GUINÉE : MESSAGE AUX POLITICIENS AFRICAINS
03 mars 2006
Monsieur Sekou Touré premier président de la Guinée, a eu le « mérite » de conduire ce pays à l’indépendance, qui était l’ultime objectif de tous les peuples opprimés d’alors, une fois cela fait, pour le bonheur de tous les opprimés, il devrait réorienter ce combat contre le système mis en place dans son organisation et son fonctionnement. Ses adversaires hier les colons, devraient être aussitôt ces forces du mal qui sont l’ignorance, la fatalité, l’inertie, l’indifférence…mais hélas, il a continué à avoir la même lecture de l’histoire en niant en bloc toutes valeurs positives aux envahisseurs d’hier qui sont les blancs et qui n’avaient comme seul mobile que le développement et le bien être des populations de la métropole.
Nous sommes entrain de payer très lourd cette mauvaise lecture de l’histoire, et continuons à en souffrir car jusque là nous n’avons pu intégrer dans nos pensées cette vérité universelle que les bonnes manières dépassent les frontières. Son combat a été orienté jusqu’à la fin de ses jours contre les forces de l’extérieur, assimilant ainsi à son passage toute volonté manifeste de changement même de la part des Guinéens paysans, au mobile du colonisateur. Tant de Guinéens se sont vus humiliés, arrêtés, torturés, tués, leurs noms retirés, leur vécu enfermé à jamais dans un silence des plus ténébreux. Les slogans comme le colonisateur à bas, le néo colonisateur à bas, la 5eme colonne à bas, les traîtres à bas…en disent long.
Tout être humain laisse trahir ses sentiments, ses potentialités, sa vision au plus fort moment des crises qui bouleversent son vécu. Par son discours au moment de ce passage qui bouleverse son vécu, l’homme laisse apparaître ce qu’il est ou tout au moins ce qu’il peut cautionner. Il appartient à l’esprit critique de pénétrer l’essence du discours d’un tel homme pour prévoir sans risque de se tromper où va un tel homme. Monsieur Sekou Touré au plus fort moment qui a bouleversé son passé a dit « Nous préférons l’indépendance et la liberté dans la pauvreté qu’à l’opulence dans l’esclavage ». Aucun de ces mots n’est à sa place, c’est une contradiction innocente exprimant le degré d’élévation de son âme, car le pauvre en tout point de vue ne saurait être ni indépendant ni libre, le riche non plus ne saurait être esclave tout au moins pour tout le temps. Ayant vécu avant notre hypothétique indépendance, parmi des êtres soumis aux colons, comment aurait il pu savoir que l’on ne peut être pauvre et libre, pauvre et indépendant, riche et esclave, ou bien pour Monsieur Touré la richesse se réduirait elle aux biens matériels ? De toute sa vie son combat a été miné par ce cercle vicieux de pauvre libre et indépendant et de riche esclave.
Aucun humain ne saurait trouver ses repères dans une telle vision chaotique! Après 26 ans de règne, il laissera la Guinée dépendante et soumise aux caprices de la coopération internationale, exposée aux appétits insatiables des chercheurs d’or qui sont revenus sous une forme plus subtile, envahissant sur tous les fronts, tout ce qui fait de nous une nation, nous dépossédant notre conscience d’êtres différents. J’aurais souhaité qu’il dise en ce moment « Nous préférons l’indépendance et la liberté dans la richesse qu’à l’esclavage dans la pauvreté ».
26 ans après on dira « Si vous nous voyez riches demain, sachez que nous avons volé ». Ce discours cautionne quant à lui, la recherche de l’utopique bien matériel à tout prix, même au prix d’instituer la corruption, le népotisme, le clientélisme comme valeurs morales. Une libéralisation à outrance, une tolérance innocente dans la conduite des affaires de l’Etat. Des plantations pousseront partout dans une telle vision, des projets à foison, des immeubles comme des champignons, sans que personne ne puisse dire comment cela ait pu arriver !
A père dépensier, enfant prodigue ! Dans une vision de bien être facile, acquis sans cette valeur qu’est le travail, cohabiteront villas et taudis, nouveaux riches et mendiants, c’est un monde de contraste, rien n’est conçu pour durer, des sociétés fantoches, hier roulant dans de grosses cylindrées aujourd’hui marchant à pied, pour l’aménagement des terres des milliards de francs guinéens seront décaissés et se volatiliseront. C’est comme de la poudre aux yeux. Les faits, les gestes, les idées même les pratiques religieuses seront factuels car circonscrits dans une logique de crise ! J’aurai souhaité qu’il dise en ce moment « Si vous nous voyez riches demain, sachez que nous avons travaillé ». Mais comment pourrait on savoir qu’en travaillant on peut devenir riche ? Si de toute notre vie, nous avons risqué notre peau dans les champs de bataille, ne devant notre survie qu’à la seule volonté divine. Une fois au pays malgré nos hauts faits et honneurs militaires, notre compagnon quotidien a été la souffrance, ne sous soulageant qu’en voyant nos compères dans la même situation de précarité.
Bien que je n’étais que collégien à la fin de l’ancien régime, mes souvenirs de ces soldats et officiers dans leur tenue militaire rapiécée avec des tissus et fils multicolores sont encore très nets. Seuls le courage et la dignité permettent de résister le calvaire dans lequel étaient plongés tous ces vaillants combattants, se battant contre l’ennemi, la faim, les faux espoirs !
Comment pourrait on savoir qu’en travaillant on peut devenir riche dans un pays où la plus haute sphère militaire a eu de tout le temps comme inconnue à résoudre, la dépense quotidienne. Qui n’a pas vécu ce passé regrettable de misères dans lequel était plongés sous officiers et officiers supérieurs de ce pays phare dans la lutte pour le revoie de l’homme blanc car il s’agit de cela et non pas d’indépendance effective. Heureusement l’autre qui aurait dit « s’il y a un gâteau, c’est nous qui allons le partager » nous ait quitté, sinon peut être qu’on aurait vécu la scission des régions naturelles de ce pays.
Bien qu’à des degrés différents, la même lecture de l’histoire se reconnaît dans les discours des gouvernants de nos jours. Aujourd’hui suivant les moments et les enjeux, le colonisateur d’hier est devenu le Guinéen de l’extérieur et le peuple soumis et indifférent, les Guinéens de l’intérieur.
L’autre a dit que l’opposition Guinéenne est la plus bête de l’Afrique, il a failli voir juste, si seulement la finalité de celle-ci n’était pas d’arriver au pouvoir. Le comportement de cette opposition, à ne pas avoir accompagné la volonté du Gouvernement dans son élan de décentralisation à travers la mise en œuvre des programmes de consolidation des acquis en matière d’élection et de communication au niveau local, en confinant le chef au pouvoir par des intentions et des menaces, dans ses derniers retranchements qui a fini de confisquer et de verrouiller le système en ôtant toute possibilité aux populations à la base d’accéder à la gestion des affaires et prendre part aux décisions concernant la vie de la nation, oui cette opposition, ou bien ces chercheurs de pouvoir pour mieux coller à la réalité a été bête.
Dans le contexte actuel le dialogue va être bloqué, pas de débat, tout simplement rien, même si ces chercheurs de pouvoir et détenteurs de pouvoir se mettent ensemble autour de la table, c’est un faux débat, un faux dialogue car circonscrit dans une logique électorale ou de contestation, animée par des combattants aveuglés par la rage de vaincre, à la volonté de construire en lieu et place des cadavres tombés dans les champs de bataille, des châteaux de truquage et de manipulation des populations et le perpétuel recommencement se perpétue.
Aussi longtemps que des questions essentielles comme :
Qu’est ce que légitime le pouvoir, l’autorité ?
Qui doit diriger ? Aussi bien à la base qu’au sommet ?
Comment doit il y arriver ?
Quels sont les rôles et responsabilités des autorités aussi bien à la base qu’au sommet ?
Qui doit assurer le contrôle ?
Quels sont les rôles et responsabilités des contrôleurs ?
Comment rendre le fort juste ?
Comment rendre ce qui est juste fort ?
Je dis aussi long temps que ces questions n’auront pas de réponse et ne seront pas intégrées dans la vie des populations pour animer le débat politique, nous allons continuer à être enfermés dans ce cercle vicieux de perpétuel recommencement, de voir l’autre comme facteur de blocage à notre avancée, à notre développement.
Le système de pouvoir tel qu’il est aujourd’hui, ne permet ni aux opposants non moins au pouvoir de bien apprécier la situation. Pouvoir, opposant et société civile focalisent toute leur énergie à défendre, à accuser et dénoncer les conséquences des actes qu’ensembles ils posent et permettent. Ce système, sans cautionner la lecture de l’histoire de nos dirigeants, semble être conçu au départ pour permette à merci de tenir dans une situation contrôlable les populations des pays qui refusent de réfléchir et de choisir.
L’Etat comme tel est fondé sur le principe que la majorité des populations ne sait pas ce qu’elle veut, ces populations constituent une force brute, inconsciente, mais détentrice de puissance, donc potentiellement dangereuse, seule une clic de personnes est à même de réfléchir, de planifier, organiser et mettre en œuvre les projets et les actions nécessaires au maintient de la paix, de la sécurité et le développement du bien être de tous.
