Guinée : De la grève au soulèvement populaire ?
27 février 2006
A la lecture des indicateurs socio-économiques de la Guinée qui sont longtemps au rouge foncé et avec la grève qui vient de démarrer ce matin plongeant Conakry dans une ville morte, tout porte à croire que la « Baraka malien » veut souffler en Guinée.
En effet, c’est en 1991 que le « Grand voisin du nord » a pris conscience que seul « chasser le pouvoir au grand jour » était la seule solution pour sauver le peuple. Les maliens, las de traîner des casseroles ont, comme un seul homme, fait face au pouvoir dictatorial du Général Moussa TRAORE.
Devant un peuple blessé dans sa dignité et prêt à se battre jusqu’au dernier vivant, l’armée fut obligée de sauver la nation en épousant ce qu’on appelle « le devoir républicain ». C’est ainsi qu’une nuit de mars 1991, le mégalomane Moussa TRAORE, chef d’orchestre du malheur de son peuple fut arrêté en pleine réunion avec certains de ses proches collaborateurs au palais Koulouba sur les hauteurs de Bamako par le lieutenant-Colonel Amadou Toumani TOURE (ATT), fraîchement sorti de l’école de guerre de France. Cet officier, en vrai patriote, dirigea la transition ouvrant ainsi son pays à la démocratie véritable. C’est pourquoi le peuple reconnaissant à son égard lui confia par la voie des urnes la destinée du pays en 2002.
Avec la courageuse grève entamée ce matin par les travailleurs guinéens, l’on ne serait pas en droit de comparer les faits? Dans la mesure où la Guinée et le Mali sont considérés comme « les deux poumons d’un même corps ».En tout cas en attendant de voir jusqu’où iront les choses, pour bon nombre de nos compatriotes c’est la « Baraka malien » qui veut souffler sur la Guinée.
Par M Ansoumane CAMARA
Président du Comité d’Initiative du journal Nouvelle Jeunesse.
Porte Parole de l’Action de la Jeunesse Guinéenne pour l’Alternance Démocratique et la Prospérité (AJGADEP)
Contact : Ansoumanecamara2000@yahoo.fr
Correspondance spéciale pour Nlsguinee.com
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