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GUINEE , DIS : RABBANA ! NOTRE SEIGNEUR !

 14 février 2006  

La société civile guinéenne est comme saisie d’une singulière boulimie. Tracassée de la parole, elle bégaie les prémisses d’une refondation nationale en une fébrile prosopopée enrobée de rabbanas qui convoquent nos dieux lares, nos totems et tous les fétiches de la mondialisation. Ce n’est pas encore l’onde de choc, beaucoup s’en faut ! Juste un je ne sais quoi exprimant peu ou prou ce dont la nature a horreur Qu’ils soient Guinéens établis hors des frontières de Guinée, ou qu’ils y vivent, qu’ils soient intellectuels, fonctionnaires, commerçants ou paysans, tous ceux qui s’expriment qui, dans les journaux-papiers ou électroniques qui, dans les taxis, les magbanas, dans les kiosques à café ou les maquis, jusque sur les champs de manioc, tous n’ont cesse de dénoncer ce vide plein de misère, déversé par chaque jour qui passe :

Trop c’est trop !

Seulement, voilà une dizaine d’années que dure ce ras-le-bol général dont l’écho assourdissant sans cesse renvoyé par les médias, menace de devenir lassant, tel le ronron d’un cercle vicieux.
A la manière de l’ aïnarè ( panse en peul ) qui se répand, de quelque côté qu’on la prenne, telle se présente la situation guinéenne devenue une véritable quadrature du cercle.
Par quoi commencer ? L’alimentation de base ? On ne mange plus que du lafidi de riz India, importé à grand renfort de devises devenues introuvables. Ne parlons pas de cette ratatouille de mangue pour les plus démunis, donc la majorité. Hélas, pour ces derniers, même la longue saison des pluies a une fin..
S’attaquer au problème de l’eau ? Comment faire quand l’énergie est partie en..courant, laissant à sec les châteaux d’eau qui en ont besoin pour tourner ? Les moyens de communication ? Pour transporter quelles productions dans une économie totalement anémiée ? Ne revenons pas à ce triste tableau largement décrit ailleurs et connu de tous.

Le gouvernement, l’Etat et les autorités publiques ont soldé tout compte, avec le récent plébiscite des municipales.
Un ras de marée en faveur du parti au pouvoir, selon la voix de son maître..
En face, les partis politiques en sont réduits à organiser des séances de tables tournantes, après une décennie de luttes acharnées tous azimuts, meetings, marches, mamayas, villes mortes, et participation à l’opposition parlementaire, ponctuée par des boycotts plus ou moins forcés.

« On a tout essayé ! », Avait lancé avec lassitude, l’un des ténors de l’Opposition, un jour de déprime politique.
Aujourd’hui, plus d’une dizaine de Partis battent le rappel de leurs troupes, toutes tendances confondues, dans un appel à la concertation.
Entre-temps, depuis quelques mois, avant les dernières élections, et récemment encore, des membres de la société civile avaient donné le ton avec le Manifeste Guinée 2010, Odyssée de l’Impasse. Il y a aussi l’Appel lancé au Président Lansana Conté. Depuis quelques semaines, un nouveau manifeste intitulé COTRADEG, est en circulation.
S’agissant du premier manifeste publié en novembre, il est utile de rappeler que son objectif est clairement indiqué dans ses dernières lignes, qui tient en une proposition :

LA TENUE D’ASSISES NATIONALES DE LA SOCIETE CIVILE AU PLUS TOT EN GUINEE.

Autrement dit, il s’agit d’un appel pour l’organisation d’une large concertation entre les forces vives de la nation. Dans l’esprit des signataires de cet appel-ci, il s’agit dans une première étape, de recueillir le plus grand nombre de signatures. Les signataires répartis à travers les communautés guinéennes se trouvant au pays et vivant ailleurs, devront librement se constituer en comités de suivi en vue, dans une seconde étape, de rendre incontournable un débat national pris en charge, ensemble par la société civile et par les acteurs politique ( l’Etat et les partis politiques.).