Aussi banal que cela puisse paraître, c’est au nom de ce principe que nous gouvernons et sommes gouvernés dans les républiques bananières de Alpha Blondy, c’est au nom de ce principe que nous avons été soumis pendant des siècles, les systèmes coloniaux en Afrique en disent long!
Dirigeants et dirigés en Afrique, nous avons été et continuons à être soumis, réduits au silence au non de ce principe qui ne dit pas son nom
Par ce que nous prétendons que les populations dans les sous préfectures et préfectures ne savent pas ce qu’elles veulent, nous créons pour elles des services déconcentrés de police, de santé, de tourisme, d’éducation, de jeunesse, d’énergie… nous cherchons à meubler avec l’inconscience de celui qui donne un coup de pied à l’océan, ces services. En jetant un coup d’œil sur la structuration, les moyens, l’organisation et le fonctionnement des administrations dans les sous préfectures, les préfectures, régions voir même la capitale on est forcé d’y reconnaître un non sens.
Dans un Etat comme le notre, tout part du sommet à la base. Un chef d’Etat arrive au pouvoir par les armes ou par les urnes avec la bénédiction de ceux qui veulent contrôler les ressources humaines et matérielles, il se perpétue par le système qui lui facilite cela par le fait que tout lui aboutit, du puissant ministre des élections, en passant par les généraux des forces de l’ordre, les policiers, les juges, les magistrats, les chefs religieux, les propagandistes de la communication, au sous préfet lui sont par le système soumis. Soit par ce simple état de fait naturel de reconnaissance ou par la logique de la force (y compris l’usage des armes).
A regarder de près cet étrange scénario, qui est l’Etat en Afrique, on pourrait trouver une excuse aux chefs d’états qui sont pris au piège dans cette situation pour la simple raison qu’ils sont des humains et comme tels ont des remords, de la volonté d’être libres, d’être utiles, s’ils sont capables de sanction, de punition et de vengeance, c’est aussi dire qu’ils sont capables de pardon, d’amour…une voie pour y arriver devrait être pourtant trouvée. Tous ensembles nous devons nous mettre à la réflexion pour aider ceux qui ont la lourde responsabilité de gérer les destinées de la nation. Oui ce sont les perceptions qui nous divisent !
Nous sommes tous en tant qu’êtres jusque dans nos pensées, dans nos volontés d’agir, enfermés et aveuglés à l’image de ce spectateur devant son poste téléviseur ou poste radio. A chaque fois qu’il appuie sur sa télécommande ou sur un bouton pour allumer, changer de chaînes, augmenter ou réduire le volume, il pense ainsi contrôler son environnement, oubliant ou parfois même ignorant totalement la présence d’un champ électromagnétique comme source et force potentielle de son prétendu contrôle sur son appareil. Du coup, toute son attention, toute son énergie, toutes les stratégies sont développées et orientées vers la maîtrise et le fonctionnement de son appareil. Tous ceux qui se servent de GPS, ont du constaté comment est –ce que cela est une réalité virtuelle quand les Gis de l’oncle SAME sont rentrés en guerre contre les Irakiens au Golfe. Ils ont tout simplement brouillé les ondes, et les autres sont allés en guerres aveugles.
Bien qu’il puisse paraisse utopique d’expliquer l’organisation et le fonctionnement des sociétés humaines, à travers des exemples aussi simplistes, force est de constater aujourd’hui que les problèmes de notre continent en général, de la Guinée en particulier peuvent miraculeusement ressembler au spectacle que vit un tel spectateur et cela quelque soit le secteur auquel vous essayer de vous intéresser.
Pour créer les problèmes il suffit qu’un malin ou un informé appui sur le bouton et pour le résoudre, que le puissant appui pour l’éteindre et entre les 2, les politiciens de la métropole qui refusent de financer les élections ou les projets de détournement j’oublie de développement, si nous n’avons pas été assez comiques pour leur distraire.
Il faut avoir le courage de reconnaître que le problème, à l’image du champ magnétique, existe partout et cela indépendamment de la volonté du pouvoir lequel la plus part du temps l’ignore parce qu’enfermé et aveuglé par le même système.
Comment voulez vous vous attaquez au problème de la corruption dans un système où les contrôleurs sont des commis, avec des objectifs, des moyens et des domaines d’intervention bien définis ?
Heureusement comme le dit l’autre le ridicule ne tue pas, ce qui dérange dans la mise en place, l’organisation et le fonctionnement de telles commissions de lutte contre la corruption, c’est parce que justement certains esprits que nous pensons simples, croient bien faire dans la recherche de cette hypothétique vérité, par contre s’ils sont opportunistes, ils peuvent être pardonnés par le fait du système. C’est aussi simple que cela, dans un tel système, n’importe quel fonctionnaire grand ou petit pourrait détourner le crédit de fonctionnement de tout un département, de toute une ville, de toute une région, eh bien c’est cela la triste réalité.
De tels Etats se reconnaissent par le fait qu’il n’y a pas de recours. Sans le dire les intouchables gouverneurs et préfets payent les frais !!!
Le Général donne l’ordre de baisser les prix, le commerçant monte les enchères, le directeur des douanes signe le bon de sortie, la garde à la sortie du port déchire le document, le premier ministre somme de payer les taxes, l’homme d’affaire le pousse à la démission !
Tu engages un chauffeur pour ton taxi, il recrute un autre pour l’exploiter à tes frais, tu achètes une parcelle de terre et trouve qu’elle a déjà plusieurs autres propriétaires, tu convoques ton débiteur devant qui de droit, il te laisse au gnouf, tu enlèves ou retraites un employé et sa famille se met à pleurer comme à un décès, tu définis une grille salariale avec un maximum de 350 000 Francs Guinéens par moi, on se débrouille dedans pour se faire des villas, des véhicules et entretenir une famille en occident, hier ancien haut cadre ou ministre aujourd’hui sans domicile dans les rues de la capitale, au bout du rouleau tout le monde se fâche !
Dans la république bananière de Alpha Blondy, que de débiteurs passent dans les grosses cylindrées aux vitres fumées répugnant et menaçant le paysan créancier !
Ceux qui avec des missions essentiellement économiques ont voulu résoudre ce problème juste en appuyant sur la télécommande ont payé et payent aujourd’hui les frais de cette analyse circonscrite des problèmes de société qu’ils ont faite au départ. Ils ont été écartés par le simple fait qu’ils ont voulu défendre cette valeur noble qui garanti le bien être des Guinéens à savoir le travail. Oui on se souvient encore de Conakry quand ils étaient aux commandes, les rues éclairées, l’eau à la pompe et le travailleur à son bureau. Mais hélas ! Cela a été si bref !
Nous allons continuer à dénoncer, à pousser, à crier, à pleurer et même à initier des projets de sécurité alimentaire, appuyés par des blindés et des chars de combats le tout survolé par des hélicoptères, le tout encadrés par des hommes aux chaussures en guerre, hélas, ce problème il va survivre à toutes ces volontés, à tous ces moyens aux grand dame des crieurs publics à tue tête…parce que n’étant pas porté dans les cœurs de ceux qui les exécutent. Pour ce qui se dit, ce n’est vraiment pas assez payé comme travail de crieur à tue tête.
L’homme de la rue le plus malheureux et parfois même plus ignorant et méchant que tout le monde prend les rails et déclare laisser son cas au bon Dieu, c’est mal connaître le bon Dieu !
En nommant des fonctionnaires comme préfets dans leurs villes d’origine, le Monsieur le Président de la république a allumé le phare et sa lumière a juste éclairé des gens sans espoir qui se noient.
Concrètement quel est le problème de la Guinée en tant que nation?
1- Est-ce le chômage ? L’analphabétisme ? La corruption ? La mauvaise gouvernance ?
2- Est-ce la santé d’un homme qui a passé la moitié de sa vie à défendre l’arme à la main, cette même nation ?
3- Est-ce le fait des hors la loi comme les rebelles ou les révolutionnaires ?
4- Est-ce le fait d’une armée pour les critiques ni fugue ni raisin ?
5- Est-ce les dirigeants actuels parmi lesquels il semble qu’il y a des opprimés, d’anciens prisonniers du régime défunt ?
6- Est-ce l’opposition ou les chercheurs de pouvoir, parmi lesquels il semble qu’il y a les Guinéens de l’extérieur, d’anciens condamnés à mort ? des néo colonisateurs, des traîtres ha ! Les mots reviennent… ceux qui veulent introduire la rébellion chez nous ?
7- Est-ce les crieurs publics à tue tête et à sens unique ?
8- Est-ce l’autre qui se bat avec les fous qui salissent les rues balayées à coup de sacs de riz alimentaire ?
9- Est-ce la presse privée qui ne sait quoi dénoncer ?
10- Est-ce se sont ces mamayas qui nous coûtent il semble des milliards de GNF à la banque centrale ?
