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Guinée : Le Collectif pour une Transition Démocratique en Guinée (COTRADEG) dans la dynamique de la société civile guinéenne

 28 février 2006  

Le Manifeste du Collectif pour une transition démocratique en Guinée (COTRADEG), lancé le 18 janvier 2006 (à lire sur www.cotradeg-guinee.com) s’inscrit dans le cadre des actions de la société civile guinéenne. Depuis le vote de la Loi fondamentale en 1990, la société civile guinéenne s’est progressivement organisée. Elle participe activement aux débats politiques et aux programmes de développement socio-économique. Son objectif est la recherche et la préservation de l’unité nationale par le dialogue. Malgré des efforts citoyens à l’intérieur du pays, la société civile guinéenne n’a pas encore réussi à rapprocher les forces politiques aboutissant à l’organisation d’élections libres et transparentes.
Des actions, souvent bien menées par des personnalités guinéennes, sont anéanties par la mauvaise volonté du pouvoir en place qui ne respecte pas les principes démocratiques. Nous avons pensé que le temps est venu d’appuyer, de manière interdépendante et complémentaire, l’action interne de la société civile en proposant des solutions politiques de sortie de crise. Nous avons estimé, d’après nos analyses du comportement des différents acteurs en Guinée, qu’une telle proposition libre ne peut se faire efficacement que par des patriotes se trouvant en dehors de tout contrôle de l’Etat guinéen. Cette dynamique de la société civile guinéenne, parfois masquée par les forces politiques, se développe sur le terrain depuis plusieurs années ; elle mérite bien d’être connue et reconnue par les Guinéens.
Ce texte se propose donc de faire une présentation des actions de la société civile en Guinée, en mettant l’accent, en particulier, sur le rôle et place des acteurs sociaux dans le processus démocratique dans ce pays. Ce texte vise aussi à montrer que la démarche du COTRADEG s’inscrit parfaitement dans la dynamique de la société civile guinéenne et dans le respect scrupuleux des lois et règlements en vigueur en Guinée.

I- La légalisation de la société civile en Guinée

La société civile guinéenne s’est progressivement institutionnalisée en Guinée ; elle est représentée aujourd’hui sur l’ensemble du territoire national.

1. L’institutionnalisation de la société civile en Guinée

C’est une Ordonnance (n° 005) du 12 décembre 1985 qui a favorisé le développement des mouvements associatifs en Guinée. Et c’est sous les auspices du conseil économique et social, que la société civiles guinéenne a pu se regrouper en coordonnant leurs actions. Selon les sources provenant du conseil économique et social , c’est le chef de l’Etat, le Général Lansana Conté, qui aurait chargé le conseil économique et social de cette mission. C’est ainsi que l’assemblée générale constitutive du Conseil National des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG) s’est tenue à Conakry les 20 et 21 février 2002.
Le CNOSCG est en réalité un cadre de coordination et de concertation de la société civile guinéenne. Etaient présents, lors de cette assemblée constitutive, non seulement les huit conseils régionaux des organisations de la société civile mais aussi et surtout les centrales syndicales ; la fédération nationale des parents et amis de l’école ; les médias ; les universités ; les collectifs des organisations non gouvernementales ; les chambres consulaires et économiques ; le conseil national des organisations paysannes ; les confessions religieuses ; les associations socio-professionnelles ; les unions de coopératives ; l’association des personnes âgées ; l’association des personnes handicapées ; la confédération professionnelle de la filière café-cacao ; l’association des consommateurs.
La légitimité de la société civile guinéenne repose sur une « Charte du forum social guinéen » qui a été adoptée à Conakry du 28 au 30 mars 2004, à l’issue du « Forum Social Guinéen ». Cette charte, comportant 12 articles, a été approuvée et signée à Conakry par les représentants des organisations de la société civile le 30 mars 2004. Le texte comporte en des principes et des valeurs essentiellement démocratiques :

