Guinée : Le crépuscule d’un régime à bout de souffle
lundi 20 mars 2006
Le 19 janvier 2005, le clan des extrémistes du régime Conté a voulu affecter la fibre patriotique des Guinéens en orchestrant la fameuse «tentative d’assassinat» contre le grabataire de Wawa. Les chefs d’orchestre de cette piteuse opérette n’ont pas atteint leur but : faire adhérer, comme par le passé, les citoyens à leur macabre gesticulation pour exterminer les dignes fils de notre pays engagés dans le combat contre la médiocrité, l’injustice et le pillage méthodique de nos richesses.
Dès l’annonce de ce machiavélique montage, je demandais aux soldats, sous officiers et officiers de l’armée républicaine d’être vigilants, car c’est une purge dans leurs rangs qui allait s’ensuivre. Les faits n’ont pas démenti.
Au 19 mars 2005, nous serons à deux mois d’Enco 5 sans qu’aucune preuve ne soit brandit. Cela fera deux mois que les Guinéens, de tout statut, sont plongés dans le terrorisme d’Etat. Leur vie est quotidiennement minée par les enlèvements, les séquestrations et parfois de mort d’une violence inouïe.
Je pense à la perte monstrueuse de l’imam, à la tentative de museler la presse, à la privation de droits et liberté aux jeunes étudiants ainsi qu’à nos jeunes militaires qui se meurent depuis bientôt dix ans dans les geôles de Lansana Conté.
Il me vient à l’idée, le kidnapping de Soromou et des autres anonymes.
La Guinée est ainsi entrée dans le cycle infernal de l’insécurité sciemment semée et accompagnée d’une violence étatique rare. Aucune autre population au monde ne peut accepter une telle souffrance.
Doit elle continuer à la subir ? Non et non !
Les fonctionnaires, ceux-là qui puisaient dans les caisses de la République vidées de leur contenu, sont devenus de véritables gangsters opérant désormais à visage découvert lorsqu’ils vont enlever ou kidnapper des citoyens.
Madame Paul Yomba Kourouma a vu s’envoler l’économie réalisée au prix d’un véritable sacrifice pendant des mois, et peut-être, des années de privation. Ce sont 8500 000 FG qui ont été rackettés.
Un autre compatriote venu du Rwanda pour se construire un pied à terre n’a pas échappé à ces nouveaux gangsters de l’administration. Les exemples sont nombreux pour être cités.
Notre Guinée se meurt. Sa jeunesse n’a plus d’espoir et ne peut plus rêver, du rêve des jeunes de leur génération. Ils revendiquent sans qu’aucun soutien ne vienne les soulager.
Alors l’opposition politique, et les syndicats ou simplement les familles que faites-vous ?
Les jeunes républicains de notre armée sont consignés dans l’obéissance à leur hiérarchie alors que celle-ci pavoise dans l’insolence vu leurs privilèges.
La Guinée se meurt parce que son « gouvernement », association et réunion de groupuscules aux intérêts antagonistes, ne cesse d’aggraver la misère du
Guinéen.
Devant ce spectacle, les patriotes doivent redresser l’échine afin d’empêcher le chaos qui couve leur vie.
Les prochains mois font être l’apogée du calvaire des populations guinéennes. La famine va terrasser une majorité de nos compatriotes. Prenons le devant pour éviter la catastrophe qu’alimentent et entretiennent Conté et son système.
Ce système, un ramassis de voyous, de grands bandits, d’anciens dealers, de faussaires et de repris de justice, doit être combattu maintenant avec détermination afin de libérer notre pays avant qu’il soit trop tard.
Unissons nos forces pour cela. Ce n’est plus une question d’homme politique, tous les Guinéens doivent se mobiliser pour la libération de notre patrie Je ne cesse de répéter, seule l’insurrection généralisée et solidaire chassera Lansana Conté.
N’attendons plus longtemps, toutes les conditions sont réunies pour la victoire finale donc à l’assaut ensemble.
Par Jacques KOUROUMA, Paris, France
Directeur de Publication de TamsirNews.com
Une Correspondance pour Nlsguinee.com
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