11- Est-ce le fait de ceux qui sont en grands boubous et qui partout voient le Satan ou reconnaissent parmi nous les femmes et les enfants du noble des hommes (le prophète Mohamad, que la paix et le salut soit sur lui, sa famille et sa communauté) ? qui avalent aumônes et sacrifices sans compter, qui nous prononcent des rabanas dont on ignore la signification ?
Il n’y a pas encore longtemps on nous disait que le problème de la Guinée c’est un certain dictateur révolutionnaire qu’on a commencé à oublier à la faveur de cette constance qui pense les plaies qui est le temps? Non un certain puissant ministre de l’intérieur et de la sécurité confondu aujourd’hui aux populations de Conakry? Après ce fut le cas d’un certain puissant ministre de l’économie et des finances qui aussi a fui il semble avec l’économie du pays qui ne meurt pas encore de faim?…non c’est Mathias et son groupe qui ont été exécutés par un certain ministre disparu par le fait du système?, c’est cette armée qui ne bouge pas et qui pourtant avait secoué la capitale les 2 et 3 février 1996, c’est le corps médical qui est incompétent ou insuffisant ou qui respecte trop la déontologie médicale, en tant tout cas ceux qui arrivent en urgence ne diront pas le contraire? Non c’est l’appareil judiciaire qui est à la solde de l’autre non ?…c’est le système éducatif qui n’assume pas ses fonctions de créer le savoir, de le conserver et de le transmettre aux générations futures ?
Quelle est la philosophie de notre système éducatif ? Qui voulons nous former ? A observer de près le développement du système éducatif Guinéen, deux étapes majeures l’on marqué, le système d’enseignement de masse et celui du libéralisme aveugle, tous ayant produit les mêmes effets. Un Guinéen dépourvu de toute initiative, qui passe le quart de sa vie à enregistrer sans avoir l’assurance de s’en servir un jour des cours d’histoire, de géologie, de géographie, de botanique que ne sais je ?
Le constat est plus qu’alarmant, après une décennie passée sur les bancs, les sortants des universités Guinéennes réapprennent à vivre, à commencer par utiliser une paire de ciseaux, un perforateur, une agrafeuse, à prendre l’initiative de parler et de réfléchir. Merdre je traîne et reconnais partout ce complexe hérité des générations coloniales que ce sont les autres qui réfléchissent et choisissent, les cours magistraux en disent long. Vous êtes élèves, étudiants, vous ne parlez qu’en croisant les bras, votre idée est elle dans le livre ou dans le cahier sinon elle n’est pas la bien venue. La présence constante de votre maître au primaire, au collège, au lycée, de votre professeur à l’université, avec lequel vous ne pouvez discuter même sur votre nom de famille influe sur vous et vous accompagne tout le reste de votre vie. Partout vous passez en arrière plan. Comment voulez vous que cela puisse être autrement, comment voulez vous que je puisse entreprendre quand de toute ma vie scolaire, je n’ai parlé que quand on m’en a donné l’autorisation, je n’ai écrit que ce que m’avait écrit mon maître.
L’école Guinéenne comme au théâtre m’a appris à jouer des rôles. Au bout du compte c’est un être hésitant, dépourvu de travail manuel que l’on produit. Tout ce qui vous reste de l’école Guinéenne après un an, c’est le fait de savoir lire et écrire, je reconnais que cela est un capital inestimable, mais ce n’est que le point de départ. Parce que l’on ne vous a pas appris à analyser les problèmes, à réfléchir et opérer des choix raisonnés, vous êtes obligés de vous moulez aux façons de faire de votre tout premier employeur, est il politicien, commerçant, trafiquant ne payant pas d’impôts, vous faites avec. L’école Guinéenne est la mère et la fille malade de l’administration Guinéenne.
L’objectif de notre système éducatif ne devrait pas être de former un Guinéen qui connaît tout, une sorte de bibliothèque, des ingénieurs, des chimistes, des historiens, des agronomes… Encore une fois au nom du respect de la dignité humaine, il appartient à chaque être humain dans la recherche du bien être par l’éducation, de choisir son créneau. Le système éducatif comme maître d’œuvre dans la coordination de cette recherche doit lui faciliter ce choix, en lui proposant plusieurs possibilités.
En lieu et place de lui donner depuis le primaire tous les cours tels qu’ils sont dispensés aujourd’hui, fixons nous pour objectif de former un citoyen Guinéen. Je ne prétends ni ne connais quel doit être le contenu de l’enseignement qu’il faut proposer à un être humain à cet age pour qu’il devienne citoyen respectueux des règles et principes qui gouvernent la nation. Apprenons à nos enfants à être des citoyens respectueux des valeurs morales et culturelles de notre pays s’il en existent encore !, à réfléchir mais surtout à choisir et agir, pour nous éviter le mal du continent Africain qui est l’indifférence, la passivité, la complicité, c’est le pire des risques. Oui je dis bien s’il en existe encore !
J’ai reçu un professeur de français dans mon bureau pendant que les enseignants étaient en grève, il m’a laissé entendre que tout devrait bientôt rentrer dans l’ordre, les salaires vont être augmentés et les choses vont s’améliorer. A vrai dire j’ai eu pitié de cette vision simpliste des choses, comme si le problème de l’enseignement en général, des enseignants en particulier pouvait se réduire aux salaires. Ensemble à force de parler nous sommes tombés d’accord que cette augmentation, même si elle était multipliée par 2 ou 3 ou quelque soit le multiplicateur, permettrait juste de voiler les roches à l’occasion de la marrée haute, mais une fois la marrée basse, les problèmes allaient surgir. La raison est simple, les solutions partielles dans la vie d’une nation sont comme le principe des vases communicants, les grandeurs au bout d’un certain temps vont se réajuster, comme le liquide dans les vases. Les prix vont de nouveau grimper, la monnaie va glisser comme au temps du Dr des yens, l’autre qui disait que la monnaie glisse et l’économie se porte bien, pour tous ces docteurs es sciences, le taux de change va se détériorer, il y aura l’inflation, hop ça recommence encore les grèves. Si seulement l’autre enseignant qui s’est suicidé en Basse Côte comme rapporté dans le journal avait su cela.
La monnaie glisse, l’économie se porte bien quand les dirigeants et dirigés se comportent bien Docteur ! la monnaie glisse ou ne glisse pas, l’économie se porte mal quand dirigeants et dirigés se comportent mal Docteur ! elle ne peut se porter bien avec les taux d’endettement du trésor auprès de la BCRG que les journaux publient, les bons des caisses qui s’élèvent à des milliards de Francs Guinéens. Il est vrai nous ne sommes pas Docteur, mais sommes capables de comprendre que les chiffres en tout temps et tout lieu sont l’expression de nos comportements et rien de plus. La gestion, l’économie et toutes vos foutues de théories, le FMI, la Banque Mondiale, la Banque Centrale, le trésor, tout cela relève du comportement des hommes !
Oui tous ceux qui sont Cartésiens, s’accorderont à reconnaître à chacun de ces éléments cités plus haut des causes possibles de ce mal que soufre notre Guinée. Ils vont s’atteler à employer des théories de sociologie, de psychologie, d’étude des comportements humains, pour nous compliquer la tache, ils vont commencer à interpréter des théories, des lois, des textes comme si ces écrits ne sont pas les fait des hommes, ils vont dire qu’il sont docteurs en ceci et en cela, étouffant avant même d’éclore les idées qui doivent avoir au moins le mérite d’être exprimées.
Nous allons par le fait de leur comportement et leur déclaration d’être des sortants de Sorbone, de Harvard, de Gamal, de MIT…continuer à faire des frustrés comme ces anciens puissant ministres qui sont réduits par le système au silence le plus absolu, obligés qu’ils sont pour vivre tranquilles de vivre exilés pour certains et d’autres à se confondre à tout le monde, quelle république ingrate. Nous allons déloger des centaines de milliers de personnes et casser des logements qui seuls témoignent la souffrance, le vécu, la volonté de survire, de ceux qui pour y arriver là, se sont privés de boire, de manger et parfois même, le plaisir de vivre avec et parmi les leurs.
Nous allons continuer à défaire des chefs d’Etats et à leur mettre en prison par le fait de notre problème dans un silence coupable de tout un continent. Nous allons faire grimper, arrêter par des soldats, emprisonner des professeurs de droit et les faire juger par des stagiaires…non pardon je voulais dire des docteurs en vérité. C’est le far west, quand le soldat rentre par la porte, le professeur sort par la fenêtre et prend le mur, c’est comme dans le film, le bon, la brute et le truand. Dans la vie il y a ceux qui entrent par la porte et ceux qui entrent par la fenêtre !
Nous allons libéraliser les ondes et continuer à tabasser des journalistes et les jeter dans les prisons nus comme des vers de terre., au pays de l’autre, l’autre a été de l’autre coté de l’atlantique pour se remettre des coups de matraques de la police..
Nous allons vous demander de penser, parler, aimer et souffrir à notre place, mériter et abuser de votre confiance, quel système que celui qui engendre des victimes coupables. Oui c’est cela la vérité, qui aime bien châtie bien.
