Guinée : Guido Santullo nous attaque au couloir présidentiel de la mort
jeudi 23 mars 2006
C’est maintenant évidant, Lansana Conté est bel et bien hospitalisé à l’hôpital universitaire de Genève, précisément au Neuvième étage de la section cluse, unité 9-CL, 9-BL, 9-AL, chambre 9-656.
Jeudi 23 mars 2006, il est 11 h 30 mn, nous sommes quatre étudiants guinéens à se rendre dans cet immense complexe hospitalier à la recherche du dictateur guinéen. Au service d’accueil aucun renseignement n’est fourni, aux ressortissants guinéens, susceptibles de repérer la loge du patient médiatisé de l’hôpital cantonal. Pour mieux coordonner nos recherches, nous avons fixé l’objectif de se partager les différents étages. C’est environ 12h 05 mn que j’ai croisé l’italien, Guido Santullo, à la porte de l’adresse indiquée plus haut en compagnie de plusieurs membres du gouvernement dont La première dame de la république. Je n’ai pas oublié aussi de vous rappeler la présence d’un policier helvétique sur la scène.
Au « couloir présidentiel de la mort », j’ai constaté le puissant
Santullo se guider vers moi tout en me demandant de décliner mon identité et le but de ma visite au 9ème étage. J’ai répondu ses questions par un silence absolu.
Ne pouvant plus nous maîtriser, il fait appelle la police dans le but de nous mettre à l’état d’arrestation. Je n’étais pas de tout paniqué parce que je sais que nous vivons dans un pays de démocratie ,un pays qui a cristallisé son savoir et savoir-faire dans la cause de droit humain.
Après un contrôle policier strict de nos différentes pièces d’identité, la police nous a recommandé de quitter immédiatement le lieu, dans l’espoir de ne plus nous voir au 9ieme étage sans un motif valable.
Pourquoi la sécurité au tour de chef de Wawa à Genève s’est beaucoup développée hier et aujourd’hui ?
La crainte de la presse ou la dégradation de sa santé, seul l’avenir nous dira. Il est tout à fait remarquable que Tout Africain qui passe dans ce couloir est supposé être un agent potentiel de la presse. S’il est difficile de se prononcer sur de l’état de santé du Puissant de la Guinée, vu les difficultés liées à l’accessibilité, il est très important de mentionner que ses jours ne sont pas améliorés à la minute de notre visite.
A l’ endroit que je qualifie « couloir présidentiel de la mort » nous avons aperçu l’homme fort du 3 avril allongé de toute sa taille et couvert du pied à la tête.
Kaba Mamady
Etudiant au département d’économétrie de l’université de Genève
Contact : kabascientifique@yahoo.fr
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