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    Guinée : Une opposition léthargique, face à un président persécuteur, et arrogant

    Sotelgui S.A

     dimanche 20 mars 2011   

    Avec l’instauration du multipartisme, on a toujours entendu dire que l’opposition guinéenne était la plus bête et, la plus divisée de l’Afrique. Depuis le règlement de comptes DU REGLEMENT de Koundara entre les bandes rivales du CNDD, et la victoire à la Pyrrhus du « leader historique », on peut affirmer sans risque de se tromper, que c’est la fraction la plus médiocre, et la plus violente de cette dite opposition qui est aux commandes du pays.

    Malgré les élections, la témérité et l’abnégation de TOUMBA, la problématique du leadership n’est toujours pas réglée. Cette première élection présidentielle libre en Guinée indépendante aurait dû permettre au peuple de designer l’homme le plus apte à surmonter ses divisions.

    Un président garant de la morale politique, exerçant ses prérogatives d’arbitre et de recours définissant, les orientations politiques pour répondre aux attentes du plus grand nombre.

    En réalité, dans les urnes, les citoyens guinéens avaient effectivement fait ce choix, en donnant 27% de leurs suffrages à M. SIDYA TOURE. Ce qui éliminait de facto, M. ALPHA CONDE (11% des voix) de la compétition électorale. Mais les réseaux mafieux de l’armée sous la houlette du Général autoproclamé, tueur né SEKOUBA KONATE, avec le concours de la nébuleuse Françafrique en ont décidé autrement. Et peut-être dangereusement dans un futur plus ou moins rapproché.

    Nous avons donc un Président réputé démocratiquement élu, persécuteur, dont le seul programme connu jusqu’à maintenant, est le règlement de compte.

    Désormais la Guinée est sous la coupe réglée d’une Françafrique privée, composée de quelques entreprises privées françaises, chinoises, quelques groupes sud-américains notamment brésiliens, et d’une fraction de l’armée guinéenne qui en constitue le bras armé.

    Le maintien des Généraux prédateurs et criminels (Mathurin Bangoura, Korka Diallo, Toto Camara) dans ce gouvernement de pieds Nickelés, feraient pâlir de jalousie les mafiosi du monde, à contempler ce clan des siciliens à Sékoutouréyah.

    Je rappelle que ces « généraux » sont tous gravement impliqués dans les viols et massacres du 28 septembre2009, au stade du même nom à Conakry. Il est donc vraisemblable que c’est pour les mettre à l’abri de toute poursuite judiciaire, internationale ou/et nationale, pour crimes contre l’humanité, qu’ils ont exigé et obtenu d’être dans le gouvernement. Une toile d’araignée dont le locataire de SEKOUTOUREYA serait le point cardinal, et des cadres indélicats de l’ère Conté, est tissée autour de notre pays.

    Ainsi, le dispositif de répression est prêt. Les réseaux mafieux étrangers et locaux peuvent piller tranquillement. Les MATHURIN BANGOURA, KORKA DIALLO et autre Aboubacar Sidiki dit Idi AMIN, sont prêts à utiliser leurs armes contre les populations affamées.

    Dans cette Guinée qui ne parle que de paix, de justice et d’amour ce n’est pas assez de dire que c’est la violence qui a toujours triomphé. Elle triomphe encore avec satisfaction, orgueil, et un contentement de soi qui donne la nausée.

    La vraie réponse à la violence n’est certes pas la fureur ni la vengeance. Elle est dans une fermeté et le respect de la loi également éloignée de la démission et de l’hystérie. L’acceptation du résultat contestable d’un vote lui-même contesté, ne doit pas être une soumission. La soumission est le reflet de la lâcheté, et le premier pas vers la servitude. N’oublions pas que la peur du tyran le rend plus tyrannique. La peur du bourreau le rend plus cruel.

    Cette nouvelle opposition doit se réorganiser et, revoir sa stratégie de conquête rapide du pouvoir. Elle doit mettre tout en œuvre pour combattre toute politique qu’elle estimera néfaste pour la Guinée et les guinéens.