D’ici là, il ne nous appartient pas dans cette phase, d’indiquer les rouages, ni d’entrer dans l’organisation des institutions d’une période de transition, en nous substituant aux organes du pilotage des assises dont nous appelons d’abord la tenue.
De ce qui précède, il s’ensuit d’une part, que les partis politiques, notamment ceux qui ont signé l’appel à la concertation, et les signataires des appels venant de la société civile d’autre part, doivent se donner la main. Pour ce faire, il est urgent de clarifier les points suivants :

1 )Pour que l’Appel au Général Lansana Conté ait quelque chance d’aboutir, il nous semble qu’il doive être entendu comme un appel à tous les acteurs politiques. Lansana Conté n’en serait qu’un destinataire et non des moindres. Mais quelle que soit la solennité qu’on y mettrait, la probabilité que le Président de la République entende cet appel ne serait réaliste que si en même temps, il est précédé et soutenu par une large pression de toutes les forces vives de la Nation, y compris les partis politiques.

2 )Pour les mêmes raisons, mais de façon inverse en quelque sorte, la rumeur qui se répand que les partis signataires de l’appel à une concertation seraient déjà à pied d’œuvre et seraient entrain de travailler à la préparation d’une telle concertation, en tant qu’ ORGANISATEURS, nous semble problématique, voire préoccupante.
Qu’attendraient-ils donc du chef de l’Etat ? Qu’il signe un décret de convocation d’une Conférence nationale, à la suite des travaux préparatoires organisés seulement par les partis ? Malgré l’association à ces travaux, de la société civile que les organisateurs semblent réduire aux corporations qui ont pignon sur rue ( syndicats, ordres, comité inter-religieux etc. ), nous savons qu’une certaine Guinée a toujours répugné à l’idée d’une conférence nationale. Du moins quand l’initiative vient de ces « politiciens », comme dit l’autre..
Pourquoi le Président le ferait-il maintenant ?

En 1993 ( présidentielles ), 1995 ( législatives ), 1998 ( présidentielles ), 2001 ( référendum modifiant la loi fondamentale boycotté ), 2002 ( législatives initialement prévues en 1999, puis en 2001, boycottées par les membres du futur F.R.A.D., ), 2003 ( présidentielles boycottées ), et enfin en 2005 ( municipales ), les partis politiques et la société civile ont régulièrement exprimé de la façon la plus pacifique ( au risque de passer par de fréquents boycotts ), leur volonté d’avoir des élus de leur choix, qui leur auraient permis d’acheminer le pays vers cette alternance tant souhaitée

Car enfin il y a eu des batailles farouches, pacifiquement conduites par nos hommes politiques, qui ont personnellement payé de leur personne, de leur liberté. Il y a eu des morts. Nous avions insisté sur tout cela dans notre manifeste, pour ne plus insister dessus d’avantage.
En revanche, nous devons malheureusement rappeler les évidences suivantes : Ce sont ces mêmes citoyens qui jettent des bulletins dans des urnes sans fonds, qui constituent par ailleurs les éléments de la société civile. Revenons donc à nos classes de science politique.
Qu’est-ce que la société civile ?
« C’est l’ensemble des rapports interindividuels, des structures familiales, sociales, économiques, culturelles, religieuses, qui se déploient dans une société donnée, en dehors du cadre et de l’intervention de l’Etat ( J-L Quermonne.).En somme, la société civile, c’est ce qui reste d’une société quand l’Etat se désengage complètement. Evidemment la société civile n’habite pas un lieu précis. ». ( Marc Chevrier ). Donc, ajouterons-nous, elle n’a pas nécessairement pignon sur rue ! Ecoutons encore M.Chevrier :
«..Ainsi un fonctionnaire entre dans la société civile sitôt qu’il quitte ses bureaux..».( 1 )

Naturellement cette définition resterait purement académique si nous la coupons des réalités historiques. Il faut donc la confronter à des situations concrètes, comme celles qu’ont connues le Bénin, le Togo, le Congo, le Mali et le Niger par exemple. Même les plus jeunes de nos compatriotes devraient avoir dans les oreilles, les échos pleins de bruits et de fureur des conférences nationales des années 90.Il en resterait au moins cette définition de la conférence nationale.
« La conférence nationale réunit pour un débat démocratique et responsable, les représentants des structures nationales dans leurs diversités politiques, économiques, sociales, confessionnelles et culturelles, ainsi que des personnalités de divers horizons..»( Souligné par nous .). Cette définition n’est rien d’autre que celle que se sont donnée les délégués de la Conférence nationale du Togo, qui est une reprise dans son essence, de celle du Bénin, et applicable à celles du Mali et du Niger.

