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Guinée : Revue de Presse de la semaine du 13 mars 2006

  lundi 20 mars 2006   

La semaine du 13 mars a été marquée par l'affaire de la 4ème licence de téléphonie GSM, avec à la clé le décret présidentiel confirmant la concession de cette licence à la société Areeba Guinée S.A. alors que quelques jours auparavant, le premier ministre annulait l'arrêté d'attribution de cette même licence. Tous vos périodiques se sont intéressés au sujet. Bonne lecture...

Dans Le Démocrate N°302, sous le titre : « Le président désavoue le PM, Les dimensions d'une humiliation », Thiernodjo Diallo, écrit : « C'est la première fois que Lansana Conté a un gouvernement aussi divisé, fait d'incompétents, de cupides, de receleurs, de parvenus et de mégalomanes. La même nuit de la signature du décret présidentiel qui désavoue le Premier ministre, ce dernier s'est rendu au plateau de la Cité ministérielle, domicile de Hadja Kadiatou Seth, pour demander au chef de l'Etat les raisons qui ont sous-tendu sa décision. Il faut en tout cas du courage pour demander à un chef d'Etat de s'expliquer sur ses actes. Lansana Conté, gardant son calme, préférera en discuter le lendemain dans un endroit plus approprié pour parler travail, c'est-à-dire le bureau. L'on est donc en droit de se demander pourquoi les rumeurs sur une probable démission du Premier ministre court les rues de Conakry. Est-ce une forme de chantage pour inciter le chef de l'Etat à le remettre en selle et laver ''l'affront'' qu'il a subi ? Tout porte à le croire.

BBL, de son côté, toujours dans Le Démocrate, répond à la question « Pourquoi Cellou Dalein Diallo ne peut pas démissionner » !! Pour lui, certes « Il est de plus en plus question, depuis le décret du chef de l'Etat désavouant son Premier ministre, d'une probable démission de ce dernier. C'est mal connaître l'homme. En tout état de cause, pour démissionner il faut une raison. La plus difficile pour Dalein n'est pas de démissionner, mais de trouver les raisons de sa démission. Dix ans après avoir occupé les charges ministérielles, Cellou Dalein doit posséder une fortune rondelette. A-t-il été un gestionnaire sérieux et sans reproche vivant de son seul salaire ? Peut-il montrer patte blanche devant une commission d'enquête ? » S'interroge-t-il.

Bébel dans le même journal, écrit « 4ème Licence GSM, L'acharnement curieux de Cellou Dalein Daillo ». Dans l'article, le confrère note : « Alors que l'on pensait que le Premier ministre Cellou Dalein Diallo a définitivement enterré l'affaire de la quatrième licence GSM pour laquelle il s'est entièrement consacré tout le long de l'année 2005, voilà qu'il vient de prendre un arrêté pour annuler la convention entre l'Etat et Investcom. Le Premier ministre estime en outre, se basant sur un avis du Conseil économique et social, que le contrat est ficelé et ne comporte aucun avantage pour la Guinée. Ce qui n'est pas l'avis du chef de l'Etat qui, après l'arrêté du Premier ministre, a signé un décret qui valide la convention entre l'Etat et Areeba-Guinée, filiale d'Investcom. Cellou Dalein Diallo ne démord pas ».

Le confrère est persuadé que « Il [Cellou] s'est fait un point d'honneur de casser la convention entre l'Etat guinéen et Investcom Holding. Une attitude qui pourrait être encouragée si le contrat entre l'Etat et la société de téléphonie mobile n'avantageait pas la Guinée. Or, à la lecture du contrat, l'on se rend compte que la partie guinéenne a mis les verrous nécessaires pour prémunir les intérêts de l'Etat. Nulle part l'on ne voit où l'Etat est lésé. Bien au contraire.

Sur l'annulation de ce contrat, le Premier ministre donne raison à ceux qui pensent que sa préférence pour la Sonatel cache quelque chose. Le saurait-on un jour ? Le fond du rebondissement de cette affaire repose sur la compétence ou non du ministre des postes et télécommunications d'attribuer une licence GSM. Il faut rappeler que le même Cellou Dalein Diallo, alors ministre des postes et télécommunications, a attribué deux licences GSM à Spacetel et Intercel, de gré à gré.
Le coût total de ces deux licences n'atteigne pas dix millions de dollars alors que la société Investcom à elle seule cumule 30 millions d'euros. Même avec l'inflation actuelle, il n'y a rien de comparable avec le marché Investcom obtenu après un appel d'offres.