Nous organiserons des manifestations en votre nom, des rencontres pour vous exprimer notre soutien, des concours de lecture des saintes écritures et de démonstration de foi, solliciterons de votre personne et de vos moyens pour honorer les assemblées et soutirerons une partie de ce que vous avez naturellement par plaisir offert aux innocents. Et finalement comme tout par le système vous aboutit, vous allez par finir être informé par nous, de ces véhicules que nous détournons, des ces aumônes aux âmes innocentes qui n’arrivent pas, cela va vous fâcher au point que vous allez finir par penser que tout le monde est maudit, malhonnête, que ce qui nous divise c’est le boubou, ou la chéchia, ou la veste, même nous qui t’aimons, qui te portons dans nos cœurs en toute naïveté.
Nous allons continuer à exiler pendant notre vivant, les êtres qui nous sont les plus chers, nous privant la joie de vivre, de regarder nos enfants grandir dans l’innocence, d’aimer, et de partager. Nous allons toute notre vie, malgré ces canons qui nous protégent, ces appareils qui rafraîchissent, continuer à être torturé, usé, habité par cette constance recherche de stratégie pour nous protéger, protéger nos siens, nos biens avec la peur dans le ventre une fois mort, que tout ceci est exposé sous le poids de l’épée de Damoclès, sans avoir l’assurance que le successeur pourrait faire le même geste magnanime pour restituer des biens saisis et parfois même offrir pour venir au secours des anciens dignitaires.
Quel plaisir que de donner ! Quel amour que de recevoir !
Parce que nous sommes complices, nous allons étaler sur la place publique vos vies les plus intimes, vous refusant même le fait naturel de tomber et de souffrir de votre maladie, guérir et jouir de votre santé et rendre grâce au créateur qui est en fait le seul pourvu de puissance.
Parce que nous sommes complices et pas d’accord, nous allons une fois que ça change, pleurer comme par le passé, danser et chanter, casser des plantations, brûler des équipements, détruire des archives, et même vous refuser le nom et par ce que nous sommes complices et pas d’accord, nous allons voter pour vous sous le poids des armes, sourire et applaudir pour vous. Ca devrait être dure de vivre rejeté par la nation que nos parents ont servi.
Quelle république ingrate que celle qui condamne par contumace et exile ces présidents en outre Atlantique, réduit aux travaux forcés ses anciens serviteurs.
Par ce que nous sommes complices et pas honnêtes, nous allons monter des émissions bidon à la télé et à la radio pour vous plaire, des séries sentimentales pour occuper nos enfants et nos épouses en lieu et place de programmes socio-éducatifs fondés sur les valeurs culturelles de notre société. Rien qu’en apprenant au Guinéen comment faire du pain à partir du mais, utiliser le beurre de karité, consommer le miel, transformer la pomme de terre et toutes les légumes aujourd’hui qui pourrissent on peut sauveur des milliards de Francs Guinéens !
Quand les promotions reposent sur des relations sentimentales et factuelles, rien ne peut demeurer, même le changement !
Par ce que nous sommes complices et pas d’accord, les recettes fiscales nous allons les détourner et laisser les caisses de l’Etat vides, autoriser des assassins de circuler sans papier et sans permis, cela nous permet d’arrondir les fins de mois, nous allons ériger la corruption en valeur morale, enlever et donner des sacrifices pour ceux qui se disent religieux et qui ne savent même pas lire la Fatiya ou ne connaissent même pas la bible, tout ce que nous allons apprendre de la religion, c’est d’aligner des rabanas dont nous ne connaissons même pas la signification et cela juste pour bénéficier de vos aumônes ! par ignorance on va vous réserver les premières places dans les hôtels à l’église et à la mosquée et même retarder l’heure de la prière pour vous !
Quand celui qui de sa voix crie la fois et de sa vie croit le foie devient l’officier de la prière, soyez sur d’être dans un navire en dérive !
Il va avaler les aumônes sans compter ni connaître leur origine, il se battra dans la maison de Dieu corps et âme sans honte, pour continuer à servir de muezzin, d’iman…ne connaissant pas sa religion, il se mettra à parler dans une langue que les auditeurs ne comprennent pas, des problèmes de sociétés vécus au temps du Prophète (que la paix et le salut soit sur lui). L’islam malgré la beauté de son système et la simplicité de ces rites conduit tout droit à la dépravation et à la dérive, quand il est officié par un tel être !
Finalement vous vous demandez à quoi bon d’aller écouter dans une langue que vous ne comprenez pas, un enseignement dont il est difficile voir même impossible de tirer une leçon de morale. Ne dit on pas que celui qui mange du n’importe quoi ne peut avoir le courage de dire la vérité, que vous soyez iman ou juge, si votre main est toujours en dessous pour recevoir pas au dessus pour donner, le créateur ôte de votre bouche ce qu’on appelle « la Vérité ».
Dans cette situation le jour où vous direz la vérité, cette même vérité va vous conduire dans un enfer terrestre, car vous aurez trahit le pacte malhonnête que vous avez scellé pour toute votre vie. Ne sachant pas que par son système de regroupement des fidèles à l’occasion des prières, l’islam rapproche les hommes pour qu’ils soient informés sur leur cité, qu’ils discutent des problèmes de la cité dans la langue qu’ils comprennent…
Nous allons continuer à voter et élire pour des chercheurs de pouvoir qui y arrivent avec la mentalité d’opposants et qui resteront opposés à la volonté des populations de se développer ou tout simplement de choisir le non développement et cela va tellement nous frustrer que l’on va commencer à crier à l’alternance piégée ou la division Nord Sud du pays qui se négocie en termes d’accord en « France ».
Est-ce qu’il est encore là ce professeur du pays des hommes intègres que toutes les imprimeries ont refusé d’éditer pour ces idées hitlériennes, ce professeur que l’Afrique doit de respecter disait que les options de complots comme ce 22 septembre 1970, de coup d’Etat et de chef d’Etat à vie ne doivent pas être écartées pendant des années sur le continent.
Nous allons écarter ceux qui dérangent, hier avec nous, aujourd’hui tranquillisés dans leur village, qui se disent qu’ils parlent pour les sans voix, bien que conscients que leur combat est comme un coup de sabre dans l’océan, dans un engagement et une volonté de dévoiler ce qu’il y en dessous des vagues. Ah si seulement on pouvait voir les roches à travers les vagues de l’océan, seule l’essentiel allait focaliser notre attention.
Nous allons continuer à élire des docteurs es sciences dans nos assemblées qui se payent le luxe de juger de la maturité de tout un peuple par rapport à des actes aussi éphémères que libéraliser les ondes radio et audio visuelles, qu’avons-nous peur réellement ? de qui avons-nous peur réellement ? de ce peuple qui nous a engendré, porté et façonné ? Ces assemblées que nous avons élues pour voter les lois, nous allons détourner leur épargne pour leur retraite sans qu’elles ne puissent trouver le coupable, car elles ne servent qu’à enregistrer des écrits comme une bande sonore ou magnétique !
Et comme par le fait du système tout finit par vous aboutir, vous allez finir par tout savoir, les aumônes aux innocents que nous avons détournées, les achats surfacturés que nous avons présentés et fait payés, les prix réels outre atlantique, la victime coupable qu’on avait dénoncée, le sourire quand on avait mal aux dents… le tableau devient tellement noir, l’autre avait dit que le pouvoir use l’homme, je dirai que le système use l’homme. Logiquement quand l’homme est pris dans un tel piège, l’instinct de servie le pousse à se replier sur lui-même d’abord, sa famille, son village et ainsi de suite…
Par le manque de vertu du système politique actuel, la plus ardente volonté se meurt à la recherche de repères. La différence entre ce système de pouvoir tel qu’il existe aujourd’hui et la société que nous allons plus loin vous proposer, bien que toutes les deux formes d’organisation enfoncent leurs racines nourricières dans les structures sociales comme l’individu, la famille, le village, la ville…c’est qu’à terme le premier sera taxé d’ethnocentrique, de dictatorial, de démocratie à l’apprentissage, de tout ce qui est contraire au consensus, alors que le second abouti au partage, au respect de la dignité humaine...
Alors où est notre problème ?
En tout temps et en tout lieu, le développement ou le sous développement, la performance ou la contre performance n’a été rien d’autre que l’expression du comportement des dirigeants et des dirigés. Cela est clairement exprimé par le bon Dieu, quand il dit ne provoque ni n’accepte d’être provoqué. Nous sommes tous coupables du cortège de malheurs que nous vivons aujourd’hui, parfois par pure ignorance par fois à dessein.