    Ce n’est pas seulement son droit : c’est son devoir.

    Elle doit éviter les pièges du passé funeste de notre pays qui en ont fait un pays arriéré. Sortir de sa naïveté légendaire et, son enthousiasme suicidaire, se méfier de ces nouveaux vainqueurs. Elle doit tout mettre en œuvre pour éviter les pièges de la « Démocratie Apaisée ». Technique issue de la démocratisation des années 1990, qui consiste à prendre l’opposition en otage dans un jeu institutionnel manipulé par des spécialistes de la mouvance « françafricaine ».

    Dans ce jeu machiavélique , il est conseillé à l’ « élu» d’inviter les partis politiques insignifiants d’opposition à une large concertation, et de leur proposer des strapontins dans un gouvernement d’union Nationale, et la conquête de quelques sièges à des scrutins secondaires tout en excitant leurs appétits rivaux dont le but est de la diviser.

    Souvent elle en sort très affaiblie et humiliée. Ainsi la tenue de cette concertation vaut légitimation. Le nouveau Président devient de fait l’homme incontournable et l’incarnation d’une certaine Unité Nationale dont par ailleurs il abîme les enfants. Il devient ainsi une figure emblématique de cette démocratie s’appuyant sur SA CONSTITUTION pour s’installer à vie au pouvoir.

    Dans cette situation, l’opposition se trouve coincée dans un terrible piège. Si elle refuse la tricherie, elle est qualifiée d’anti-démocratique, voire de terroriste en cas de contestation aggravée. Sinon, elle s’incorpore en douceur dans une bureaucratie subalterne. Elle n’a alors comme choix politique que la répression ou la collaboration.

    Dans les mois prochains, si le Président respecte la Constitution, s’il ne subit pas de pressions, il doit organiser des élections législatives. A cette occasion la nouvelle opposition doit se, mobiliser pour dénoncer sans concession les erreurs d’orientation politique, les dérives dictatoriales du pouvoir, et exiger que l’armée devienne une armée républicaine.

    S’il n’est pas de démocratie sans élections, les élections, même avec le multipartisme, ne font pas, à elles toutes seules, la démocratie, en particulier lorsqu’elle confère à l’élu un pouvoir démesuré et incontrôlable. Ce qui a toujours été le cas en Guinée.

    Malheureusement, la tenue d’élection même régulière bien qu’elle soit indispensable, ne suffit pas à faire la démocratie. C’est particulièrement flagrant dans les pays comme le notre, où la politique du ventre héritée du PDG et, amplifiée par le clan des prédateurs de Lansana Conté est toujours actuelle.

    De nombreux partis politiques dans un tel système ne sont que des véhicules d’intérêts économiques qui cherchent à accéder à l’Etat pour en tirer des avantages indus, voire criminels. Or la démocratie c’est le refus de l’arbitraire avant d’être un quelconque programme de développement. Toutefois parmi les facteurs qui contribuent à enrayer la bonne implantation démocratique, l’absence d’un système judiciaire impartial et d’un appareil législatif désintéressé n’est pas moins importante.

    La Guinée de la deuxième République se voulait être un Etat de droit. En réalité elle fut celle de la Kleptocratie, des voyous mafieux du clan militaro-affairiste qui appauvrirent le pays. Ses dirigeants politiques, ses hommes d’affaires, se révélèrent incapables de comprendre que la liberté économique est un complément indispensable de la liberté politique pour parvenir à la prospérité et à la paix.

    Il n’y a pas lieu de laisser à ce pouvoir ce que nos compatriotes ont l’air de croire comme un droit, c’est-à-dire le fameux « état de grâce ». On accorde un délai de grâce à quelqu’un dont on pense qu’il peut s’améliorer, qu’il a un projet utile au plus grand nombre, et que, avec le temps, il peut extérioriser ses compétences.

    Au demeurant, c’est une courtoisie croisée que les partis politiques de pays démocratiques s’imposent à l’égard d’une nouvelle majorité à laquelle le pays vient de confier son destin. Or ici, nous ne sommes pas du tout dans cette configuration.

