sommes dans l’impossibilité de lui donner un grade dans cette « armée » pratiquement monocolore malinké (20% de la population, 80% des militaires en moyenne) tristement connue pour assassiner régulièrement les guinéens d’autres ethnies, en particulier les peulhs.
Tout change tellement vite dans le mauvais sens en Afrique, et en Guinée en particulier, où il n’est pas rare qu’un caporal double en chemin son capitaine pour devenir Général quatre étoiles avant son Colonel, lui-même ancien garde du Corps du sergent devenu Maréchal, lequel était apprenti-cuisinier et mauvais journaliste nommé chef d'Etat-major des armées faute de candidat, à l'exemple de Mobutu. Le piroguier ami de beuveries de l'adjudant devenu entre temps chef de l'Etat et père de la nation (c’est la même chose, d’où la multiplicité de vrais et faux pères et les embarras des fils), se verra bombardé Amiral de la flotte d'un pays de ruisseaux avec quatre pinasses retraitées offertes par les pêcheurs de St-Jean-de LUZ ...
Ce n’est pas un sketch, croyez-moi, au vu des conséquences catastrophiques de cet aveuglement sur la vie de nos populations.
Sékou Resco camara, ancien fidèle caporal devenu sergent et capitaine dans une incroyable foulée militaro-politique, serviteur des régimes militaires corrompus, mais heureusement coopté et très grassement payé sur le dos du contribuable en lui offrant un poste administratif de gouverneur qu’il comprend autant qu’un pêcheur qui se targuerait d’enseigner à un cultivateur la meilleure façon de tenir sa daba. D’où ses « succès » retentissants dans la gestion de la verdoyante et proprette cité de Conakry. L’une des grandes réalisations du DU (lire[ dé U] ou démocratiquement élu, le sobriquet d’Alpha Condé). Il est donc logique avec lui-même.
En interdisant toute manifestation ou rassemblement le jour même où il savait que le candidat « battu » foulerait à nouveau le sol guinéen dominé par un gouverneur très « frappant ».
Le Gbagbo Alpha Condé, véritable artiste Boulanger de Conakry et ses jeunes « troupes militaires patriotiques », en fait les Angbansanlés, entendent faire régner un climat de terreur qui leur ferait gagner haut la main les prochaines élections. Exactement la continuation du second tour des élections présidentielles, c'est-à-dire un troisième tour, celui-ci pour les prochaines législatives qui, devaient se tenir à une date que le Pr semble pour le moment feindre d’ignorer. Il n’aurait pas signé les accords de Ouaga, sur la base desquels la transition lui a permis de venir au pouvoir. Il peut le dire à présent, ayant proprement roulé son adversaire dans la farine de ses fausses promesses et feintes.
« "Malgré l’opposition des forces de l’ordre qui ont tiré sur les gens, qui ont renversé des véhicules, cassé les pare-brises du véhicule dans lequel je me trouve, nous avons avancé avec notre véhicule et nous avons traversé tous les barrages dressés par les forces de défense et de sécurité, Il y a des victimes parmi nos militants dont ne sait pas encore le chiffre.", a témoigne Cellou Dalein Diallo sous bonne escorte jusqu'à son domicile à Dixinn. », selon Mamadou Camara, d’Africaguinee.com
Aucun chiffre ne nous est encore parvenu sur le nombre réel de victimes. Ce qui ne semble guère intéresser les « nouvelles autorités » tout à leu reprise de la traque des Peulhs dans la Capitale, selon des sources concordantes. Lesquels seront rendus une fois encore responsables des troubles mais surtout de la carence avérée du pouvoir RPG à réussir le début du commencement de la résolution du plus insignifiant des problèmes qui se posent au pays. D’une pierre contre les peulhs deux coups pour sauver Alpha Condé d’un naufrage programmé.
En clair, « l’ivoirisation » de la Guinée vient de se confirmer sous la complaisance actuelle acceptée de la part du dit « premier président démocratiquement élu » , Alpha Condé.
Parions qu’il défendra et cautionnera cette nouvelle sauvagerie de troupes ethniques à ses ordres.
Ceux qui doutaient de la reprise en mains façon PDG et qui gardaient encore quelques illusions déchanterons bientôt définitivement. Les mouvements sociaux qui s’annoncent en Guinée risquent de faire passer pour aimable plaisanterie la tragédie ivoirienne voisine.
Thierno A. DIALLO
www.guineelibre.com
Pour www.nlsguinee.com
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