L’impunité, la corruption, l’incompétence qui s’érigent en valeurs culturelles, nous sommes tous coupables ! Les ingénieurs agronomes, de génie civil, de bâtiments, de télécommunication… qui s’accrochent à travailler dans des bureaux pendant qu’il y a des terres fertiles par milliers d’hectares ! nous sommes tous coupables, les commerçants et hommes d’affaires qui étouffent ce pays en important le fruit du courage des autres pays, nous sommes tous coupables, des journalistes au métier depuis le temps colonial qui refusent d’aller à la retraite, le sage silencieux qui ne dit rien, qui ne prie même pas pour que la grâce divine remplisse nos coeurs...les enfants mineurs qui se constituent en clan et sèment la terreur dans nos villes, nous sommes tous coupables, les aigris déchus du système et qui vivent à l’étranger, nous sommes tous coupables, nos enfants mineurs qui fument, boivent l’alcool et passent des nuits blanches en boite de nuit, nous sommes tous coupables, les policiers qui rançonnent nationaux et étrangers nous sommes tous coupables, escroqués et escroqueurs à l’air port, nous sommes tous coupables, corrompus et corrupteurs à la douane, à la passation des marchés publics, nous sommes tous coupables, enseignants mal formés, élèves et étudiants à l’avenir compromis, nous sommes tous coupables, avocats, juges en mal de morale, victimes et coupables, nous sommes tous coupables, gouvernants et gouvernés, nous sommes tous coupables !
Pour justifier cette corruption généralisée par le fait du système, on invente des mots comme la Baraka, le pays est commandé, le Kudaisme…j’aime bien ce mot « Kudai » qui survit à l’homme tout comme le système. Sans le savoir nous avons exprimé le souhait que cela se prolonge pour toujours car ce n’est ni par amour, ni par engagement que l’on peut souhaiter que vive pour toujours un homme !
Le message est clair, que continue pour toujours la vision du bien être facile. Si seulement tu savais que Abrahman Lincoln avait dit au 19 siècle que l’on ne peut éviter les ennuis en dépensant plus que l’on gagne, tu aurais ménagé ton budget. Les ennuis quand tout naturellement les élèves et étudiants descendent dans les rues pour manifester leur raz le bol, les ennuis quand les enfants du quartier s’attaquent aux camions et magasins de riz, les ennuis quand les employés se mettent en grève, les ennuis quand des réserves il n’en existent pas pour honorer les engagements de l’Etat, les ennuis quand les politiciens en mal de programmes se mêlent dans les marches scolaires, des ennuis quand le soldat pointe son arme sur son semblable Guinéen au nom de la sûreté de l’Etat.
Le célèbre artiste Bob Marley l’a dit dans une de ses chansons « la plus part des humains pensent qu’un jour le bon Dieu descendra sur terre pour régler toute chose, ils se trompent ! Levez vous et Battez vous pour vos droits », je vais rajouter que le fort soit juste, pour que le juste soit fort !
La justice dont je parle ici n’est pas celle qui consiste à lire et dire le droit comme au temps de considérant, mais cette sagesse infuse en chaque être humain qui lui permet de reconnaître ses limites physiques. Cette sagesse qui permet de comprendre que l’homme ne saurait être plus humilié que par le simple fait d’être une créature en tout point de vue dépendant de son créateur. Fragile, faible et tenté devant ce monde infini, il ne peut être bon sans le concours constant de ses semblables pour lui ressourcer aux valeurs morales.
Un adage ne dit il pas « ne laisser jamais un homme seul avec une femme seule », la femme symbolisant ici le monde matériel ! Un autre sain vous dira que c’est le fusil qui veuille sur l’or, le fusil symbolisant ici l’impartialité dans le respect et l’application des règles et procédures en matière de gestion de la chose publique. Que de responsables complices croient être bons en tolérant l’abus des autres dans la gestion des affaires de l’Etat.
Dirigeants actuels à vous d’opérer un choix raisonné pour ou contre le changement du mode de gouvernance actuel en faveur d’une décentralisation politique et économique qui permette aux gouvernés le contrôle effectif de la gestion de la chose publique à travers les élus locaux. Les livres d’histoire en général et particulièrement le passé récent de la Guinée sont riches d’événements qui nous mettent en garde sur les dangers aux quels nous exposons nos protégés aujourd’hui, nos amis, nos enfants, nos familles à la faveur des réactions populaires quand la goûte fait déborder la vase. Les principes de gouvernance à la Machiavel « un prince se doit d’être craint » au nom du respect de la personne humaine ne doit plus être de rigueur !
L’histoire retiendra que nous avons choisi librement cette décentralisation effective du pouvoir ou que nous y avons été forcés à la faveur de la conscientisation des masses populaires. Ce n’est qu’une question de temps ! Bien entendu que chacune des options a son prix à payer. Le courage, le travail, l’amour, la liberté, la paix effective ou la peur, l’exil, l’amertume… j’ai honte de cette Afrique qui continue à exiler sa sève nourricière vers d’autres horizons.
Ayez le courage de nous regarder en face et vous reconnaître dans notre regard, c’est un geste d’amour, un geste humain pour que demain, ensemble nos enfants puissent se promener la main dans la main dans nos rues, qu’ils cueillent ensemble les fruits dans nos plantations de café, banane…qu’ils arrêtent enfin de se pavaner dans les rues de NewYork car le père nourricier n’est plus aux commandes…
Notre problème c’est parce que les autres pensent à notre place et continuent à le faire, ils choisissent à notre place et continuent à le faire. Cela parait aussi banal, aussi simple comme constat, que ça saute à nos yeux.
Quand la Guinée a fait sa déclaration d’intention pour accéder à son indépendance, le Général De gaule n’avait il pas prévu tous les problèmes que ce pays allait rencontrer ? Il aurait dit « cette communauté, la France la propose, je dis plus haut ici qu’ailleurs, que l’indépendance est à la disposition de la Guinée. Elle peut la prendre le 28 septembre 1958 en disant non à la proposition qui lui est faite et dans ce cas je garantis que la métropole ne fera pas d’obstacle. Elle en tirera bien sur les conséquences, mais d’obstacle elle n’en fera pas. Par ailleurs il dira parlant des Africains, ils ne connaissent pas la réalité de l’Etat ».
De gaulle était-il un prophète, un savant ? Non, il était cartésien, logique, un grand homme d’Etat vaincu et vainqueur des allemands, complices des soit disant intellectuels Africains. C’est simplement parce que l’organisation telle qu’héritée des colons allait causer plus de problèmes que de solutions au point que des indigènes allaient se poser la question à quand la fin de l’indépendance. Telle que léguée cette organisation devrait permettre à la métropole de manipuler, gérer, contrôler à merci aussi bien les ressources humaines que matérielles…et finalement le rêve des opprimés comme l’œuf contre le rocher se brisa.
Que cela n’en déplaise aux défenseurs de la république ou de la démocratie qu’elle soit directe ou indirecte, parlementaire ou républicaine, cette fichue structure qu’est l’Etat a besoin d’être repensée aussi bien dans sa structure que dans son fonctionnement.
Nous Africains avons besoin de reconnaître aujourd’hui que nous n’avons pas les moyens de la politique de nos Etats en tant que structure. Vous me direz que la démocratie à l’Américaine ça marche, à la Française ça marche, à l’Allemande ça marche, pourquoi ce même modèle ne marche pas chez nous. Oui je suis définitivement d’accord que le mot démocratie ne peut se traduire dans nos dialectes, à vos plumes défenseurs de la république et intellectuels…
Intéressez vous à l’histoire de ces nations qui se disent aujourd’hui civilisées, pacifiques…le socle de ces démocraties repose sur le sang de millions d’européens et d’américains tombés au cours des guerres fratricides de révolution ou d’indépendance. Les premières phrases des constitutions de ces nations (voir la déclaration d’indépendance des Etats-Unis) qui consacrent la démocratie comme mode de gouvernement font retentir les cris de douleurs de ces millions de personnes éprises de paix et de justice, qui sont tombées sur les champs de bataille pour renverser des structures et faire ce que l’on peut logiquement appeler une révolution de palais. Pas à l’image des ces rebellions barbares, assoiffées de sang, de sous et de sains, sans ce noble objectif qui est le respect de la dignité humaine.
Ces démocraties occidentales telles qu’elles sont et fonctionnent aujourd’hui sont l’expression de la volonté de l’espèce humaine dépouillée au plus fort moment de la guerre de toutes ses bassesses, de toute son animosité, de tous ses préjugés, de toutes ses prétentions, de toute son insolence et focalisées sur l’essentiel qui n’est rien d’autre que le respect de la dignité humaine.
Oui quand le métal ou le plomb dans le corps de l’homme le saigne et s’y refroidit, quand vaincus et vainqueurs se confondent, quand les lignes ennemies sont tracées dans le cœur des survivants par le sang des victimes, les hommes trouvent l’équilibre dans la nécessité d’être unis en restant différents. Oui cette attitude qui permet de reconnaître que l’homme est à la fois un et multiple. Le problème est résolu car il n’y a plus de vainqueurs ni de vaincus.
En tant qu’être, je n’en veux pas aux dirigeants de ce pays par ce qu’ils n’ont pas construit ou fait construire en Guinée, des tours comme les tours jumelles du Worl Trade Center qui ont été finalement détruites par un certain Ben Laden introuvable, elles se construisent aujourd’hui à Hong Kong, des centaines de mètres de hauteur, les hommes partout dans le monde à la recherche des sensations fortes vont ériger des chantiers mastodontes comme le barrage d’Assouan ou celui qui se fait en Chine pendant que des millions de personnes vont continuer à dormir dans les rues le ventre creux. Je ne les en veux pas parce que les infrastructures routières, de télécommunications, hospitalières sont ce qu’elles sont aujourd’hui, pour la simple raison que le bien être n’est pas fatalement sur le chantier de pierre. Heureux, est celui qui sait choisir et trouver du plaisir et la paix intérieure du coeur dans ce que les autres ne peuvent comprendre.
