Guinée : Grève de l'inter Central CNTG-USTG, une semaine dure pour la presse locale
05 mars 2006
Déclenchée par l'inter-centrale la grève des travailleurs s’est étendue sur toute la semaine du lundi 27 février au vendredi 03 mars. Cinq jours d'angoisse et de paralysie quasi-totale du travail dans tous les secteurs d'activité confondus.
La presse écrite privée a été l'un des secteurs ayant subi de plein fouet les conséquences de ladite grève.
Durant la semaine écoulée donc les Lecteurs et amateurs de journaux n'ont pas trouvé un seul numéro dans les kiosques. Evidement les crieurs publics, classés dans les catégories des travailleurs du secteur informel ont été largement sollicités pour soutenir la grève.
« Cette grève a fait une semaine morte pour la presse écrite guinéenne. Aucun numéro n'est sorti des kiosques et les lecteurs sont restés sans leurs journaux' », commente ce vendeur de journaux rencontré auprès de la Banque Centrale BCRG.
Ainsi, parmi les grands Hebdomadaires de tous les Lundi seul le journal satirique le Lynx et l'observateur ont pu atteindre les kiosques ce vendredi 03 mars, soit 5 jours de retard par rapport au temps habituellement précis. Ce qui naturellement constitue un coup dur pour ces organes de presse. Surtout quand on sait que les coûts liés au tirage d'un journal dépasse de loin son prix de vente.
Les autres Hebdo du Mardi, mercredi et jeudi ont tous brillés par leur absence totale dans les kiosques. Même situation pour les bimensuels, les mensuels et les autres magazines spécialisés.
Un confrère travaillant dans un hebdo de la place témoigne : «vous savez cette grève n'a épargné aucun service pas plus que la presse privé qui a été touchée aussi; or l'information c'est quoi de neuf! Donc presque tous les numéros sont à reprendre pour un besoin d'adaptation à la nouveauté des faits'»
Dans presque tous les kiosques de Kaloum les vendeurs n'ont eu à exposer que des journaux vieux d'une ou deux semaines et dont les numéros sont restés invendus.
Interrogés, les crieurs publics affirment ne rien comprendre et accusent tous la grève des travailleurs déclenchée par l'inter-centrale CNTG-USTG. « Même si l'Etat augmente les salaires des fonctionnaires quelle serait notre part dans cette affaire en tant que simple vendeur de journaux » s'interroge un crieur public de 30 ans installé au port autonome de Conakry.
Espérons toutefois, que la semaine à venir sera plus propice pour la presse écrite qui, de nos jours tire le diable par la queue pour parvenir à joindre les deux bouts.
Par M Lansana Aminata Camara,
Correspondant permanent de Nlsguinee.com à Conakry
République de Guinée
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