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Guinée : Un pays malade de son chef

 02 mars 2006  

« Ici au Faso, la vie est dure ». Cette expression n’est pas de nous, mais du groupe burkinabè de RAP, K-Ravane qui, à travers son morceau fétiche « Viima ya kanga », raconte les souffrances et autres misères auxquelles sont soumises les populations du "Pays des hommes intègres".

Et si la vie est dure dans notre Faso frappé de plein fouet par la sécheresse et bien d’autres maux sociaux, tels la mal gouvernance, en Guinée-Conakry, la situation est encore plus explosive.

En effet, pas plus tard que le lundi 27 février dernier, une grève générale y a été lancée contre « la cherté de la vie ».

Et nul doute que les militants de l’Inter-Centrale, composée de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG) et de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG), ont scandé « Viima ya kanga » pour accompagner le mot d’ordre des cinq jours de grève qu’ils entendent largement suivre.

La capitale paralysée, les transports publics et privés, tout était dans la léthargie au début de cette grogne. Difficultés à joindre les deux bouts, bas salaires, chômage chronique, corruption, flambée des prix des produits sur le marché, indifférence des autorités face à la misère du peuple, voilà ce qui a amené la population à crier son ras-le-bol.

Cette tension sociale ne fait que rajouter à une situation déjà difficile depuis des lustres. La Guinée-Conakry de Sékou Touré, l’homme qui a conduit son pays à l’indépendance le 2 octobre 1958, y établissant un système socialiste, serait-elle maudite ?

A voir son histoire, on est porté à croire qu’elle est condamnée à rester, pour longtemps encore, un pays tenaillé par les affres du sous-développement. « Nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l’esclave ».

Cette phrase historique qui semble poursuivre la Guinée est d’ Ahmed Sékou Touré. On connaît le sort qu’a connu ce pays sous la dictature de cet ancien syndicaliste devenu président, jusqu’à sa mort subite, le 26 mars 1984 aux Etats-Unis.

Tyran pour les uns, héros pour les autres, Sékou Touré est resté à bien des égards un dirigeant atypique, et bien des années après sa mort, la Guinée n’est toujours pas sortie de l’auberge.

Celui qui prendra les rênes du pouvoir, en avril de cette même année, à la faveur d’un coup d’Etat perpétré par des militaires, Lansana Conté, colonel devenu général-président, ne changera pas grand-chose à la situation.

Les conditions de vie des Guinéens restent précaires. Et point besoin d’un dessin pour le voir. Le pays est à l’image de ce soldat et paysan malade, chef d’Etat par la force des choses et qui, ayant pris goût à la chose politique, refuse de quitter le pouvoir quitte à couler durablement ce si beau pays que bien d’hommes surnomment « le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest ».

Le tableau est plus que jamais sombre, malgré des séries de réformes et de réformettes entreprises après les premières élections pluralistes en 1993 et qui visaient à restaurer progressivement les libertés fondamentales, dans ce pays gâté par Dame Nature.

En effet, hormis son réseau hydrographique et ses terres fertiles, la Guinée renferme deux tiers des réserves de bauxite du monde, et des métaux rares tels que le cobalt et l’uranium. L’or et le diamant ne manquent pas non plus.

Mais, les ressources naturelles, aussi abondantes soient-elles, ne font pas un pays, il faut qu’il ait des hommes capables de s’organiser pour mieux les valoriser. La lutte de l’Inter-Centrale, pour revenir au sujet de la grève générale contre la cherté de la vie et, par ricochet, contre la misère en Guinée, ne sonne-t-elle pas comme un autre « non » ?

Ironie de l’histoire, Ahmed Sékou Touré, le géniteur du « non » qu’il a lancé au général Charles de Gaulle, lors du référendum du 28 septembre 1958, était un syndicaliste dont la conviction était fondée sur le fait que la lutte syndicale impliquait une action contre ce qui est contraire à l’intérêt des travailleurs.

Il semble en être toujours ainsi. Et cette nouvelle tension sociale des forces syndicales guinéennes témoigne d’une certaine volonté du refus de la pauvreté, comme pour démentir la fameuse phrase « nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l’esclavage ».

Excepté les pays en guerre, la Guinée passe pour être le grand malade du continent. Et le bout du tunnel sera visible si et seulement si la classe politique de ce pays se réconcilie avec elle-même pour mettre de côté, ou hors d’état de nuire, ce grand malade de Wawa, qu’est le président Conté.

Agnan Kayorgo
L’Observateur Paalga, Burkina Faso


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