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Guinée : A qui la faute ?

  samedi 01 avril 2006   

La Guinée doit-elle sa situation catastrophique à « la » paresse de ses citoyens, à leurs démissions ou plutôt à la volonté de ses leaders ?

Les dirigeants Guinéens sont loin d’être irréprochables dans cette désastreuse situation économique, sociale et politique du pays. Mais dire qu’ils sont seuls responsables dans ce qui est arrivé au pays signifie que les Guinéens sont uniquement malades d’eux-mêmes.

Avant de parler des responsabilités des uns et des autres, il faut reconnaître que la Guinée est un pays de paradoxes.
Premier paradoxe : Il est en effet paradoxal que nous importions de la viande, du riz et d’autres denrées alimentaires alors que nous possédons des potentialités agropastorales pouvant permettre de satisfaire notre couverture alimentaire voir même être exportateur dans la sous région.
Au lieu d’encourager le développement agropastoral dans le pays, on a plutôt encouragé l’importation du riz et autres denrées de consommation parce que les commerçants versent des pots de vin et le commerce en Guinée constitue la plus grande source de corruption, de malversation et d’enrichissement illicite des cadres du gouvernement affiliés à la famille ou aux cercles militaro-mafieux qui gravitent autour du Général Lansana Conte.

Il est inconcevable pour un pays qui possède plus de 1200 rivières de ne pas pouvoir accès à l’eau potable. L’eau potable à Conakry est un luxe. Certaines familles font 5 à 10 Km pour s’approvisionner en eau de mauvaise qualité. Par ailleurs, les maladies diarrhéiques causées par la mauvaise qualité de l’eau (cholera, fièvre typhoïde, dysenterie bacillaires et autres formes de diarrhées) tuent les enfants plus que le paludisme.

Deuxième paradoxe : Les Guinéens sont devenus pauvres ou bien se sont-ils appauvris quatre décennies après l’indépendance. Et pourtant notre sol et sous-sol sont riches en pétrole, en aluminium, phosphates, en diamant, en uranium, en or, en fer, en manganèse, etc. Les autres richesses sont le cacao, le café, le coton, le bois, etc.,

Pourquoi, malgré toutes ces richesses, continuons-nous à tendre la main à l’Occident ?

La Guinée est devenue un Etat mendiant sous perfusion par les instances financières internationales. La fierté et la dignité nationales du début de l’indépendance appartiennent à l’histoire. Au lieu de « préférer la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage », comme le stipule l’hymne national du pays, la Guinée « préfère aujourd’hui, la pauvreté dans l’esclavage, la subordination et la dépendance ».
Le pays qualifié de scandale géologique hier s’est transformé en scandale humain.

Pourquoi la faim, l’ignorance, le sida et certaines maladies qu’on croyait vaincues continuent à y faire des victimes ?

Pourquoi l’espérance de vie y diminue année après année ?

Pourquoi, les dépôts d’ordures de Conakry sont devenus les destinations de préférences des enfants au lieu d’aller à l’école ?

Pourquoi toutes les villes et villages du pays tardent à y être dotés de routes, d’écoles, d’électricité, de dispensaires et de châteaux d’eau ?

La raison est simple :

1)-Les dirigeants Guinéens, aidés par certains diplômés (mais pas intellectuels) se sont enrichis et ont enrichi leurs familles, ethnies et copains au détriment de la nation ;
2)-Parce que « les Guinéens n’ont pas compris qu’avec toutes les ressources que le pays possède, il fallait initier d’autres systèmes économiques, fondés moins sur l’importation des denrées alimentaires mais plutôt sur le développement et le renforcement des capacités agropastorales qui existent ;
3)- Le parti unique de la première République et le régime militaro-mafieux qui a suivi la fin de la première République ont anéanti toute créativité et poussé à l’exil bien des intelligences, refusant de reconnaître que le premier et le plus précieux capital d’un pays se sont ses citoyens ;
4)-Nos dirigeants se sont accrochés à de micro-Etats pendant que les autres peuples étaient en train de constituer de grands ensembles.

Pour nécessaire et pour vraie qu’elle soit, cette explication du malheur Guinéen ne nous paraît pas suffisante pour la simple raison que chaque Guinéen a sa part de responsabilité dans le désastre du pays. Cette fatalité indélébile, cette passivité éternelle, cette résignation perpétuelle, cette démission constante de la société civile sont certainement des facteurs qui ont contribué grandement à la situation honteuse de misère dans laquelle divaguent tous les guinéens.

Depuis l’indépendance de la Guinée en 1958, 40 ans, les deux chefs d’Etat Guinéens ont une gestion patrimoniale des ressources nationales. Despotes, ils ont été courtisés, corrompus et soutenus par les grandes mafias internationales.

