Afrique : Côte d'Ivoire : La Côte d'Ivoire à l'évidence vers une vraie démocratie
mardi 04 avril 2006
Un Premier Ministre désigné par la Communauté Internationale, Charles KONA BANNY dirige depuis la fin décembre 2005, le processus de Paix par la mise en application d'une feuille de route établie par les Nations Unies. Laquelle feuille impose aux différentes parties du conflit:
- l'identification de la population en vue de la distribution des cartes d'identité nationales
- le désarment des Forces Nouvelles (ex. rébellion) et de la milice présidentielle en vue de la réunification du territoire divisé (nord & sud).
La durée du processus, de Paix, prend fin en principe, avant octobre 2006, date à laquelle, sera tenu un scrutin démocratique incontestable. Il est à constater que durant le processus de paix, les candidats préparent leur campagne électorale.
La course à la Magistrature suprême pour les candidats, leurs partisans de Côte d'Ivoire et de l'extérieur, est en passe de rentrer bientôt dans toutes ses phases vulgaires par la polémique et les propos outrageants. Des Directeurs de campagne programmeront bientôt leurs combats qu'ils espèrent mener à la gloire, il ne s'agirait pas d'ouvrir palabre et d'endosser la responsabilité ; mais d'attirer dans des querelles, tous ceux qui sont de la même sensibilité politique que soi. Dans la foulée, tout va s'apprêter à bondir éventuellement, comme un cabri matinal. Les candidats (chefs de partis), les responsables des Forces Nouvelles (ex-rebellion), toujours avec leurs éléments, font des propositions de sortie de crise, des remarques et portent des objections, en détachant chaque mot devant la Communauté Internationale, la presse, c'est une position éthique ; donnent des instructions à leurs partisans.
Depuis l'avènement de cette crise, on s'est échiné à persuader que prendre une position dans le conflit, passe devant les rapports humains qui sont cependant parallèles à la politique. Souvent, dans la plus grande confidentialité, les partisans se déconseillent de "ne pas faire preuve d'un excès de pessimisme, après avoir pêché par pessimisme". Les conflictuelles relations entre l'opposition politique et armée (Forces Nouvelles, ex-rébellion) et le Président Laurent Gbagbo, ont été le centre de rayonnement d'un désaccord entre ivoiriens du nord et du sud, ivoiriens anti-pouvoir et partisans de pouvoir: ce qui a cependant, depuis ces années conflictuelles écoulées, mis en cause les rapports humains, amicaux et même fraternels. Des critiques, des rumeurs nauséabondes, la mauvaise gestion des informations par les journaux donnent le plus grand mal à l'aise.
Un débat sérieux entre les candidats devant les ivoiriens, devraient enterrer les règlements de compte pour asseoir la solidarité, la fraternité ;, mais cela serait difficile, car les familles des victimes de la guerre, entendent à tout casser, découdre éventuellement avec ceux qu'ils accusent d'être les assassins. Les échanges de courtoisie, ont été détériorés et devraient se poursuivre ultérieurement, la paix une fois retrouvée et après l'élection incontestée d'un nouveau président. Le contenu des relations se est embrouillé, les initiatives se sont foisonnées.
Les consciences se sont profondément endormies et se réveilleraient difficilement. D'autant que nombreux sont ceux qui s'abstiennent de raccommoder les rapports humains, fraternels, se culpabiliseraient probablement et ultérieurement en s'engageant certes, à prendre acte de leurs erreurs et mener des critiques et autocritiques. Certains croient à savoir que Laurent Gbagbo était entrain de bien construire la Nation, d'autres objectent cette hypothèse en se ralliant à l'opposition politique et armée. Pour le pouvoir, ceux-ci incarnent ceux qui se sont rebellés contre la Nation, ils sont pris pour des marionnettes de l'impérialisme français.
