Guinée : PSYCHOSE: Le Lundi de tous les dangers en Guinée
25 février 2006
Les populations de Conakry sont actuellement traumatisées par la surenchère que se livrent les syndicats et le gouvernement. Les premiers annonçant leur grève ''sur préavis'' au début de la semaine conformément à la loi, et le second menaçant de faire respecter aussi la loi... Les grévistes de lundi prochain devront donc montrer pattes blanches...
Ils devront prouver leur appartenance réelle comme membres des syndicats ayant appelé à la grève.
Le ministre de l'Emploi, ne passe pas par quatre chemins, il avertit solennellement: « Des sanctions disciplinaires et administratives allant de la suspension de salaire, à la rétrogradation ou au licenciement pure et simple des effectifs de la fonction publique sont possibles... »
De quoi faire réfléchir plus d'un sympathisant en ces temps difficiles. Beaucoup de syndicalistes considèrent que le ministre par ce geste a jeté de l'huile sur le feu. C'est le lundi de tous les dangers pour les Guinéens en gnéral, et les Conakrykas en particulier. Ce qui explique que les nantis sont entrain de faire des réserves en vivres pour éviter le pire. Quand aux autres, ils devront, hélas se contenter du rien quotidien.
Pour Alpha Ibrahima Keïra, il ne faut pas jouer au pyromane, les négociations avec les leaders sont en bonne voie et conformes aux principes de la République.
En réalité, c'est la base qui demande la satisfaction rapide de ses conditions vu la misère dans laquelle elle se démène. Ainsi les centrales syndicales CNTG-USTG/06 CNTG et l’USTG, conformément à leur note circulaire 005/ICn estiment qu’elles doivent objectivement faire prévaloir leurs droits. Et cette note circulaire était claire : '' ... un appel pressant à la mobilisation de tous les travailleurs de Guinée des secteurs Publics, mixte, privé et informel pour observer la grève générale de cinq (5) jours reconductibles du lundi 27 février au 03 mars 2006 sur toute l’étendue du territoire national.''
Le week-end sera certainement mis à profit pour apaiser les ardeurs des uns et des autres, comme le gouvernement et les syndicats nous ont tant habitué à ce jeu du chat et de la souris.
Dans le cas contraire, le lundi sera chaud à Conakry et les efforts des uns et des autres pourraient bien etre tétanisés par ces mouvements sociaux sur fond de crise politico-économique.
Ibahima Diawara
GuineeConakry.info, partenaire de Nlsguinee.com
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