Guinée : Berne doit choisir entre le peuple meurtri de Guinée et le dictateur Lansana Conté
lundi 20 mars 2006
Nous sommes le samedi 18 avril, Il est 8h 30mn à Conakry, la capitale
économique et politique de la Guinée, 9h 30mn à Genève, la ville
internationale par excellence, un avion médical vient d'atterrir à
l'aéroport international de Genève à son bord, l'homme fort du 3 Avril
1984 accompagné par Mr Amara Cissé, Henriette Conté respectivement le
ministre de la santé et la Première dame de la république et quelques
membres de la famille présidentielle. Cette présence de l'homme d'état
Guinéen a été confirmée par le département de Micheline Calmey-Rey.
Selon Jean-Philippe Jeanneret, porte-parole du DFAE (Département fédéral
des affaires étrangères), la présence de chef d'état Guinéen sur le sol
helvétique est d'ordre privé et sanitaire.
Selon nos propres enquêtes dont la fiabilité reste très certaine,
Contrairement aux autres dictateurs africains qui ont choisit de se soigner
en Suisse, à l'instar de Mobutu hospitalisé plusieurs fois au CHUV
(Centre Hôpitalier Universitaire de Vaud), le Chef de Wawa a préféré l'hôpital
universitaire de Genève, au plein cœur de la ville au bout de lac, un
complexe sanitaire équipé des technologies hautement qualifiées et
spécialisé dans les domaines d'urologie, diabétologie, oncologie,
ostéopathie….. Je tiens à préciser que cet établissement sanitaire
public genevois, à réputation internationale, offre dans sa tradition
des prestations cliniques à des nombreux chefs d'état et monarques.
Pour le vaillant peuple de la Guinée et au nom de système de la
démocratisation, une politique cohérente devrait refuser tout visa au
dictateur Lansana Conté.
Le visa "humanitaire" récemment accordé par les autorités fédérales au
président Lansana Conté indigne la Communauté guinéenne en Suisse et
dans le reste du monde. Pour un dictateur de peau dure, l'heure n'est
pourtant plus aux délices des croisières sur le lac Léman. A la seconde
même où je mets en ligne cette correspondance, l'homme fort de la Guinée
est entrain de subir une intervention chirurgicale à Genève visant à
soigner une maladie qui lui ronge depuis des années. Voilà encore les
contribuables de la Guinée vont payer les frais d'hospitalisation de
l'homme qui a passé tous ses règnes au service du mal.
Le peuple martyr de la Guinée déclare ''Il aurait été mieux que le chef
de Wawa soit contraint de se faire soigner en Guinée. Là, il penserait
peut-être à reconstruire et à équiper les hôpitaux qui ont dégénéré en
mouroirs".
L'ensemble de la communauté Guinéenne en Suisse partage la même
incompréhension face à l'attitude de la Confédération. "Il faut que
Berne fasse un choix entre le peuple meurtri et le dictateur. Je conçois
mal comment, d'un coté, on peut refuser un visa aux étudiants ainsi
qu'à mes compatriotes persécutés et, de l'autre, l'accorder à au
détenteur de la dernière dictature ouest africaine", s'indigne un
représentant du parti politique qui a préféré s'exprimer dans l'anonymat.
Pas de visa pour les étudiants guinéens décide la Suisse.
Par un concours de circonstances fortuites, l'octroi d'un visa au général lansana Conté coïncide avec la décision du Conseil fédéral "d'autoriser le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) à
décréter une interdiction d'accès sur le sol suisse aux étudiants
guinéens". Cette interdiction se motive par le refus de visa aux 600
étudiants qui prétendaient venir étudier dans les différentes
universités helvétiques en 2005 et 2006. "Le général n'a pourtant rien
à envier aux étudiants", réagissent le cercle des étudiants guinéen à
Genève, en affirmant que celui qu'ils désignent comme "le compte en
banque ambulant" n'a régné que par la terreur, dès les premiers moments
de l'accession au libéralisme sauvage du géant Guinée.
Je suis persuadé que Lansana Conté a fomenté des coups d'état à chaque
fois qu'il voulait éliminer ses opposants. L'armée et ses divisions
spécialisées tuent en toute tranquillité", renchérit Mr Thierno, qui
cite les unités de cette "machine à tuer" sous leurs éloquents sobriquets.
Ainsi, les "hiboux" qui, dit-il, ne sortent que la nuit pour tuer. Ou la
division spéciale présidentielle (DSP), la mieux armée et vouée corps et
âme au "patron". Conté s'est donné le pouvoir de nourrir et d'affamer
qui il veut", continue une camarade béninoise de Classe, qui s'étonne
donc qu'on puisse différencier Pinochet de Conté. "Pis, précise-t-il, le
premier n'a plus les rênes du pouvoir tandis que le second maintient
toujours la population Guinéenne, et surtout la classe intellectuelle,
dans la psychose de la peur et la crainte".
Nous sommes actuellement dans les couloirs de cet immense lieu santé,
pour obtenir les informations fraîches sur le bulletin de santé du général Lansana Conté.
Nous y reviendrons
kaba Mamady badra
Etudiant au Département d'économétrie à l'université de Genève
kabascientifique@yahoo.fr
Correspondance pour Nlsguinee.com
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