    L’incapacité du président, d’ailleurs dépourvu de projet, est évidente. C’est un autocrate en puissance. Il se comporte en chef de bande. N’oublions pas qu’en si, peu de temps, il peut mettre le pays à feu et à sang. Son discours de KINDIA en témoigne. C’est maintenant qu’il nous faut récupérer notre pays. Il n’y a pas de 100 jours.

    Les dégâts qu’il est susceptible de commettre pendant ces cent jours peuvent être irréparables. Lui, il peut aller ailleurs. Nous, nous sommes de ce pays, nos ANCÊTRES y sont enterrés.

    Comme toujours, pour lui, les autres sont responsables de son incompétence. Dès après son investiture, le nouveau Président prit le commandement de l’armée mais n’est pas assuré de sa loyauté. Il dit que : « L’Armée est un véritable problème. Elle capte 30% du budget. Bien sûr, il faudra envoyer beaucoup de militaires à la retraite. Mais il faudra organiser un vrai système pour ne pas plonger les gens dans la misère».

    Pour parer au plus pressé, il annonce une augmentation de 100% de leur salaire, et prétend leur redonner leur dignité. Mais pour le faire, il les désigne d’abord comme coupable d’avoir laissé les « caisses » vides. Non ! C’est au peuple de Guinée victime de la barbarie de sa soldatesque qu’il faut redonner sa dignité. Les massacres perpétrés par cette Armée contre son peuple sont légions. Ceux de juin 2006, de janvier et février 2007, du 28 septembre 2009 et, ceux qui vous ont permis de vous installer à Sékoutouréyah sont encore frais dans les mémoires.

    L’enjeu véritable est comment transformer cette armée qui est le bras armé du CRIME INTERNATIONAL qui sévit en Guinée, pour en faire une véritable armée Républicaine. Comment le président compte-t-il s’affranchir de cette tutelle malveillante.

    Appeler à la loyauté de la grande muette qui sait faire du tapage lorsqu’elle veut surtout de l’argent ne suffit pas. Son Général qui a mené la transition dans les conditions que l’on sait, vient d’être récompensé par l’Union Africaine. C’est son droit. Mais les autres Généraux qui savent comment tout cela s’est passé ne tarderont pas à suivre l’exemple de leur chef.

    Le nouveau pouvoir éprouvera les pires des difficultés à s’extraire de cette dictature militaire vénale, s’il ne fait pas de lutte contre l’IMPUNITE SON CHEVAL DE BATAILLE. Car le principal problème qui se pose à La Guinée et, qui constitue l’un des plus gros obstacles à son développement et, à la réconciliation des guinéens, est l’IRRESPECT GENERALISE DES LOIS.

    Jamais une politique n’a été jugée sur ses intentions. Elle ne l’est que sur ses résultats. Il y a des promesses très difficilement réalisables. Les guinéens ne tarderont pas à s’en rendre compte.

    Comment ne pas tirer la conclusion des contradictions de la politique actuelle : ou bien le gouvernement actuel a trompé les guinéens, sciemment, volontairement, ou bien il est composé d’incapables qui ne sont pas en mesure de tenir leurs promesses fallacieuses. Ou les deux à la fois ?

    La déception sera d’autant plus cruelle que les promesses auront été inconsidérées et que les expériences auront été plus vives. Seul le temps qui passe et les réalités des choses pourront faire la différence entre la solidarité légitime et la trompeuse démagogie.

    L’opposition doit exiger des changements draconiens dans la conduite des affaires de l’Etat, être porteuse des attentes du peuple guinéen, pour éviter la montée de la violence et, un rejet social massif qui conduiraient à l’instar d’autres pays le peuple dans la rue.

    A moins que le Dr. TOUMBA ne revienne rectifier la bévue d’El Tigre, qui rumine toujours son amertume loin de l’ambiance de Conakry qu’il affectionne tant. Eh ! Oui mon cher Tigre, l’exil est la pire des peines surtout lorsqu’elle vous est imposée par la volonté de celui qui vous doit tout.

    Dr. Abdoul Baldé, (Rouen)
    Pour www.nlsguinee.com

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