Sidya Touré alors Premier ministre, ne s'est pas mêlé des marchés Spacetel et Intercel. Mais peut-être que Cellou Dalein Diallo ministre des PTT était plus habileté à l'époque pour donner des licences que le ministre actuel ! Il n'empêche que selon le ministre Sultan, trois lois qui réglementent la question lui permettent d'attribuer cette licence. Au Conseil économique et social de revoir donc sa copie. Il y a aujourd'hui une situation économique et financière qui devrait interpeller le Premier ministre plutôt que de batailler autour d'une 4ème licence qui ne lui aura apporté que malheurs et humiliations. En est-il seulement conscient ? »

Dans L'Observateur N°305, Tibou Kamara s'interroge : « Après le décret d'attribution de la 4ème licence GSM à Investcom, Que doivent faire Cellou Dalein et le gouvernement ?

Pour lui, « Il n'est point besoin de commenter le décret présidentiel. Cependant il a une incidence qu'il serait mal honnête d'occulter. D'abord le désaveu, pas celui uniquement du Premier ministre, comme voudraient le faire croire certains, dans leur haine aveugle, et dans leurs ambitions plus connues qu'ils ne l'imaginent et peut-être que le temps est venu de révéler pour expliquer un certain acharnement. En effet s'il y a désaveu, c'est celui de toute l'équipe gouvernementale. Car c'est le gouvernement de la République de Guinée dont la coordination aujourd'hui est assurée par Cellou Dalein Diallo qui, dans son ensemble et après débat, s'est prononcé en faveur de la SONATEL.

Cellou doit partir pour favoriser une redistribution des cartes pour laquelle il est l'obstacle majeur. Parce que certains sont depuis longtemps dans la perspective de l'après Conté. Les hommes sont-ils seulement maîtres de leur destin ? »

Dans un autre article, toujours dans L'Observateur, Tibou Kamara, sous le titre : « Crise au sommet de l'Etat, Ces personnes qui ont pris l'Etat et les Guinéens en otage », écrit : « Il est nécessaire de revenir sur les péripéties du décret du mardi 07 mars qui certes a le mérite d'avoir mis fin aux tiraillements autour de l'attribution de la 4ème licence GSM, mais hélas, malgré le chef de l'Etat, voire contre lui, consacre le triomphe - pour combien de temps encore ? – d'un clan sur l'Etat ».

La Nouvelle Tribune N°349 aborde le sujet d'abord dans sa rubrique ''L'opinion sur Tribune ou le ''Repère''. Elle classe « Cellou Dalein Diallo, Premier ministre » dans la catégorie ''Mal en point'' : « En déjugeant publiquement son Premier ministre, le Président de la République assène à Cellou Dalein Diallo le plus dur coup de sa carrière politique et administrative, qui lui fait vivre des moments très inconfortables dans l'exercice de ses responsabilités étatiques. L'annulation par décret présidentiel de son arrêté A/2006/1040/PM/CAB lui-même annulant une mesure du ministre des PTT attribuant la 4ème licence à la société Areeba-Guinée, filiale du groupe Investcom Holding, est perçu par l'opinion comme l'acte d'affaiblissement total de Cellou Dalein Diallo ».

Le directeur de la publication Abdoulaye Condé sous le titre : « Le Général tranche » mais « Le ''combat'' continue pour Dalein » estime-t-il avant de développer : « Après un an de polémiques, de disputes, de déchirements, d'attaques et contre attaques autour de l'attribution de la 4ème licence de téléphonie mobile sur fond ''d'indifférence'' présidentielle, le Général Lansana Conté s'est finalement prononcé en faveur d'Investcom et du ministre des PTT, Jean Claude Jacques Sultan, au détriment de la SONATEL et du Premier ministre, Cellou Dalein Diallo. Cette décision présidentielle désavouant celle du Premier ministre n'est pas forcément une surprise. Pour Cellou Dalein Diallo, après le choc des premiers jours, la résistance et le combat continuent. Si ce décret a le mérite de clarifier enfin la position du Général Lansana et de mettre fin à un des points de cacophonie dans le fonctionnement du gouvernement, il est loin de surprendre les observateurs avisés de la crise entre la Primature et le Ministère des PTT ou, pour être plus précis, entre le Premier ministre cellou Dalein et le ministre des PTT Sultan autour de l'attribution de la 4e licence.

