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Guinée : TÉLIMÉLÉ : DES CITOYENS INTERPÉLLÉS POUR DÉSOBEISSANCE CIVILE

 14 février 2006  

Située à moins de 300 kilomètres de la capitale guinéenne, la préfecture de Télimélé est considérée pour beaucoup comme une bourgade abandonnée. En tous les cas, la ville manque de tout. Routes, eau potable, téléphone, électricité, postes de santé, personnel médical, écoles, enseignants… On se souvient d’ailleurs que la marche des élèves qui demandaient des enseignants a coûté à Télimélé, le 24 novembre 2005, la mort de trois personnes et d’énormes dégâts matériels. Le principal accusé de ces tueries est, on le sait, toujours en cavale, ce qui émeut les parents des victimes.

D’autre part, au lieu d’envoyer à Télimélé des enseignants à la place de ceux qui avaient été mutés – objet de la manifestation –, le ministère de tutelle a dispersé les trois responsables de l’enseignement parmi les plus influents de la préfecture, alors que la commission d’enquête était parvenue à un non lieu. L’ancien responsable de la section secondaire de la DPE Souleymane Béavogui est envoyé à Kankan, le censeur du lycée Abdoulaye Baldé dit « Baldé Bio » à Beyla et le proviseur du lycée Souleymane Diallo à Koundara.

Qu’il y ait deux heures de cours par jour n’est pas le problème de nos gouvernants, mais permettre à un enseignant de siéger au conseil communal sous les couleurs de l’opposition est ce qu’ils ne veulent pas accepter. Pourtant, au moins un d’entre eux continuait à défendre les couleurs du PUP.Qu’à cela ne tienne, les citoyens, de plus en plus informés, ne permettent plus aux gouvernants certains comportements. Cette fois-ci, l’exemple est donné par la sous-préfecture de Missira. Les populations de cette contrée se sont soulevées à deux reprises en moins de deux ans contre les responsables de la CRD.

D’abord, la révolte contre ces responsables accusés de mauvaise gestion s’était soldée par la mise en place d’une commission de neuf membres chargés de gérer les affaires de la CRD. Ensuite, c’était contre cette dernière équipe accusée de détournement. Au cours de la seule année 2005, la CRD de Missira aurait bénéficié de multiples aides et subventions qui, selon les citoyens, ont avoisiné 100 millions de francs. Seulement, les populations de Missira n’ont vu aucune trace de ces millions ; ni en numéraire, ni en nature. Les citoyens ont donc refusé de payer l’impôt, et ce jusqu’à ce qu’ils aient une équipe dirigeante honnête. Heureusement, les élections communautaires étaient annoncées, donc ils ont gardé patience pour se « débarrasser » des responsables de la CRD indélicats. C’était sans compter avec l’implication des autorités sous-préfectorales.

Deux listes du PUP ont été donc produites : l’une par le sous préfet et l’autre par les populations locales. Comme on pouvait s’y attendre en pareil cas, la liste des populations locales a été invalidée par le sous préfet qui a « imposé sa liste ». Curieusement, celle-ci portait le nom des neuf anciens conseillers communautaires, cooptés il y a un an et accusés de détournement par les citoyens. Révoltés par ce choix, les responsables de la CRD n’ont pas mâché leurs mots devant les autorités sous-préfectorales : « Nous ne payerons rien à cette équipe qui a détourné ». Ainsi, après « l’élection » de cette équipe décriée, les citoyens ont mis leur menace à exécution, en refusant catégoriquement de payer l’IMDL. Le préfet est alors venu à Missira pour, dit-on, « apaiser » les esprits. Malheureusement, les citoyens avaient fixé comme préalable le changement sans condition des responsables de la CRD.

Après tous les discours, la réponse du porte parole des populations de Missira était claire : « Nous sommes contres cette équipe et tous ceux qui la soutiennent. Celui qui est avec cette équipe, nous sommes contre lui, même si c’est le sous préfet ou vous-même monsieur le préfet. Car nous ne serons jamais d’accord avec ceux qui détournent les revenus de la CRD de Missira. Et nous ne payerons pas l’impôt tant que cette équipe ne sera pas remplacée. » Ce discours constitue, aux yeux des responsables de Télimélé, une atteinte à l’honneur des autorités sous préfectorales et préfectorales. Cette décision des citoyens de Missira exprimée par leur porte parole a été qualifiée de « désobéissance civile ». Conséquence, beaucoup d’habitants de la CRD ont été conduits au commissariat central de police de Télimélé. Au départ de notre reporter de la préfecture de Télimélé, c’est presque le-tout Missira qui s’était rendu au commissariat de police pour réclamer leurs concitoyens interpellés.
Nous y reviendrons…

Nouhou Baldé
L’Observateur, partenaire de Nlsguinee


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