Ensemble notre défi en tant que nation, est de construire une société fondée sur le respect de la dignité humaine.
Le projet dont je me fait le devoir de proposer à la réflexion de tous les Guinéens en particulier et à toutes les nations qui cherchent des repères dans le mode d’organisation et de fonctionnement de leur société est un chantier social qui nécessite juste que les hommes et les femmes, tenants du pouvoir et opposants osent se regarder en face et bâtir une nation qui enfonce ses racines dans l’amour de la cellule familiale, du village...
C’est un chantier social à la fois simple et fou au point qu’il ne retiendra probablement pas l’attention ni des tenants du pouvoir non moins les opposants. Ne parlons pas de ces docteurs es sciences, aux attitudes, aux déclarations et comportements dévalorisant. Que n’ont-ils pas fait contre ce stratège militaire, sortant des chantiers risqués de la guerre d’indépendance et de libération du continent ? qui a commencé son métier de soldat dans des cases en paille. Oui nous sommes tous sortant de ces universités complices de la négation de notre identité. Par cet enseignement qui produit des esprits crispés, constipés, incapables de penser en dehors du cadre, tenant pour une vérité universelle et immuables les choses telles qu’elles apparaissent sans chercher à pénétrer leur essence, c’est à toi que je m’adresse intellectuel Africain sortant de Sorbone ou je ne sais de Harvard ou de Gamal Abdel Nasser vêtu d’un costume Anglais de piètre qualité. Par ce que tu ne veux pas partager mon djabere ou mon foutou, par ta complicité silencieuse c’est tout un continent qui se meurt en mangeant ce pain fait de blé. Pourtant ton inscription à l’école est un espoir pour nous, espoir que tu vas aimer mon Bonga, tu sais ce poisson que nous fumons à Boulbinet. Mon espoir en t’envoyant à l’école, c’est que tu allais servir de pont avec les autres qui ne parlent pas notre langue, mais non pas que tu allais me refuser la parole dans mon dialecte. Je ne m’attendais pas à ce que tu m’obliges de prendre pour vrai et meilleur ce qu’il est et ce qu’il fait, car nous sommes différents.
Tu ne réalises même pas malgré le niveau de domination qu’il a imposé sur la nature, car en fait il s’agit de soumission de la nature et non pas d’élévation de la dignité humaine, que chez lui c’est par millier que les enfants de moins de 20 ans se suicident, c’est par millier que l’on viole les femmes….
Malgré ces grands calculateurs, plus de 800 000 000 d’opérations en une seconde, malgré qu’aujourd’hui qu’il est à mesure de poser avec une précision de l’ordre du centimètre restant sur terre un engin à plus de 150 000 000 kilomètres, c’est par milliards que des fonds se détournent chez lui la bas, les mises en examen, les marchés sans appel d’offre dans le golf qui fâchent la vieille Europe en disent long! Dans tout cela il y a des leçons pour nous tous, il faut le reconnaître il y a quelque chose qui manque dans la soupe.
Malgré l’avancée de la médecine, la recherche pointue dans le domaine agro alimentaire, ce sont des millions de personnes qui ont des problèmes corporels, ayant parfois du mal à traîner l’excès de graisse de leur corps.
Cela me rappelle la discussion entre le savant et son jeune assistant, quant il parlait de théorie de la physique quantique. Vous voyez ces gens qu’on appelle des savants, qui portent des lunettes claires et qui se nourrissent parfois juste de légumes pour satisfaire cette fonction biologique du corps.
Quand le jeune assistant a émis l’idée de la télé transportation, cette théorie qui veut que 2 particules obtenues suite au phénomène de la désintégration puissent avoir à un moment donné, quelque soit la distance qui les sépare les mêmes informations, le grand savant lui répondit, tu sais jeune homme, ton idée est folle, mais ne l’est pas au point d’attirer l’attention de la communauté scientifique. Ces fous de scientifique, il semble que la structure du micro Cosme (électron, neutron, proton, quarks…) est aussi complexe que tout l’univers lequel est en perpétuel expansion. C’est tellement grand que partout c’est le centre et nulle part n’est l’horizon. Il semble que nous sommes tous dans cet à la fois vide et solide, entrain de jouer comme des enfants à remplir des fonctions de protection et de consolidation de l’univers à travers le processus de la destruction créatrice.
Il semble que ce qui sépare croyants et mécréants dans cet élan, ce que les premiers sont conscients de leur soumission et les seconds tiennent à réaffirmer le don de la grâce divine concédée à toute la création « cette hypothétique et discutable liberté sur terre ».
Dans le discours de la méthode l’autre dira, « je pense donc je suis » quelle rhétorique aussi naïve ! Et des siècles avant, l’Iman Aly avait en causant avec le Prophète Mohamed (que la paix et le salut soit sur lui, sa famille et sa communauté) soulevé toute la question existentielle en ces termes.
Si je suis prédestiné pourquoi alors la mission du prophète, autrement dit pour quoi, éduquer, se soumettre, prier ?
Sinon, si je suis libre, pour quoi devrais-je être jugé, en d’autres termes pourquoi le paradis, l’enfer?
Ce qui ressort de cet entretien pour les esprits qui comprennent ce que l’homme est plus grand que le paradis et l’enfer réunis qui ne sont que des moyens, c’est par pur amour que certains s’épanouiront en enfer, car le paradis étant leur enfer, si seulement tu pouvais comprendre.
Ce chantier social ou nation fondée sur l’amour et le respect de l’autre, nous permettra enfin de comprendre que les problèmes de notre pays contrairement à ce que tenants de pouvoir et opposants nous laissent voir, sont inhérents au système tel qu’il existe aujourd’hui et le tout compliqué par le fait de l’homme qui est la ressource primaire, qu’ils sont structurels et ne sont pas lié à un homme éphémère, à un ministère moribond ou à une sous région qui brûle !!! Ou à des tableaux noirs du continent que nous peint le chercheur de l’or. La famine, la rébellion, le sida, les réfugiés, quel cortège de malheurs, un tableau noir pour un continent noir, que comprendre !
Un conseil, pour savoir où l’homme va, intéresse toi à ce qu’il entend, voit, et lit, sont ils encore à dessein entrain de nous faire croire à la malédiction, le constat est que cela est presque acquis !
Toute l’Afrique se nourrit de cette situation voulue et entretenue avec la volonté naïve de ceux qui ne doivent, ni ne peuvent penser par eux et pour eux.
Nous devons inventer aujourd’hui un chantier social qui permettra à chacun de grandir, de servir et aimer dans le cadre plus restreint qui est d’abord la famille, le village, la ville et après la nation. Chacun ira prendre dans sa famille et dans son village l’énergie et l’amour nécessaire pour servir son pays. C’est la décentralisation politique, ailleurs chez les nations démocratiques cette décentralisation politique a été obtenue au bout des canons, chez nous elle est possible au tour de la table de dialogue, à moins que l’on veille comme ces jadis barbares civilisés tuer des millions d’innocents, pour que le fleuve de leur sang sert de socle à notre mode de société et ainsi réinventer la roue de l’histoire qui tourne pour tout le monde.
C’est à ce travail de consolidation de la décentralisation politique, administrative et financière que les opposants Guinéens et tenants de pouvoir devraient s’atteler au cours des 20 dernières années passées, mais hélas, que de bonnes intentions perdues ! Ce chantier au goût inachevé de la décentralisation en Guinée résume tout le combat politique des politiciens en Guinée, les uns en voulant vite arriver dans le Kibanyi ont au passage brûlé les étapes, les autres ayant compris ont ralentis la vitesse au point même de s’arrêter et faire demi tour, quelle opposition bête! C’est l’autre qui l’a dit, quel pouvoir calculateur, dans tout cela où est l’amour de la nation ? Où est le patriotisme ?
Nous devons renoncer et dire définitivement non au système qui engendre des hommes qui :
de la loi se disent garant et de l’or, se font gérant
de leurs mains signent gros et de leur pain songent gras
de leur voix crient la fois et de leur vie croient le foie
de leur veste inspirent le meilleur de leurs poches remplissent le mieux
de leurs blouses brillent de soins et pour leurs belles brûlent de sous
de leurs partis prônent l’idéal et de leurs parcours sèment l’ignoble
par leur peuple se font élir et pour le peuple se font filous
par la tenue porte l’honneur, pour les ténors poussent à l’horreur
Nous devons faire vite si nous voulons prendre part au goût de la vie d’une nation fondée sur le respect de la dignité humaine avant que les nations démocratiques ne trouvent du pétrole dans nos côtes maritimes. J’ai dit démocratie, non je voulais dire autre chose car je ne trouve l’équivalent dans mes pensées en Soussous ou en Malinke…, je fais remarquer seulement que la plus vieille démocratie au monde selon un journal constitue une menace il semble pour toute la planète; disons partout il y a le pétrole où partout on pourrait justifier le mobile de lutter pour le bien être de la métropole.