Malgré le double jeu ou l'indifférence dont il a été soupçonné de cultiver dans cette guerre se déroulant sous ses pieds, une analyse froide des différents épisodes du dossier montre que, véritablement, le Général Lansana Conté n'a jamais épousé la position de son Premier ministre ».

D'autre part, le confrère souligne : « Les quelques 18 millions de dollars déjà payés ont largement aidé l'Etat à faire face à certaines obligations financières notamment le service de la dette avec la BID et d'autres institutions financières ».

A propos de ces 18 millions, La Nouvelle N°071 révèle : « Selon Facinet Fofana, ancien ministre des mines, ce montant a été reversé dans le compte de Guido Santulo pour compenser une bonne partie des prêts contractés par l'Etat guinéen avec l'entrepreneur italien qui investit dans le bâtiment et des travaux publics en Guinée. Certains s'interrogent sur l'authenticité de ce décret du 07 mars 2006 qui a humilié Cellou Dalein Diallo et le contraint à la démission pour éviter de subir le même traitement que Sidya Touré.

Et La Nouvelle Tribune de noter « Le président de l'Assemblée, Aboubacar Somparé a tenu à se rendre à la présidence pour signifier au Général que ce décret, dont son institution est fière, a rétabli la crédibilité du pays qui, dit-il, était sur le point d'être assimilé à un ''état voyou'' ». Dans son récit des faits, Abdoulaye Condé écrit : « Ce décret a produit un électrochoc sur le Premier ministre. Cellou Dalein Diallo a été partagé entre la démission et la résistance. Les deux premiers jours, la tendance était assez forte vers la démission. Des ministres et personnalités qui ont pu le voir ont tenté de l'en dissuader. Finalement, les nuits portent conseil, le Premier ministre a décidé de continuer la résistance et de combattre. De toutes façons, de nombreux observateurs estiment que Cellou Dalein Diallo pourrait s'exposer à des représailles, s'il décidait de passer de l'intention à l'acte de démission. Ils soutiennent que c'est le Premier ministre qui doit tout au Président de la République et non l'inverse. Le bureau du ministre secrétaire général, depuis cette affaire, ne désemplit point et ses téléphones ne cessent de sonner. Perçu comme vainqueur de cette situation, des ministres, hauts cadres et opérateurs économiques dont certains étaient considérés d'être proches du Premier ministre, ne cessent de lui faire acte d'allégeance ».

L'Indépendant N°673 est le journal qui aura fait une révélation pour le moins surprenante : « Après le désaveu, La lettre de démission de Dalein rédigée » et que « ses effets personnels ont quitté la Primature ». L'auteur de l'article, Bébel de noter : « Largement perçu par l'opinion et par Cellou Dalein lui-même, comme un désaveu du président de la République, l'acte pris par Lansana Conté continue de faire des vagues. On parle de plus en plus d'une lettre de démission que Cellou trimbale avec lui. On parle aussi d'un imminent bouleversement du gouvernement. C'est la première fois qu'un décret autorise une société étrangère à s'installer chez nous, nul ne perd de vue qu'il est survenu à la suite d'un arrêté du Premier ministre, en date du 03 mars, qui annulait ''radicalement'' et au mépris de toutes les procédures la licence attribuée à cette société. Le président a ainsi mis fin à des turpitudes ministérielles infantiles autour d'une affaire de simple licence à attribuer. Chose qui ne dépend que d'une bonne lecture technique d'un appel d'offres. Mais, évidemment, comme peut le laisser supposer l'acharnement hors norme de Cellou Dalein, quand des intérêts majeurs sont en jeu, la peur de ne pouvoir tenir à ses engagements - surtout quand une part du pactole a connu des placements divers - à des maladresses du type fatal pour un homme politique. C'est peut-être ce qui est arrivé à l'actuel Premier ministre ».