Fabien Eboussi Boulaga, un des plus brillants philosophes de notre continent, penseur politique qui n’a pas renoncé à tirer l’Afrique de La crise du Muntu, écrit 2 ):
« Aucune des conférences nationales n’a été une action de sédition. Elles sont toutes convoquées par décret présidentiel.».( 3 )

Cependant, la relecture de l’histoire des conférences nationales nous amène à méditer sur ce qui les a précédées, préparées et permises. L’exemple du Bénin, parangon relativement heureux de cette institution est ici plus qu’instructif. Si elle a été convoquée du 19 au 28 février 1990, c’est en raison des évènements qui l’ont précédée.

« L’année 1989 est celle du paroxysme de la crise béninoise. L’agitation s’amplifie avec l’accumulation des arriérés de salaires et de bourses scolaires. Les grèves s’engrènent les unes dans les autres. Les étudiants déclenchent la leur le 9 juin ; les enseignants du secondaire leur emboîtent le pas. Les autres secteurs d’activité les rejoignent en juillet et août, y compris les syndicats d’obédience gouvernementale ( souligné par nous ) qui ne veut pas être en reste. La répression atteint ses limites : les arrestations ne peuvent continuer. Et si tout ce peuple descend dans la rue pour revendiquer ce qui n’est que son dû, comment faire pour tirer sur la foule sans que bon nombre de militaires ne deviennent les bourreaux de leurs frères et sœurs, de leurs femmes et de leurs propres enfants ? Obéiraient-ils qu’on ne saurait répondre de leur discipline par la suite. Du dedans comme du dehors la pression monte pour que le président Kérékou se démette ou se soumette aux exigences de ceux-là seuls qui peuvent renflouer les caisses littéralement vides de l’Etat.» ( 4 )

On connaît la suite. Il ne se démettra pas. Il ira même jusqu’à inventer le concept de conférence nationale.. En effet « l’histoire devra lui reconnaître la paternité de l’expression.. ( devenue ) institutionnelle, la souveraineté en moins ».( 5 )
Il y a le cas du Mali, exemplaire à sa manière. Ecoutons cette relation :
« ( En ) 1990, l’Union Nationale des Travailleurs du Mali réclame le multipartisme, la société civile s’organise en comité de coordination des associations et organisations démocratiques..1991, la situation se dégrade ( violences, répressions, morts d’hommes..». Après le cycle bien connu de violences, répression, violences, arrive le 22 mars, le Vendredi noir. Notre conférencier continue : « La violence atteint son comble. L’Etat impuissant, la rue s’impose ( destruction d’usines, banques, centre des impôts, trésor public, saccage de la base industrielle, pillage, ouverture de la prison de Bamako, libération des détenus.) Le chaos s’installe. Le 26 mars, face à la violence, une partie de l’armée se désolidarise du régime, regroupée en Conseil national de réconciliation et prend le pouvoir. Le comité de coordination et le conseil national de réconciliation se rencontrent, fondent le Comité de transition, etc. » .
Qui parle ou plutôt qui raconte ? Un certain Amadou Toumani Touré !

Est-ce le même tableau et la même psychologie que la Guinée et les Guinéens présentent aujourd’hui ? Si tous les Guinéens et les observateurs étrangers qui s’intéressent à la Guinée s’accordent à déplorer la misère sans nom que subissent les populations d’un pays littéralement accablé de ce trop fameux scandale géologique, si tous font le constat sur la nature explosive du climat social, il n’est pas sûr que la dynamique, ou l’engrenage propres à désamorcer ou à transformer la crise, soient enclenchés. En effet où en sont les principales structures de la société civile, tels que les syndicats ? Que dire des révoltes récurrentes des élèves et étudiants systématiquement stoppées par des balles « perdues » ?