Quand proposait la Communauté Internationale des processus de paix à plusieurs reprises, élaborées dans de variés pays, les propositions furent entérinées par les parties du conflit. Et les idées se sont prêtées à confusion, vis-à-vis de ces suggestions de sortie de crise. Le pouvoir de Laurent Gbagbo, selon, lui, ne se laissera jamais "phagocyter" par des décisions qui ne l'arrangent pas, mais l'hexagone pris pour impérialiste, qui occupe militairement la Côte d'Ivoire et qui pillent les ressources de l'Eburnie. Quelquefois, le pouvoir acceptait certaines décisions de la Communauté Internationale ou de ses opposants, mais en faisant part du peu d'enthousiasme.
Des rencontres de tous azimuts. Des partisans alternatifs permanents dans toutes leurs expressions, des vocabulaires guerriers. L'avenir se prépare dans la résistance, mais pour gagner. La présidentielle d'octobre 2005 n'a pu être tenue, cet échec ballonnait les candidats ; l'élection a alors été ajournée (octobre 2006). Les opinions sur les critères d'éligibilité prévus par la loi fondamentale, ont été discutées contradictoirement, des années durant. Ce qui fut un premier facteur qui mit le processus de paix en retard. L'étau se serait autour du processus de paix (prison à ciel ouvert). Lorsque les candidats se frottaient les mains depuis les quelque trois ans de crise, les négociations et les pourparlers débutèrent, se poursuivirent, se poursuivent...
La Communauté Internationale n'a pas reçu à calmer le jeu. La situation tournait toujours au vinaigre. Les bons amis sont devenus des ennemis, les frères qui ont différentes positions partisanes, sont devenus des ennemis. Quand un partisan d'une partie du conflit outre que la sienne passe, le silence se fait total. Une partie du conflit voit toujours l'autre et réciproquement, comme celle qui mène la politique de l'autruche, les nouvelles courraient dans les coulisses aussi vite que leur ombre.
Un Premier ministre de transition et un Groupe de Travail International investi dans la précipitation par des décisions hâtives de l'Opinion Internationale, ont eu quelques problèmes avec le pouvoir qui les voyait en gendarmes de l'impérialisme français. Lequel manipule les Nations Unies dans ses conférences dans la maison de verre de New York. Le premier ministre pourrait cependant, accomplir la mission qui lui est assignée. Il y a qu'en même, quelques indices révélateurs de son succès dans un très proche avenir. Rien que par les pourparlers sur les conditions du désarmement, qui est le problème le plus primordial.
Le psychodrame va bientôt marquer la vitesse de la course à la magistrature suprême. Les lacunes béantes et le baromètre des relations entre le pouvoir et son opposition, ne cessent de faire les gros titres de la presse. Des relations entre anciens collaborateurs dans l'opposition avant la crise, sont restée "lettre morte". Les candidatures ont marqué des notions de rivalité, de course à la Présidence. Ce qui a fait aussi, par le passé, le caractère d'un dossier miné (Henri Konan-Président et Alassane à l'opposition) cela a fait retenir les leçons et créer des contentieux. Il ne s'agissait pas d'un virage à 18 degrés, car il fallait se parler, discuter de gestion des affaires de l'Etat. Henri Konan et Alassane ont joué dans le grand désamour politique. Laurent Gbagbo et Alassane opposants, le premier a auréolé et embaumé le cœur du second.
Mais un push contre le pouvoir de Henri Konan, l'a converti simultanément en opposant venant joindre son rival Alassane Ouattara à l'opposition. L'avènement de Laurent Gbagbo au pouvoir, a déminé forcement ce dossier. Il fallait collaborer, combattre le FPI de Laurent Gbagbo arrivé au pouvoir.
Tous ces paramètres ne sont plus d'actualité. Néanmoins, Alassane n'a pas accepté de rester sur sa faim : il s'est battu jusqu'à ce qu'on lui restitue son droit, le droit de se présenter candidat à la course à la magistrature suprême.
Il était cependant important, de rappeler le différend, lequel n'est plus d'actualité. Mais, le dossier "pouvoir de Laurent Gbagbo" et l'opposition des "anciens ennemis Henri Konan et Alassane", reste toujours miné et rationnellement argumenté d'accusation et de plaintes rationnelles.
par Diarassouba Nabil
Journaliste indépendant à "Swiss Liberal Press"
- membre de la Confédération du média suisse
- attaché de presse Délégation parti ivoirien RDR-Suisse, sise à Fribourg
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