Bébel soulignera plus loin, avec force : « Le président de la République a tranché dans une affaire qu'il estime être une des bases de la cacophonie et de la division gouvernementales ». Pour ce confrère, qui semble très remonté : « On peut, pour chercher à savoir ce qui fait que le magistère de Cellou soit entaché de discordes, faire un rapprochement des ministres qui ne s'entendent. Cellou Dalein ne s'entend pas avec Fodé Bangoura. Alpha Ibrahima Kéïra n'est pas d'accord avec Cellou Dalein. Cellou Dalein et Jean Claude Jacques Sultan ne se chauffent pas au même foyer. Madikaba bat froid à Cellou Dalein. Cellou Dalein et Jean Paul Sarr sont comme chien et chat. Zogbélémou et Cellou Dalein sont dos à dos. Cellou Dalein et Djènè Saran ne conjuguent pas le même verbe. Mariam Aribot et Cellou Dalein ne se passent pas la kola. Le nom de Cellou Dalein Diallo revient toujours ». Pour conclure ce chapitre, il tranche : « Quand on a un problème avec tout le monde, c'est qu'on est soi-même le problème ». D'ailleurs, selon Bébel : « Ce n'est pas la volonté de démissionner qui manque au premier ministre, mais cette volonté s'arrête à sa phase d'intention. On raconte, et la rumeur trouve son origine dans l'entourage même du Premier ministre, que Cellou Dalein a rédigé sa lettre de démission qu'il trimballerait avec lui depuis le jeudi 9 mars, jour du conseil ministériel extraordinaire avorté ». Révélation : « Le vendredi 10 mars, une Pajero à immatriculation temporaire est venue délivrer des bagages à la Primature, colis forts ressemblants aux affaires du locataire des lieux. Ce fait peut être perçu qu'un chantage que comme une précaution pour éviter un déménagement sous les quolibets des petits railleurs dont ne manque pas la presqu'île du Kaloum. Et le suspense ainsi entretenu, plus douloureux encore pour les ministres, est devenu un supplice pour Cellou Dalein qui, enfin de compte, ne désire plus qu'une seule chose : que le président prenne un acte. Simplement un acte, qu'importe son avantage pour lui ». Pour terminer ce chapitre, il estime : « Qu'il soit démis, conservé au poste, muté ailleurs, rétrogradé ou même à la disposition de l'agence de lutte contre la corruption, tout sauf ce silence. Mais une chose est claire, Cellou n'a ni les arguments, ni le courage de démissionner. S'il circule avec sa lettre de démission, c'est pour prouver à son entourage et se prouver à lui-même que si on lui donnait les moyens, il aurait démissionné, comprenne qui pourrait ».

Le Diplomate N°183 titre : « 4ème licence à l'INVESTCOM, Quand Conté piétine les arrêtés de Cellou ». Pour l'auteur de l'article Maséco Condé : « Il (Le Chef de l'Etat) donne un coup de sabot aux deux arrêtés de PM qui annulait la même convention de concession accordée au nouvel opérateur de télécommunications cellulaires. Ce qui met fin à ce long dossier qui engageait l'autre candidat, la Sonatel, une firme sénégalaise aux intérêts français, ''soutenue'' par Cellou Dalein ». Il rapporte d'autre part, « Cellou Dalein signera quatre jours plus tard un second arrêté dont le premier article stipule : ''l'application de l'arrêté n°1040/PM/cab du 03 mars est subordonnée à la prise en charge par la Sonatel, adjudicataire provisoire des coûts financiers résultant de cette annulation'' ». Le confrère estime que « C'est là où le PM, aux dires de moult observateurs s'est lamentablement planté, car aucun lien ne rapproche les deux sociétés qui étaient intéresses par l'octroi de cette licence téléphonique ».

Pour Diallo Alpha dans Le Populaire N°78, « Que Cellou reste ou qu'il parte, le problème, c'est le système Conté ». Le confrère, faisant des jeux de mots, écrit, très amer : « Qu'on colle ou qu'on chante, celles et ceux qui ont préparé le projet de décret confirmant la convention d'attribution de la 4ème licence GSM à Areeba S.A., la filiale d'Investcom Holding, en foulant l'arrêté ministériel portent la responsabilité de la déliquescence morale de la République en général et de l'exécutif en particulier. L'histoire en reparlera ». Et comme pour répondre à la rumeur de la lettre de démission ou autre concernant Cellou, il écrit : « Au regard de toute cette situation dont la toile de fond se trouve dans la perversion de l'Etat, qu'une lettre de démission a été rédigée (par qui ?), que ses effets de la Primature, qu'il a roulé au volant de sa Renault 5 rouge, qu'il a reçu qui l'ont prié de rester, des hommes politiques pour le consoler, des membres de famille présidentielle toujours à ses côtés accrochés au téléphone...Ouf ! »

Dans un autre article, qu'il titre « Présidence de la République, On chante et on colle, pourvu qu'on ne gourre pas sur les décrets », Diallo Alpha écrit « En tout cas quand un Premier ministre est désavoué de la sorte par son Président qui lui a donné pourtant des instructions, il y a lieu de se poser des questions sur la nature de notre Etat et la santé de ceux qui nous gouvernent ».