Où en sont les partis politiques, en termes d’unité à la veille d’une élection majeure, nos personnes privées, notre fonctionnaire, hors de ses bureaux, à l’appel d’une journée ville morte ?
Les syndicats ont donné des préavis de grève en 2004, et paralysé quarante-huit heures durant, la vie sociale et économique en 2005 Et après ? Par quoi se sont soldés ces multiples ultimatum égrenés en un compte à rebours qui a fait frémir les populations de Guinée en août 2005 ? .Voyons plutôt ce qui se passait ailleurs 15 ans plus tôt.
« La situation béninoise, explosive, imposait d’agir au plus vite. Ecraser lourdement la rébellion en ses commencements..comme pensaient les vieux compagnons.. Mais Kérékou ne succomba pas à la tentation de l’aventure sanglante. » ( 6 ).

Il faut le répéter, la situation guinéenne est explosive. Mais n’a-t-on pas dit du Guinéen, « creusez un trou profond, jetez dedans le Guinéen, il continuera à creuser lui-même et s’enfoncera d’avantage, histoire d’aller voir ailleurs..».
Il est probable que nous sommes à la veille d’une conférence nationale ou d’une concertation, peu importe la dénomination. Cependant nous ne préparerons pas bien ces assises, si ce sont les partis politiques seuls qui les organisent, à travers des commissions où ils se seraient déjà réparti les thèmes.
Nous les compromettrerions si nous supputons déjà les rouages et le fonctionnement des organes de transition, alors même que tout a l’air « de baigner » dans les rues de Guinée.

Pour conclure, il est plus qu’urgent de tenir compte de ce qui est écrit plus haut. A savoir que pour l’instant, nous devons préparer avec patience, les étapes qui nous mèneront à l’alternance, sans exclusives.

Soyons dans cette première étape, des PROMOTEURS et non des organisateurs. Appelons tous les Guinéens autour d’une table, ( ou des tables ), pour discuter de tous les thèmes qu’on voudra. Mais surtout, par-dessus tout, faisons que l’appel qui serait adressé au premier des Guinéens par ses fonctions, et précisément à cause de cela, que b>cet appel, il ne puisse pas le rejeter. Pour y arriver, il faut que cet appel vienne de l’acteur principal du changement social. A savoir le peuple.

Nul romantisme à cette référence. Nous la tirons de l’histoire récente. Analyse concrète d’une situation concrète! comme le chantait la noire colombe du déluge d’avant mondialisation..
« Le principal acteur du miracle béninois, c’est le « peuple » Derrière ce mot, se profilent d’abord ces masses qui descendent dans la rue pour manifester leur insatisfaction, les grévistes qui affrontent les forces de répression, la foule de Porto-Novo qui arrache les effigies de Kérékou et les piétinent, la rage au cœur. Mais ce peuple, c’est d’abord et surtout la multitude qui va et vient, recourt à mille ruses et expédients pour manger, se loger, se vêtir, se soigner, enterrer ses morts et élever ses enfants. C’est la somme singulière, anonyme et colossale de ces transactions quotidiennes pour survivre, de ces négociations épuisantes et sans cesse recommencées avec l’adversité, contre elle, pour parvenir à la moindre de ses fins, pour accomplir la moindre opération, la plus petite demande, faire la plus petite course. Quand l’adversité prend la figure d’un pouvoir, le peuple c’est la somme des résistances à ..»( 7 .).

Ne se croirait-on pas ici en Guinée ?
Si oui, sommes-nous pour autant fondés à répondre à la place de ce peuple et dire quelle est cette somme qui précisément et hélas, est toujours restée comme en suspens ?
A-ton déjà oublié cette « somme » qu’avait obtenue, plutôt arrachée au Pouvoir qui s’était mis en vacance, les étudiants et les enseignants, au bout de quelques semaines de luttes acharnées en 1992 ( ? .). Ils avaient demandé..
Cette « somme », les masses conduites par les partis politiques les plus déterminés, debout comme un seul « acteur », l’ont mainte fois virtuellement obtenue en 1993,et auraient pu l’avoir en 1995, et même en 1998, mais ..

