Guinée : Ministère de l’information, plus de deux cent millions de francs guinéens destinés au Trésor Public
Samedi 18 mars 2006
Comme on le sait chaque année tous les départements de l’Etat se doivent de contribuer à remplir les caisses de l’Etat à travers les recettes mobilisées dans les différents services dudit département.
De cette action la Ministre de l’Information Hadja Aissatou Bella Diallo décide de passer déjà à l’assaut en exigeant à la RTG (Radio Télévision Guinéenne) à verser une somme de 160 millions de nos francs au Trésor de l’Etat.
De même, l’organe public du gouvernement le Horoya a aussi été contraint de déposer 120 millions de francs.
A l’annonce de cette décision par la Ministre de l’Information, les responsables de ces medias étatiques ont eu du mal à avaler leurs salives. Ce qui de l’avis de certains observateurs est un véritable coup de balais de la part de Mme la Ministre.
Toutefois, si pour la RTG, la mobilisation de cette somme ne doit souffrir d’aucun obstacle a priori, pour le quotidien national Horoya cette somme constitue un véritable casse-tête pour les responsables surtout quand on sait que le journal a un faible tirage par numéro et son prix est de 1000fg contre 1500fg pour la presse privée.
De l’avis de certains spécialistes la radio nationale (RTG) est longtemps restée dans un laisser aller total. Les espaces publicitaires, les pages nécrologiques, les annonces et autres publi-reportages n’orientent aucun fonds vers les caisses de l’Etat.
C’est pourquoi disent certaines langues la maison a toujours été confrontée à des difficultés d’ordre financier et économique. Des années de fonctionnement n’auraient pas permis à la RTG de s’autofinancer en renouvelant ses infrastructures de bases.
L’on se rappelle d’ailleurs du cas déplorable de la nouvelle maison de la RTG de Koloma qui, jusqu'à présent reste confrontée au manque d’électricité pour faire fonctionner ses équipements.
En tout cas si la Ministre réussi ce coup de balai, nombreux seront ceux qui vont lever leur chapeau pour elle. Car l’origine du mal guinéen est aussi à chercher dans la non mobilisation des recettes pour les caisses de l’Etat. Et surtout aussi que la plus part des responsables confondent ces caisses à leurs propres poches.
Ce qui du coup explique de multiples détournements de fonds de l’Etat ou des fonds octroyés par les bailleurs de fonds.
Une dépêche de Lansana A. Camara,
Correspondant permanent de Nlsguinee.com à Conakry.
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