- Le forum social guinéen est un espace de rencontres et de réflexions pour faire entendre la voie de la société civile guinéenne et ouest-africaine ; un espace pour renforcer le rôle de la société civile comme clé pour la construction démocratique, l’intégration régionale et le développement durable ;
- Le forum soutient l’idée qu’une autre Guinée est possible par la participation de la société civile aux mouvements sociaux ;
- Le forum souhaite une plus grande participation des populations à l’élaboration des politiques, à la prise des décisions et à la mise en œuvre des orientations définies ;
- Le forum prône le respect des droits universels des citoyens guinéens et une répartition équitable des ressources pour un réel développement de la Guinée, basé sur la justice sociale, l’égalité et la souveraineté du peuple ;
- Le forum reconnaît les instances et mouvements de la société civile du pays selon les principes et mécanismes de représentativité ;
- Le forum ne constitue pas une instance de pouvoir. Il procède simplement par déclarations, propositions et recommandations ;
- Le forum est un espace pluriel et diversifié, apolitique, non confessionnel, non gouvernemental et non partisan, il s’organise en réseau avec des acteurs engagés dans des actions concrètes au niveau local, régional voire international ;
- Le forum considère que les représentants des partis politiques et les organisations militaires ne pourront pas en être membres, mais ils peuvent être invités aux forums et débats ;
- Le forum s’oppose à l’usage de la violence comme moyen de contrôle social pour l’Etat et comme moyen de contrôle politique d’un Etat sur un autre Etat ; il se bat pour le respect des droits humains, la pratique d’une démocratie représentative et participative ;
- Le forum est un espace de débats et de propositions permettant de résoudre les problèmes de sous-développement, de pauvreté et d’inégalité ;
- Le forum est un espace d’articulation des actions sociales de l’échelle nationale à l’échelle internationale ;
- Le forum est un espace de promotion de la question de la citoyenneté africaine par la participation aux instances internationales.

L’application de cette Charte est confiée à un bureau du Conseil national chargé de l’organisation de la société civile en Guinée.

2. L’organisation de la société civile en Guinée

L’organisation de la société civile est basée sur la structure de la décentralisation administrative et territoriale de la Guinée. C’est ainsi que le CONSCG fonctionne avec huit (8) conseils régionaux (coordinations régionale de N’Zérékoré, Mamou, Kankan, Conakry, Kindia, Labé, Faranah et Boké) et des conseils préfectoraux et sous-préfectoraux. Le bureau exécutif du Conseil est animé par onze membres dont un Président.

Le Conseil national lutte pour la sauvegarde des intérêts de la société civile guinéenne et pour le développement de la démocratie participative en Guinée. Le Conseil économique est social, avec l’appui de USAID et d’IFES (Fondation internationale pour les systèmes électoraux) a organisé en juillet 2001, un « forum national sur la société civile et le développement ». Aux termes de ces travaux, les participants au forum ont adopté une définition de la société civile :
« La société civile est l’ensemble des organisations modernes et traditionnelles, apolitiques et non gouvernementales, ayant un objectif commun, oeuvrant pour le développement économique, socio-politique et culturel, en vue de promouvoir une paix durable et une démocratie effective, jouant un rôle d’intermédiaire entre l’Etat, les partis politiques et les citoyens, conformément aux lois et règlements en vigueur ».

C’est dire que le domaine d’intervention de la société civile guinéenne est très large. Elle peut intervenir dans le domaine socio-économique comme dans le domaine politique.