Mais quoi ?
Après cette courte allusion aux conférences nationales prenons le temps de tirer profit des luttes héroïques des masses où les jeunes et les femmes étaient souvent à la pointe des batailles, ces dernières se faisant copieusement bastonner en 1993, un après-midi de honte qui souille encore aujourd’hui certains hommes en tenue.
Alors pourquoi cette hâte à « organiser » dans des bureaux ce qui ne surgira que des dos d’âne et des nids de poule ? Pourquoi diable se hâter à mettre la charrue devant les bœufs, en voulant inviter le peuple autour d’une table de symposium. ! Il y a un temps pour les colloques, et un temps pour battre le rappel des troupes. C’est entendu, ces deux temps ne se conjuguent pas nécessairement de façon chronologique. Ils peuvent se chevaucher, certes. Mais ce Vendredi noir malien, ce 22 Mars pour la Guinée, ressemble à un jour de Février 1993.Il est derrière nous.Et en la matière il est permis de refaire l’Histoire

C’est ce futur antérieur que nos chefs de partis doivent anticiper et organiser. A cette condition, ils peuvent toujours continuer à animer des symposiums, et des travaux de commissions, sans discrimination d’aucune sorte. S’il y a péril en la demeure, il n’y a pas encore le feu. Voilà cinquante ans que les Guinéens attendent des lendemains qui ne chantent pas. Ils ont tellement chanté et dansé pendant la première république ! Voici vingt autres années qu’ils vivent une paix infernale, alors que tout brûle autour d’eux. Ils ont même l’insolence tranquille d’accueillir ceux qui fuient l’incendie chez eux. Et c’est tant mieux. En 1958, la Guinée et les Guinéens ont offert une petite lueur, le Bénin de Kérékou aura trouvé en 1990, le boutefeu qui a produit l’étincelle des conférences nationales.
Aujourd’hui on attend des Partis politiques qu’ils reprennent et organisent patiemment les actions de masse, en entretenant intelligemment l’effervescence perceptible au sein de la société civile stricto sensu, et des forces vives de la nation.
Il faut le répéter, car nous l’avons déjà écrit dans le manifeste Guinée 2010, c’est tout à l’honneur du peuple de Guinée, des Partis politiques et du Président de la République, d’avoir su éviter aux Guinéens, les drames qui ont ensanglanté les pays voisins, et menacent d’embraser encore tel autre.

Bref, que les Partis retournent à leurs bases et reprennent le combat là où ils l’avaient laissé en 1993, et reportent cette concertation hâtivement annoncée pour les , 24, et 25 février !
Aujourd’hui, plus qu’en 1993, ils ont un atout majeur. Ils ont devant eux les mêmes adversaires, qui croient naïvement avoir trouvé l’arme fatale, dans une poudre de perlimpinpin qui rendrait sourd, muet et aveugle.
Cependant, il reste une inconnue, et elle est de taille.

Les partenaires de la Guinée, ceux qui veulent sincèrement l’accompagner et l’assister dans un véritable développement économique et humain, sont-ils prêts à avoir le geste qu’ils ont eu avec le Bénin, et à ne pas faire comme ils l’ont fait avec le Togo ?
Le drame de la Côte d’Ivoire est d’une terrible et aveuglante démonstration pour ne laisser planer aucun doute à ce propos.

A ceux qui n’ont que leurs plumes et leurs porte-plume, qu’ils aillent voir à www.manifeste-guinee2010.com
Notes
1 Encyclopédie de l’Agora
2 Fabien Eboussi Boulaga, La Crise du muntu, Khartala
3 F. Eboussi Boulaga, Khartala Les Conférences nationales,
4 ibidem, pp 59-60
5 ibidem, p 65
6 ibidem, pp65-66
7 ibidem, p 34

Saïdou Nour Bokoum
Correspondance pour Nlsguinee


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