Il est grand tant de réfléchir et tirer les leçons de notre malheur. Certains Guinéens donnent l’impression et l’apologie que le salut de la Guinée se trouve dans l’oubli ou le mépris de son passé, que tout y est négatif et que les regards sur son passé n’auraient rien à offrir aux peuples.
La Guinée n’est pas le seul pays a être colonisé puis demander son indépendance. Beaucoup de pays se sont ressaisis face aux réalités mondiales.

Les dirigeant Guinéens ont toujours et fermement nié leurs responsabilités dans le chaos du pays accusant Paul et Pierre. Si ce n’est les Guinéens en exil, se sont les partis politiques ou alors les puissances coloniales ou alors d’autres facteurs externes du pays.
Le responsable réel est bien celui qui se sert des failles d’une communauté pour la détruire.
Quelle malhonnêteté ;
Quelle lâcheté !
Quelle honte !

Où est la conscience de nos dirigeants, leurs patriotismes et leurs devoirs face à leurs obligations de « diriger » ?

« Bien sûr, la responsabilité des malheurs de la Guinée ne peut être attribuée aux seuls facteurs externes : la Guinée est aussi « malade d’elle-même et de ses leaders ». Il suffit d’évoquer le pillage organisé des ressources nationales par les classes dirigeantes qui vont jusqu’à faire de la corruption une méthode de gouvernement.

Bien sur, il est question de mentionner le poids des réseaux mafieux et des lobbies qui ont infiltré le pays et qui contrôlent les ressources stratégiques et soutiennent la dictature corrompue du Général Lansana Conte. Il est aussi temps de rappeler aux Guinéens que la plupart des guerres et des conflits qui n’ont cessé d’appauvrir le continent noir ne peuvent se comprendre en dehors des enjeux géopolitiques et économiques que constituent le pétrole, l’uranium et le cuivre, le diamant, le cobalt, l’or ou l’aluminium que se disputent des puissants groupes d’intérêts. Si rien n’est fait, la Guinée risque de payer fort de son infestation par cette mafia qui a fait ses preuves au Zaïre, actuelle République Démocratique du Congo, en Cote d’Ivoire, Liberia et la Sierra Leone et ailleurs en Afrique.
L’occident n’a pas d’amis mais des intérêts économiques à protéger à tout prix, telle est la politique mondiale de la globalisation. L’occident s’enfiche de la démocratie et des droits de l’homme. Ce qui compte et gouverne sa politique, se sont les intérêts financiers. C’est la triste réalité de la géopolitique mondiale.
Tant que leurs intérêts sont sauvegardés, l’occident soutiendra à bout de bras des régimes dictatoriaux, finance et entraîne des armées monoethniques et prétend veiller, en une sinistre comédie, à la bonne tenue démocratique des chefs d’Etat africains dictateurs même si ces dirigeants sont les plus bornés et corrompus de la classe politique.
Ces appropriations et interventions conflictuelles s’inscrivent dans des systèmes sociopolitiques où les classes dirigeantes manipulent l’ethnicité, la religion ou autres diversités nationales dans le cadre de leurs stratégies de conquête, de pérennisation ou de confiscation du pouvoir.

Il est nécessaire de recourir à l’économie politique des ressources du sous-sol Guinéen, comprise dans la dynamique conflictuelle de la globalisation.
Le vrai développement de la Guinée n’est pas seulement affaire de biens matériels. En outre, il vise la promotion de tous et veille à la non-destruction de l’environnement. Il en découle que la Guinée s’accommoderait difficilement d’un développement qui enrichirait une minorité de Guinéens, ne prendrait en compte que les besoins matériels de l’homme et ne se soucierait pas de l’état dans lequel nous entendons laisser la terre aux générations futures.
De la même façon, on peut douter que les Guinéens soient intéressés par un développement qui ne bénéficierait qu’aux politiques et aux fonctionnaires, qu’ils aspirent à un développement qui leur apporterait le pain mais leur refuserait le droit de penser, de s’exprimer, de croire ou de ne pas croire, de savoir comment le bien commun est géré.

Il n’est pas enfin certain que les Guinéens aient le souhait d’un développement qui ferait table rase de leur patrimoine culturel, qui mépriserait leurs savoirs et savoir-faire.

Le développement qui, à mes yeux, pourrait faire l’affaire de tous les Guinéens est un développement intégral et global, c’est-à-dire permettant à chacun de se soigner, d’envoyer ses enfants à l’école, de se nourrir, d’aller où et quand il le veut, de dire ce qu’il pense sans que cela l’expose à la persécution, à la prison ou à l’exil.

La capacité, pour un pays, de transformer ses matières premières, de diversifier ses partenaires, de faire ce qui est bon pour lui sans être obligé d’obtenir le feu vert de Paris, de Londres ou de Bruxelles est une autre caractéristique du développement intégral et global.

Par Mamadou Diallo, MD
Membre fondateur de l’ANDD
Administrateur de Guinea-Forum, partenaire de Nlsguinee.com


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