II- La société civile dans la vie politique et sociopolitique guinéenne

Pour la société civile guinéenne, le développement économique et social est indissociable du respect des principes démocratiques. Elle estime que les obstacles, tendant à bloquer le processus démocratique en Guinée, avaient conduit à des affrontements parfois sanglants entre partisans de différentes forces politiques. C’est ainsi que le pays s’est progressivement transformé en un champ de bataille sur la base de l’ethnocentrisme et du régionalisme. Le sentiment national a laissé la place à l’appartenance ethnique. La corruption s’est développée à tous les niveaux avec violation, sans impunité, des lois et règlements. L’opposition est toujours marginalisée et les responsables des partis de l’opposition sont constamment réprimés, leurs militants sont souvent battus. Les femmes et les jeunes sont exclus de l’exercice des responsabilités publiques.
La guerre du Libéria et de Sierra Léone, est venue fragiliser la situation des populations en donnant de plus en plus de pouvoir à l’armée. Face à une telle situation, la société civile ne pouvait pas rester indifférente. Elle s’est organisée en force de réflexion, de proposition et d’action. C’est ainsi qu’elle a tenu à jouer un rôle de premier plan dans le dialogue démocratique à l’intérieur du pays comme dans la sous-région.

1. La société civile à la recherche de la paix

La guerre aux frontières guinéennes a contribué à la mobilisation de la société civile et au développement du rôle des acteurs sociaux dans l’espace public. D’où le mouvement de la société civile de la « Mano River Union » avec la participation des sociétés civiles guinéenne, libérienne et sierra léonaise.
Cette mobilisation pour la paix a été impulsée par les responsables du réseau des Femmes du Bassin du fleuve Mano. Ces femmes ont rendu visite successivement aux Chefs d’Etat des trois pays (Guinée, Libéria et Sierra Léone), en tant que mères, épouses et sœurs, en demandant l’arrêt immédiat des hostilités et le retour à la paix en Guinée, au Libéria et en Sierre Léone. Le succès de cette action a encouragé la lutte pour l’instauration et le renforcement de la démocratie dans l’espace Mano River Union.
C’est dans cette perspective qu’une première conférence s’est tenue à Freetown (Sierra Léone) du 9 au 11 octobre 2001, avec la participation des représentants des ministères des affaires étrangères. Le thème traité portait sur la « Constitution de coalition pour une paix, une démocratie et un développement durables ». Plusieurs résolutions ont été prises au cours de cette conférence. Le mouvement de la société civile de l’Union fleuve Mano peut notamment entreprendre des actions communes pour la paix et la réconciliation ; participer à la promotion des droits de l’homme et de la démocratie dans la sous-région. Il peut également intervenir en particulier dans la résolution du problème des réfugiés et des personnes déplacées pendant la guerre.

2. La société civile en tant que forum social

En dehors de ce mouvement des femmes, la société civile guinéenne a participé à plusieurs forums d’échanges au niveau international et africain. C’est ainsi que le quatrième forum social africain (FSA) s’est tenu à Conakry du 1er au 5 décembre 2005.
La première rencontre a eu lieu à Bamako en 2002, la deuxième à Adis Abebas (Ethiopie) en 2003 et la troisième à Lusaka (Zambie) en 2004. Ces forums visent au renforcement des organisations du mouvement social en Afrique et dans le monde. Le forum social mondial s’est tenu pour la première fois en janvier 2002 à Porto Allegre au Brésil. Ce mouvement social veut s’ériger en force alternative aux Etats et aux multinationales en particulier aux grandes puissances qui se retrouvent chaque année à Davos (Suisse) pour le sommet économique mondial.
Le forum social guinéen participe surtout à la consolidation des capacités d’analyse, de proposition et de mobilisation des organisations du mouvement social ; à la définition des stratégies de reconstruction sociale, économique et politique en particulier le rôle de la société civile dans le débat politique.

3. La société civile dans le dialogue démocratique

La société civile guinéenne joue aujourd’hui un rôle de médiation entre les forces politiques mais aussi de mobilisation ou de responsabilisation des citoyens. C’est pourquoi, le Conseil national de la société civile avait organisé une table ronde, le 28 août 2003, sur le thème relatif au «dialogue démocratique en Guinée ». Cette table ronde avait cherché à rapprocher les différents partis politiques de l’opposition et de la mouvance présidentielle, en instaurant le dialogue et la concertation, en sensibilisant les acteurs politiques sur la pratique démocratique : la compétition politique ne doit pas être assimilée à l’affrontement ou à la haine par la manipulation des citoyens. Nous savons que les opinions politiques sont nécessairement divergentes mais cette opposition ne doit pas transformer les partisans en ennemis.
Au cours de cette table ronde, les partis politiques de l’opposition (FRAD) ont réaffirmé leur volonté commune demandant aux autorités d’assurer l’organisation d’un scrutin libre, transparent et crédible ; de mettre en place une Commission électorale nationale indépendante (CENI) avec la participation des observateurs nationaux et internationaux. < p>Pour le président du CNOSCG, Ben Sékou Sylla, cette table ronde a été un succès:

- Elle a permis de faire le bilan du processus électoral en Guinée depuis 1992 ;
- Elle a facilité une meilleure compréhension mutuelle et une connaissance des rôles, des responsabilités et engagements respectifs de la société civile d’une part, et des partis politiques, d’autre part ;
- Elle a permis d’identifier les facteurs essentiels de l’épanouissement du citoyen guinéen ;
- Elle a suscité la création d’une plate- forme d’échanges et de concertation pour la réalisation de la paix sociale et du bonheur pour le peuple de Guinée.

Le dialogue est un moyen efficace pour la société civile guinéenne de faire la promotion d’une culture de paix et du respect des principes démocratiques. Le dialogue peut servir à prévenir le conflit et apprendre à gérer les divergences d’opinions. C’est ainsi que la société civile est progressivement devenue le médiateur entre l’opposition et le pouvoir. On peut dire aujourd’hui, bien que le changement démocratique soit dans l’impasse en Guinée, que le CNOSCG a progressé dans sa démarche de dialogue, même si pour les forces politiques, le dialogue politique est encore en Guinée un dialogue de sourds.

Le Collectif pour une Transition Démocratique en Guinée (COTRADEG) en faveur d’une Transition politique démocratique et pacifique

Aujourd’hui, le COTRADEG, composé d’intellectuels confirmés et de jeunes étudiants diplômés ou de niveau universitaire, se mobilise pour sortir de l’impasse politique, sociale et économique que connaît la Guinée depuis des décennies , notamment depuis l’arrivée au pouvoir du régime autoritaire et corrompu de Lansana Conté. Le Collectif agit en tant qu’émanation de la société civile guinéenne. Il se veut une force d’analyse, de proposition et d’action, libre de toute pression ou de tout parti politique, quels qu’ils soient. Le Collectif COTRADEG est un mouvement citoyen qui s’implique pour un changement politique en Guinée. Il est également un groupe de pression qui veut sensibiliser la société civile et les acteurs politiques (Etat, partis politiques) guinéens ainsi que la communauté internationale aux enjeux graves du moment.

A cet effet, le COTRADEG a publié le 18 janvier 2006 un Manifeste et l’a largement diffusé à l’intérieur et à l’extérieur du pays en vue de l’avènement d’une Transition pacifique et démocratique à brève échéance. Le Collectif propose un schéma très précis de sortie de crise pour la Guinée via une telle transition. Ce schéma repose sur la légalité constitutionnelle en vigueur, tout en distinguant les institutions et les hommes qui les incarnent. Il s’agit donc d’un schéma qui tient compte des réalités politiques du pays. Le Collectif invite chaque citoyen guinéen à en prendre connaissance en son âme et conscience, sans préjugé. Nous sommes convaincus que cette voie de Transition démocratique est possible et qu’elle est la seule façon de parvenir à la restauration d’un Etat de droit démocratique en Guinée à court terme.

Signé : Les membres fondateurs du COTRADEG : www.cotradeg-guinee.com
BANGOURA Mohamed : madibangoura@aol.com, tel : (33) (0)6 61 50 48 31
BANGOURA Dominique : domibangoura@aol.com, tel : (33) (0)6 85 46 73 91
DIOP Moustapha : mousto.batoul-diop@wanadoo.fr, tel : (33) (0)6 66 31 85 32
SAKO Cheick : cheick.sako@wanadoo.fr, tel : (33) (0)6 07 77 64 30
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