neoleadership    guinee  devise human Right Watch Nelson Mandela Fundation Union Africaine
Neoleadership

RadioNLS
WINAMP    REALPLAYER    MEDIAPLAYER

Radio NLS à la carte

Universités
Contacts
Charte de nlsguinee
Nos partenaires
Africatime
Alwihda
Guinea-forum
L'Observateur
Radio-Guinée
Presse guinéenne
Le Lynx
La Lance
Autres sites Guinéens
Agences de Presse
AFP et TV5.org
Yahoo actualités
IRIN
Actualité africaine
Jeune Afrique
BBC News Africa
Africa Mining Intelligence
Presse du Monde
CNN (USA)
Usinfo.Stat.Gov (USA)
BBC World (UK)
Liberation (F)
RFI (F)
Le Matin (CH)
Jeux
Ping Pong
Aéroports
Aéroport Int. de Genève
Aéroports de Paris
Aéroport de Bruxelles
Autres aéroports
Articles
Guinée : Un pays en agonie

 01 mars 2006  

Les travailleurs en grève pour obtenir de meilleures rémunérations et faire face à l’inflation.

La journée du lundi 27 février était ville morte à Conakry, la capitale de la République de Guinée. A l’initiative des deux principales centrales syndicales du pays que sont la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (Cntg, ancienne centrale syndicale unique) et, l'Union syndicale des travailleurs de Guinée (Ustg), les travailleurs guinéens sont appelés à observer une grève générale du 27 février au 3 mars. A en croire les observateurs présents dans le pays, la première journée de cette grève générale de cinq jours reconductible a été un franc succès. La capitale Conakry par exemple avait tout l’air d’une ville fantôme. Les grands marchés de Kaloum, Taouyah et Madina sont restés désespérément vides. Le Port autonome de Conakry qui grouille habituellement de monde, est lui aussi resté désert toute la journée.
Les habitants de la capitale qui ont osé s’aventurer hors de leurs résidences ont dû être confrontés à un sérieux problème de transport, puisque les milliers de conducteurs de taxis de Conakry se sont eux aussi joints à la grève générale. Depuis la dernière augmentation des prix des produits pétroliers l’année dernière, ils n’ont toujours pas obtenu du gouvernement guinéen l’augmentation des tarifs de transport en commun qu’ils exigent pour équilibrer leur activité. Malgré la montée au créneau du Premier ministre Cellou Dalein Diallo, le gouvernement guinéen n’a pas pu désamorcer cette grève générale qui paralyse le pays. C’est tout impuissant qu’il a constaté dimanche l’échec des négociations engagées avec les syndicalistes. Et d’annoncer la fermeture de toutes les écoles du pays jusqu’à nouvel ordre. “ A la suite de l'échec de l'ouverture des négociations entre le gouvernement et les syndicats pour examiner la plate forme revendicative des travailleurs, toutes les écoles du supérieur (publiques et privées), secondaires, techniques et professionnelles et du primaire, sont fermées jusqu'à nouvel ordre. Les parents d'élèves sont invités à garder leurs enfants à la maison jusqu'à la fin des négociations entre les deux parties ”, indique un communiqué du gouvernement.

Lutte pour la survie

La Cntg et l’Ustg qui revendiquent 80 % des travailleurs de la fonction publique et du secteur privé guinéens, protestent contre la “ cherté de la vie en Guinée et l'indifférence des pouvoirs publics face à la misère de la population ”. La revendication essentielle des syndicalistes porte sur l’augmentation des salaires “ en raison de la grosse inflation qui touche tous les travailleurs ”. Selon Louis Mbemba Soumah, le secrétaire général des Syndicats libres des enseignants et chercheurs de Guinée (Sleg), les travailleurs guinéens n'ont ressenti “ aucune amélioration notable ” de leur bien-être depuis la hausse de 25 points sur les traitements en 2005. Pendant ce temps, le coût de la vie n’a pas cessé de grimper. “ L’inflation est galopante depuis maintenant belle lurette. La dépréciation de la monnaie guinéenne face aux devises étrangères notamment le dollar et l’euro, est une réalité sans équivoque. La flambée du prix des denrées de première nécessité ( riz, sucre, huile, etc.) au marché a atteint son plus haut niveau. Nombreux sont aujourd’hui ces pères de famille qui se demandent, comment trouver la dépense pour nourrir la famille et faire face aux frais de scolarité ou de transport des enfants. Il n’est pas rare non plus de constater l’existence de foyers à Conakry où on ne prépare qu’une seule et unique fois par jour ”, peut-on notamment lire dans la presse guinéenne.
La situation est d’autant plus dramatique que la Guinée est pourvu d’un sous-sol riche en importantes ressources minières. Mais, il y a bien longtemps que le pays a cessé d’être gouverné. Le président guinéen Lassana Conté qui s’accroche au pouvoir contre vents et marées, ne dirige plus rien, tenaillé qu’il est par une santé plus que défaillante. Au point où le pays vit désormais au rythme de rumeurs et de démentis sur sa mort.

Par Ambroise EBONDA

Source : lemessager.net


© Copyright www.nlsguinee.com / (Tous droits réservés)



retour
Evolutions dans l'histoire



Chefs des partis politiques


Visitez nos partenaires


Images de la Guinée profonde
Ces images sont bien des réalités de ce magnifique pays! La Guinée est pourtant l'un des pays les plus riches au monde du point de vue ressources naturelles.
Cette faillite économique est le résultat du pillage systématique des biens publics, le clientellisme, la corruption, le détourment des fonds publics et une mise à l'écart de la majorité des cadres compétants et intègres du pays.
Réagissez et dites au monde entier ce que vous pensez de cette situation.
Contactez-nous | Charte de NLS | © 2005 Nlsguinee.com | Webmaster: Elhadji B. LY à Zurich | | Voir livre d'or | signer livre d'or