Nous devons nous poser et trouver la réponse à la question aussi simple qu’est la suivante: pourquoi les êtres s’unissent ?
Trouver la forme d’organisation qui permette de concilier ou d’arbitrer entre la fatalité de diviser les tâches, attribuer les fonctions, définir les responsabilités et la nécessité d’assurer une coordination, une intégration cohérente des actions, telle va être un début de réponse magique à nos problèmes. Le plan OMEGA ou le NEPAD, non car tout simplement ils sont dans la logique de la création destructrice, des plans privilégiant des chantiers de pierre !!!
Tous les ingrédients sont aujourd’hui disponibles pour initier ce processus de développement d’une nation consensuelle en Guinée. Une nation réputée être paisible, une disponibilité scandaleuse des ressources naturelles, une cohabitation tolérante des valeurs culturelles, sociales, religieuses, une opposition sans projet de société, des dirigeants phagocytés par un système trébuchant, le tout surplombé par une sous région prête à s’enflammer dans un monde surmené par des autoroutes d’information.
Des ministères fantômes comme, la jeunesse et le sport, tourisme et hôtellerie, celui de la condition famine et de l’enfance, qui peut mieux que les parents s’occuper de l’avenir des enfants. L’enfance en Guinée, se limiterait elle à ces quelques êtres innocents qu’on nous montre à la télé pour justifier des budgets de fonctionnement, ou la condition féminine est réduite au mouvement des serres, ou bien les affaires sociales sont pour les dizaines de mendiants produits et entretenus par le système.
Vous savez il faut leur laisser tranquille sinon c’est sera comme le cas de ce ministre propre qui avait renvoyé tous les mendiants de la capitale d’un pays voisin, et finalement son sacrifice pour s’éterniser au département n’a pu être distribué, et hope il a été évincé par le système, non venez avec moi à Kolia, à Kagne Gande dans Lelouma à Kindoye dans Dabola, à Fello Koundouwa dans Tougue, à Nyenouya dans Faranah je vais vous montrer la femme Guinéenne, renduite au silence par les activités quotidiennes pour la survie de l’espèce…
Partout c’est le même constat, le sport, ha ce métier qui sait faire vibrer les cordes sensibles des tous les peuples ! pour quoi se meurt il en Guinée ?. Pourtant les idées ne manquent pas, les ministres et les projets non plus. A l’occasion des campagnes électorales présidentielles, des matchs de foot organisés par le département des sports et de la jeunesse ont donné des idées à un certain journaliste sportif nostalgique des moments de gloire du foot ball Guinéen. Pour lui les matchs inter régionaux pourraient être institués comme solution au problème du sport Guinéen. Quelle solution consolatrice. Seulement au rythme de son développement en Guinée, nous allons tout droit vers les faux espoirs.
La encore une fois comme nous prétendons que la majorité devrait être exclue des réflexions, nous avons abandonné même ce qui marchait sous l’ancien système, ces rencontres populaires qui faisaient de la Guinée la nation crainte dans le jeu du cuir rond. Conakry n’a ni les moyens, ni la volonté de faire naître et développer la ferveur sportive chez le Guinéen. Seulement quand cela va être intégré dans la vie des populations à la base, à travers des programmes sociaux éducatifs, que la nation pourra engendrer des stars. Le développement de tout secteur sportif au sein de la nation doit être pensé et vu dans un cadre plus large que les rencontres nationales, régionales et internationales.
La philosophie de base qui doit sous tendre le développement du sport et de la culture de la nation doit être pensée en tenant compte de l’aspect social et éducatif, pas pour aller remporter une coupe du monde, une nation peut gagner une coupe du monde, un ministre je ne crois pas.
Comme je l’ai dit plus haut, il faut une organisation opérationnelle à la base qui enfonce ses racines dans la division et la coordination des rôles et responsabilités fondés sur les réalités socio culturelles. Ca commence en famille, au village et ainsi de suite pas l’inverse. Si vous nous refusez cela, nous allons continuer à détourner le crédit de fonctionnement des gouverneurs peut importe le Monsieur propre que vous allez nommer, et la solution illusoire on vous dira de faire gérer cela par le président de la république, finalement comme c’est fait en sorte que tout vous revient, vous allez avoir plein de choses sur la table. Et les questions sans réponse commencent, voulez vous de l’électricité on vous dira que vous n’avez pas d’usines pour consommer le courant, voulez vous des usines, on vous dira que vous n’avez pas d’électricité pour faire tourner vos usines, personne mieux qu’un gouverneur ne peut s’occuper de la négociation et de la gestion de son crédit de fonctionnement.
On pourrait passer des années à écrire sur le mal de ce pays, de ce continent, tellement qu’il est vivant, criard et présent partout, dans nos familles, les villages, les villes, les entreprises publiques, privés, la société. Pourtant l’espoir est permis, oui. Comment cela devrait être autrement, l’espoir c’est comme l’a dit Confucius, le maître penseur Chinois « il ne sert à rien de maudire l’obscurité, il faut allumer une bougie » .
Nous devons et pouvons allumer une bougie, nous devons et pouvons transformer ce septennat en mandat d’espoir et d’actions. Je plaide pour un futur meilleur pour ce pays, un pays où le citoyen sera au centre de toutes les préoccupations politiques.
Oui je plaide pour un futur de prière, de pardon, d’espoir et d’amour, pour un futur de justice forte, je plaide pour un futur de force juste, pour un futur de travail bien fait, pour un futur de travail récompensé…
Encore 7 ans pour que votre nom soit glorifié non pas pour les actes éphémères que sont les chantiers de pierre, les infrastructures routières, de télécommunications, mais pour l’amour que vous pourrez donner aux citoyens dont vous avez la charge de gérer les destinées. Cet amour pourrait se traduire à travers la réouverture du dossier de la décentralisation politique et économique. Je n’invente rien, je m’inspire du discours programme du 22 décembre 1985…quand on dénonce le fait que pas un seul responsable n’est à mesure d’assumer ses responsabilités, tout le monde se réfère au magistrat suprême !
En rendant effective cette décentralisation politique et économique, quand chaque préfecture, chaque région en Guinée sera gérée par un collège d’hommes intègres élus et ayant fait leur preuve de patriotisme dans le chantier de développement local, quand les projets de développement seront discutés, élaborés, intégrés par les populations locales et exécutés par elles, nos yeux accusateurs ne seront plus tournés vers vous. Nous ne vous demanderons pas de réduire le prix du sac du riz. Nous serons suffisamment murs et responsables pour comprendre que les crises de prix sont parfois nécessaires pour donner un coup de fouet à l’économie, nous serons à mesure de trouver des solutions orientées vers la mise en valeur de nos terres.
En ce moment seulement nous allons donner plus que l’impôt minimum local car géré par nos élus et contrôlés par nous. Nous serons en ce moment assez représentatifs pour monter des mécanismes de financement et utiliser les milliards de Francs Guinéens qui dorment dans les banques commerciales qui ne sont que des boites à réserve à sous et de transfert de fonds. Par ce que nos cotisations sociales seront gérées par nos élus contrôlés par nous, ces mécanismes de financement nous permettront d’entreprendre des projets communautaires tels que les écoles, les centres de santé, les logements sociaux…plus personne ne sera tenté de voler pour se faire un toit avant que ne tombe le décret qui fait de lui un aigri…
Nous allons nourrir, habiller et entretenir notre police locale comme on sait le faire dans nos villages quand on reçoit un étranger, les meilleurs de nous-mêmes siégeront dans notre conseil judiciaire pour délibérer sur le sort de nos enfants récalcitrants, nous allons organiser des cadres de concertation périodiques pour discuter des problèmes de notre cité !
Nous rendrons visite aussi bien à nos malades qu’à nos prisonniers !
Les communications mieux que dans les pays dits civilisés seront orientées essentiellement vers l’éducation des citoyens dans le respect de nos valeurs socioculturelles qui font de nous une nation.
Quand tous ceux qui s’emmerdent à Conakry avec des projets politiques qui n’aboutissent pas seront attirés par les dispositions des lois (au niveau préfectoral voir régional) de venir dans leur village, dans leur préfecture d’origine pour y vivre, travailler et mériter de la confiance des populations et pour y devenir des élus, vous comprendrez que le développement se porte d’abord dans le cœur. Vous n’aurez plus besoin de sommer quelqu’un pour rentrer chez lui et faire de l’agriculture, ou construire des usines de transformation. Plus besoin de convoquer des rencontres d’explication sur des destinations inconnues des tonnes de riz obtenues à coup de négociations diplomatiques…
Vous savez pour les simples d’esprit et les êtres qui ne savent et ne peuvent trouver refuge en leur créateur, l’espoir est pour eux une force aveuglante qui les enfonce par leur ignorance dans les plus grands ténèbres, espoir d’être nommé ministre, de revenir aux commandes, espoir de partager enfin l’héritage, espoir de reconquérir sa douce moitié, espoir de revivre le grand amour, espoir de voir son disant ennemi mourir, espoir de voir se produire un miracle, c’est de l’utopie, de l’illusion optique !
