lundi 28 mars 2011
Voici un court extrait d’un commentaire dont vous trouverez le lien en bas de page. Il vous est soumis tel quel, tant il soulève certains des problèmes auxquels se trouvent confrontés nos compatriotes.
« il y a 2.500.000 peulhs au Sénégal, qui possèdent la double nationalité.
Si ces gens là ne peuvent pas aider à installer un pouvoir démocratiquement, c'est que la loi du grand nombre n'est plus un critère démocratique. Les Peuls ne s'impliquaient pas dans la vie politique, estimant qu'ils pouvaient vivre tranquilles loin de cette sphère qui leur a fait du mal depuis si longtemps.
Le métissage dont on parle est un métissage qui exclut le Peul pour se limiter à sa sœur. Désormais, le Peul dira présent à toutes les élections et dans tous les pays de la sous région. Comme au Rwanda, il sera exterminé ou son vote sera pris en compte. Quand un peul vote pour un non peul, il est un bon peul républicain. Mais dès qu'il vote pour un peul, il devient un peul raciste. » Le Solitaire, sur Guineepresse.info (1)
L’opinion et son expression sont intéressantes à plus d’un titre. En tous temps et tous lieux, c’est la réaction typique d’un groupe perpétuellement menacé, cible d’attaques criminelles jamais punies : un réflexe identitaire nait, se développe et fait que le groupe, malgré lui, se replie sur des « valeurs sûres » son « Chez-soi ». Pour sa sécurité.
Avec les risques d’évolution bien connus du gibier et du chasseur, lorsque la justice permet l’inversion des rôles. Celle de Dieu bien sûr, mais aussi celle des hommes. Nul ne peut éternellement accepter d’être traité de citoyen de seconde zone dans son propre pays. Personne ne peut plus être muselé dans le monde d’aujourd’hui. Le temps des « Fama, Mansa, Kountigui, Manguè, Lamdho, Son Excellence » et des courbettes qui vont avec est révolu. Le nouveau Roi démocratiquement élu est nu et ne le sait pas, trop occupé à flotter sur le petit nuage de ses certitudes.
Combien de guinéens, citoyens et dirigeants confondus, savent que dans la quasi-totalité de l'Europe du nord les élus n'ont plus droit à une domesticité ou autres chauffeurs, font eux-mêmes leurs courses au marché et leur cuisine et ne disposent d'aucune "caisse noire" ou de ses variantes? Il n'y a plus aucune place pour le culte de qui que ce soit et il est impossible de se cramponner au pouvoir.
La recherche de l’unité et du consensus passe donc obligatoirement par la vérité et la justice. Pas l’oubli hypocrite bien arrangeant.
On ne prend pas de dettes, d’impayés vis-à-vis de la dure et insoutenable réalité des faits historiques récents et bien connus.
Certains des acteurs, les facteurs au sens littéral du terme de nos sombres tragédies vivent et se pavanent parmi nous, jamais inquiétés. Mais tout se paye, faisons en sorte que ce soit grâce au Droit exclusivement, pas par la force brute qui rythme la vie des guinéens depuis bientôt 52 ans.
L’inertie, en fait une la complicité active des autorités administratives et militaires devant les droits bafoués quotidiennement par eux-mêmes, dans une République « démocratique », dirigée par un président « démocratiquement élu » comme on nous le rabâche jusqu’à la nausée peut entrainer des réactions aux conséquences imprévisibles.
Il ne sert à rien de lancer des menaces de gros bras sûrs de leur force et de l’impunité constante de leurs forfaits.
La Guinée d’aujourd’hui, ce sont des « autochtones », des originaires d’Afrique proche ou lointaine ou d’autres continents, résultat de notre histoire commune.
Un citoyen guinéen d’ascendance chinoise, française, marocaine libanaise, etc. a strictement les mêmes droits et devoirs que tous les autres. C’est une richesse que tous doivent comprendre et apprécier. Ce ne devrait pas être un facteur de divisions ou de tiraillements.
Nous devons tous faire très attention. Ceux qui ont fait du régionalisme une politique de vie et de choix exclusifs, improprement appelé ethnocentrisme, doivent être conscients des risques qu’ils font courir au pays.
Personne ne sort gagnant d’un conflit. L’exemple des pays de l’Afrique de l’Est devrait en faire réfléchir plus d’un. Faisons en sorte que le groupe de « Solitaires » n’augmente pas. En disant les vérités de notre histoire pendant qu’il est encore temps. Cessons de nous réfugier derrière un faux prestige de « pères de la Nation » qui n’auront été en définitive que des « Pires de la Nation ». Une nation qui reste toujours à faire.
La tortue- « démocrate »Alpha Condé et ses positions erratiques couvrant une répression intérieure féroce et continue n’y pourra rien.sa « condamnation à mort » par celui qu’il encense aujourd’hui sent la combine politicienne à pleins nez. Il faut, selon ses propres termes, lui « mettre le feu quelque part » pour qu’il arrête son cinéma.
Thierno A. DIALLO
www.guineelibre.com
Pour www.nlsguinee.com
Les commentaires ci-dessous n'engagent que leurs auteurs, www.nlsguinee.com n'est pas responsable de leurs contenus.