Dans un troisième article titré : « Le décret de la présidence n'arrange toujours pas Sultan ! », le confrère rapporte : « En apprenant de l'étranger la confirmation de l'attribution de la 4ème licence téléphonique GSM à Areeba S.A., la filiale d'Investcom holding, le ministre Jean Claude Jacques Sultan en conférence à l'étranger, n'en croyait pas ses oreilles. Il a coupé la conversation et promis de rappeler son correspondant. Le temps de joindre son secrétaire général qui lui confirma « la bonne nouvelle ».

Le Lynx N°729 s'interroge : « Démissionnera ? Démissionnera pas ? Cette fois-ci au moins, les Guinéens doivent exiger une réponse, parce que fatigués de vivre une cacophonie gouvernementale ». L'auteur de l'article, Souleymane Diallo, parle de « 5ème licenciement ». Il estime que « Toute tentative de ''résister'' de la part de ce premier ministre équivaudrait à un sinistre. Tout ce qu'il peut faire au moment où nous écrivons ces lignes, c'est de laisser sa photo derrière la porte pour ceux qui voudraient l'accrocher à la suite de celles des autres ''ex'' du coin. Si le président a signé en toute conscience un décret pour corriger la faute grave de son premier ministre, celui-ci ne peut en tirer qu'une seule conclusion, celle de partir. En vitesse. Son rôle de fusible aura vécu. Si en revanche, quelqu'un d'autre, quelque part, rompu dans les manipulations, a su tirer les ficelles appropriées pour amener le Président de la République à signer l'humiliant décret pour humilier, même à son corps défendant, son Premier ministre, celui-ci doit partir. 1- Parce qu'il aura été humilié. 2- Parce que son rôle de fusible ne sera plus que risible. Tout le temps qu'il restera à la Primature. Or, un fusible ridicule ne « saurait sauver » le Président de la République ».

Pour Bah Mamadou Lamine, toujours dans Le Lynx, « Démissionnera pas. Cellou don't Fall ! ». Le confrère interroge : « La petite cellule arrête, Fory Coco décrète. Le PM a-t-il fauté ? A-t-il pris une mauvaise décision ? A-t-il un arrêté au mauvais moment ? Son arrêté est-il justifié ? ». Il tente de répondre tout en expliquant : « Quel que soit le cas de figure, c'est lamentable. Parce que, avant d'être nommé à ce poste, il avait travaillé avec d'autres PM pour le Général. Il connaît plus que n'importe qui d'autre la ''Fory gouvernance''. Il a accepté sa nomination en toute connaissance de cause. Et s'est engagé sur l'honneur (le sien) de servir le Général et son pays. Il sait que la Primature est anticonstitutionnelle, elle n'est nullement et nulle part inscrite dans la loi fondamentale. Il sait qu'il y a un décret qui le nomme mais qu'il n'y a ni décret, ni ordonnance, ni aucun document écrit qui crée la Primature. Avec une mission précise et un cadre organique clair. En somme, c'est une Primature informelle, virtuelle. Assise sur une décision verbale du Général, adossée sur du vent ». Le confrère d'ironiser : « Le PM doit rester tout simplement pour ne pas faire plaisir à ses nombreux et irréductibles ennemis qui l'entourent dans le gouvernement. Qui font tout pour le pousser dehors. Il ne faut pas leur donner la possibilité de jubiler. C'est guinéen, non ? Enfin, il ne doit pas démissionner parce que dans l'équipe qui veut sa peau, qui peut faire comme lui ou mieux que lui ? Il faut qu'il réussisse à obtenir un programme avec la Banque Mondiale et un autre avec l'Union européenne, nos bailleurs leaders. Il doit faire confiance à celui qui l'a nommé ».

Mohamed Lamine Sylla, dans La Guinée actuelle N°143 tranche : « Renseignements pris, certaines indiscrétions nous apprennent que le Président de la République a pris la décision d'annuler l'arrêté du PM en toute responsabilité. Il n'a pas besoin d'un conseil des ministres pour s'expliquer. Comme quoi, le décret est un acte du chef de l'Etat. Un point c'est tout. « Un conseil extraordinaire des ministres pour quoi faire ? Devant qui le Président de la République va s'expliquer ? Il a signé le décret. C'est normal qu'il mette fin à ce scénario qui n'a fait que durer ! On a trop perdu du temps pour rien. Le Président en avait marre. C'est tout. On n'a pas besoin de réunir les ministres pour expliquer un décret. Ça ne se fait nulle part », c'est ainsi que s'est exprimé un haut cadre rencontré au Petit Palais, le mercredi 15 mars dernier ».