Le miracle c’est la vie elle-même !
La vache croit toujours que l’herbe est plus grasse de l’autre côté de la prairie !
Si seulement tu pouvais savoir à quel jeu ils jouent ces nantis, tu aurais décidé de ne plus ôter ta robe de derviche tout au moins celle qui convient!
Est riche qui le veut, par contre s’emmerde avec des responsabilités qui ne le sait !
As-tu appris l’histoire de ce roi qui devait à tous ses sujets, qui passait des nuits entières à réfléchir sur comment maintenir la stabilité de son royaume, à faire des largesses aux passants et étrangers, lequel a fini par avoir de l’insomnie ne dormant que quelques heures par nuit et passant le reste de la nuit à surveiller ses milliers d’épouses entretenues par les gardes. Un jour fatigué de tout cela, il décida de se retirer et alla à son balcon, de la il voit arriver un homme courbé sous le poids de son fardeau, le quel posa le fardeau contre le mur du palais et se mit à dormir profondément pendant des heures et des heures!
Dans tout cela il y a de l’enseignement pour nous tous. Chaque humain est le monde en soi.
Quand le rôle de l’Etat se réduira à l’impulsion des actions de développement, au conseil et à l’orientation des élus au niveau préfectoral et régional, à la défense de l’intégrité territoriale, naîtront partout des Guinéens qui vont vous construire des palais bordés de palmiers, d’orangers, des manguiers où seront servis du pain à base de mais, du jus de fruit nature, dans un décor envahit par les tableaux géants comme le mont Nimba qui risque d’être de l’histoire ancienne que nous allons racontée avec amertume à nos enfants.
Quand le chef sera perçu non pas comme celui qui initie, qui distribue, qui attend des comptes, mais celui qui bénéficie les honneurs des citoyens pour l’amour qu’il leur aura donné, vous vous rendrez compte que nous ne sommes pas capables seulement de détournement, de complicité, mais que nous sommes capables aussi de respect, de prière, de pardon, d’espoir et d’amour.
Quand les partis politiques serviront de puissants moyens pour éduquer les citoyens sur les valeurs éthiques, morales et non pas dénoncer et défendre l’indéfendable…nous allons tous réaliser que seules les attitudes font la différence entre les hommes, entre les nations riches et pauvres, seules les perceptions nous opposent...
L’histoire du chien que raconte le célèbre écrivain OSHO convient parfaitement à notre situation politique. Par malheur un chien se retrouva enfermé dans un palais royal aux murs recouverts par des milliers de miroirs. Le pauvre animal voyant à travers les miroirs, milles autres adversaires se mit à aboyer, à sauter, sursauter, se briser contre sa propre image contre les miroirs, à chaque fois avec plus d’énergie, plus de rage de vaincre, l’écho de sa voix, ses gestes par milliers reflétés par les miroirs à chaque fois le faisait redoubler d’ardeur, se battant contre lui-même, la bataille finit quand il se vida de son sang, laissant ses traces partout sur les miroirs. Ce pauvre animal comme meurent ceux qui ne savent ni ne peuvent trouver refuge en leur créateur, mourra sans voir se réaliser son espoir, espoir et désir de vaincre son ennemi.
Alors vit avec la peur dans le ventre et meurt avec le cœur plein d’amertume si tu ne peux te reconnaître dans le regard de l’autre, tel est l’enseignement que je tire de cette histoire.
Qu’on arrête enfin de nous battre contre nous-mêmes !
Qu’on ait enfin le courage de reconnaître ce qui a été fait et bien fait dans ce pays, qu’on réfléchisse en tant que nation sur ce qu’il y a à améliorer et sur ce qui reste à faire…
Quand cette fichue structure qu’est l’Etat tel qu’il existe, qui met tout sur la table du chef, au point de lui empêcher de tirer plaisir de la vie en famille en regardant grandir les êtres innocents que sont nos enfants que nous aimons bien, quand cet Etat qui est l’idée et la pensée des autres sera repensé dans une logique de ce que je vais appeler la politique du possible, l’intégrité de ce territoire sera à jamais scellé, car porté dans le cœur de chaque Guinéen. Vous nous donnerez ainsi les moyens d’être nous-mêmes et de faire ce que l’on sait mieux faire. Avoir du plaisir en donnant et accepter avec amour le don.
Quand ce soi disant intellectuel que je suis qui pense que l’ultime savoir consiste comme le veut Mr Senghor à aligner le sujet, le verbe et le complément dans la langue de Molière, va devenir adulte et poser un regard objectif sur l’autre que je dévalorise en lui appelant analphabète et qui prononce les mots tomate « tamate », riz « ru », salade « salati » et reconnaître que c’est celui là dans tous les domaines de la vie économique et politique du pays qui est entrain de créer des emplois, de nourrir les populations et partant de développer ce pays, nous allons avoir du respect pour l’être humain pourvu par son créateur de capacités immenses dépassant le cadre de l’école.
Quand enfin nous allons comprendre que seul par le travail nous allons tous avoir la même compréhension des concepts de paix, de liberté, de bien être, que l’absence de crises n’est pas synonyme de paix, que le calme, la tranquillité portent en soi les germes des conflits, que le oui n’a de sens que s’il est possible de dire non, que le non n’est pas forcement négation, mais parfois l’expression ultime de la liberté, de la différence, en ce moment seulement la grâce divine va remplir nos cœurs, car je ne pourrais et saurais t’aimer qu’en étant différent.
Quand enfin en tant que premier responsable vous réaliserez que ce qui vous parait bon en évidence est peut être l’enfer pour l’ensemble des citoyens de votre pays, vous arrêterez de nommer des ministres figurants, ou un premier ministre inconstitutionnel et sans pouvoir de décision.
Suite à la nomination du troisième premier ministre de cette république, j’ai eu un entretien avec un haut responsable de ce pays qui sait réjoui enfin de voir un homme du système ayant une volonté politique de faire bouger les choses occuper un tel poste de responsabilité. Dans notre discussion, il a laissé entendre que les conditions de vie des Guinéens allaient s’améliorer car le premier ministre est un technocrate rompu aux affaires économique et administrative et doublé d’une maturité politique.
Il a l’avantage de connaître le système et les hommes qui l’on fait, en particulier le premier magistrat et surtout il est bien introduit auprès des partenaires bi et multilatéraux. Sa présence constance auprès du premier magistrat pendant près d’une décennie témoigne à suffisance la marque de confiance, l’estime et la considération que lui accorde le premier magistrat. Son age et son parcours font qu’il est à la croisée de toutes les opportunités pour un décollage de la Guinée.
Ma réaction ne se pas fait attendre, j’ai observé qu’il a juste décrit ce qui est effectivement sans analyser les raisons de la nomination du premier ministre, le contexte actuel de la sphère politique du pays, les responsabilités qui sont déléguées et les marges de manœuvre dont il dispose.
En isolant l’acte de nomination du premier ministre qui est avant tout un homme politique, on peut se poser la question de savoir est ce par volonté politique qu’un tel acte a été posé comme au temps du premier des premiers ministres ou c’est sous l’effet des limites physiques de tout être lequel étant dépendant en tout point de vue de son créateur à un moment donné de son parcours réalise enfin qu’il est soumis à des pressions et des contraintes d’ordre corporel et mental même si la volonté de s’accrocher perdure ?
Je laisse au lecteur de réfléchir à la question et de tirer ses propres conclusions. Une fois la réponse à cette question, celles qui suivent sont notamment de savoir quelles sont les responsabilités déléguées et quelles sont les marges de manœuvre accordées au premier ministre.
A juger par la composition du gouvernement actuel et leurs différends qui opposent la primature et certains départements sur des dossiers éphémères, le commun du mortel réalise enfin que nous avons aux commandes des groupes et non pas une équipe.
La délégation de pouvoir par essence n’est pas effective et évidente, mais elle suppose :
Une confiance totale au nominé ;
Une acceptation d’une marge aux erreurs ;
Il faut un courage et une certaine élévation de l’âme pour accepter d’être un responsable à un tel niveau sans pouvoir de décision. Ce n’est un secret pour personne que l’actuel premier ministre est incapable de composer son équipe.
Cette idée malgré les dérapages qu’elle comportera dans sa mise en œuvre, ah oui dans un premier temps avant que les repères ne se réajustent il va y avoir des déchirements, des affrontements avant que les esprits ne se focalisent sur l’essentiel qui est le bien être de chacun, des égarements sont prévisibles, c’est le principe inhérent à tout changement, cette idée dis je peut être expérimentée à l’échelle d’une préfecture comme projet pilote pour nous permettre au cours des 5 premières années de sa mise en œuvre, de tirer les leçons et améliorer la nouvelle structure et étendre celle-ci à la l’échelle de la nation.
En devenant nous-mêmes nous n’allons plus jamais être victimes de cette illusion optique qui nous a forcé d’avoir une vision mercantiliste de la vie.
Une Analyse de M Bocoum Thierno Ibrahima
Contact : ibocoum@yahoo.fr
Une Correspondance pour Nlsguinee.com
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