Dans la rubrique ''Repères'' de La Lance N°481, sous le tire « Le Général et ses caporaux », Azoka Bah écrit : « Ça pourrait être le titre d'un feuilleton, celui de la crise au sommet de l'Etat guinéen dont le summum vient d'être atteint, à travers le coup de semonce du Général Lansana Conté sur la tête d'un de ses caporaux, le Premier ministre Cellou Dalein Diallo. Ce dernier, oubliant que « le Général ne discute pas avec son caporal », avait signé un arrêté le 3 mars dernier annulant l'attribution de la 4ème licence de télécommunications cellulaires à Areeba Guinée S.A., filiale d'Investcom Holding. Le 7 mars, il est désavoué par un décret signé du Président Conté, attribuant la même licence à Areeba Guinée S.A. Il n'en fallait pas plus pour relancer le débat autour des fonctions de Premier ministre en Guinée ».

Habib Yambering Diallo parle d'«Une situation inédite en Guinée » dans L'Enquêteur N°101. Le confrère s'explique : « Ce qui vient de se passer ces derniers jours prouve, s'il en est besoin, que cette affaire est pour le moins inédite dans notre pays. En effet, l'attribution de la 4ème licence GSM a depuis, plusieurs mois, entamé sérieusement l'unité et la solidarité du gouvernement guinéen. Le moins que l'on puisse dire est que aussi bien que les sociétés impliquées dans cette affaire que les autres investisseurs observent ce feuilleton, avec amusement et méfiance. Voir deux membres d'un gouvernement se battre comme des lions pour attribuer un marché à une société est le comble du ridicule. Surtout que chacun d'eux bénéficie du soutien de certains de ses pairs, divisant du coup tout le gouvernement. Depuis l'annulation de l'arrêté du premier ministre, les commentaires vont bon train sur l'attitude que va adopter Cellou Dalein Diallo désavoué et humilié par cette décision ».

Dans Le Lynx, on rapporte que le Président de l'Assemblée nationale aurait donné des instructions : « Interdit de filmer ou de photographier la place quasi vide du groupe UPR dans l'hémicycle. Consigne donnée par une haute ponte du Parlement. « Il ne faut pas que ces gens là (FMI et Banque Mondiale, Ndlr) s'aperçoivent de l'absence d'un groupe parlementaire au sein de l'hémicycle. Cela pourrait compromettre le programme formel. Vous devez accepter donc cette censure pour sauver la République.» Consigne bien respectée du côté de la ''TéléCoco''. Suivez le guide télévicié de la RTG, vous verrez tout, sauf les images des fauteuils vacants de la loge de l'UPR. Sompe-la-pipe a aussi des griefs contre les images plénières « on montre des images de députés qui somnolent pour disqualifier l'institution. C'est méchant ! Pour que l'opinion se dise que les députés passent le clair du temps à dormir au lieu de travailler. Le bon journaliste doit plutôt proteger l'image de marque des institutions de la République. Il doit voir tout, écouter tout, toiletter toutes les images, et ne montrer que le bon côté au petit écran. » L'an passé, « vous m'excuserez honorables députés. Je suis attendu à la présidence pour une mission d'Etat. Les réponses à vos questions viendront par écrit. » Cette année, c'est un appel urgent auquel il ne peut renoncer pour raison d'Etat. Les députés dépités par les débinages du ministre de l'agriculture sont vite maîtrisés par Sompe-la-pipe. « Si le ministre a des empêchements, nous ne pouvons lui tenir rigueur. Plénières de session extraordinaires bâclées ; quatre à cinq ministres par jour. Pressés, les députés n'hésitent pas à demander aux ministres de répondre par écrit. Proposition de la Diarrhée, ancien ministre de la pêche « Monsieur le Président, je vous prie d'accepter que les ministres répondent par écrit pour permettre aux députés, de se libérer vite pour aller suivre la Ligue des champions d'Europe.»

Monsieur le Président si vous aspirez à occuper le ''Kibanyi'', ne soyez pas trop exigeant vis-à-vis de la presse. Conseil d'admirateur !

Ces deux sujets bouclent la revue de presse de cette semaine. A la semaine prochaine, Bien chers Internautes.

Ibrahima Sylla
RTG-Conakry pour GuineeConakry.info, partenaire de Nlsguinee.


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