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CAN 2006: Encore une occasion ratée pour le Syli! Mais qu’est ce qui ne va donc pas en Guinée ?

 13 février 2006  

Les lampions se sont éteints sur la 25e édition de la Coupe d’Afrique des Nations et l’Egypte, pays organisateur, a enlevé le trophée. Dans vingt ans, les amoureux du ballon rond ne se souviendront que des exploits des « Pharaons d’Egypte » qui viennent de remporter leur cinquième titre, et des « Eléphants » de Cote d’Ivoire qui ont prouvé qu’ils n’étaient pas venus au Caire pour s’amuser et surtout qu’ils méritent leur qualification à la Coupe du Monde qui se jouera très prochainement en Allemagne.
Les plus férus se souviendront peut-être des demi-finalistes : le Nigeria qui a prouvé que son football avait de l’avenir en présentant une équipe jeune et talentueuse ; et le Sénégal qui, avec deux victoires, quatre défaites a réussi tout de même à se hisser au rang des quatre meilleures équipes du tournoi. Une prestation miraculeuse des lions de la Teranga qui s’est faite presque entièrement sur le dos du Syli National de Guinée.

Malgré un parcours sans faille au premier tour, le Onze national guinéen a encore enregistré un autre échec dans les phases finales de cette compétition qui n’a pas l’air de lui sourire. Il est vrai qu’au départ personne ne lui donnait une chance sérieuse mais les trois victoires réalisées coup sur coup face à des adversaires comme les Bafana Bafana de l’Afrique du Sud, les Chipolopolo de la Zambie et surtout les champions en titre (maintenant ex-champions), les Aigles de Carthage, montraient clairement que la Guinée avait aligné sa meilleure équipe depuis la campagne de 1976 en Ethiopie lorsqu’elle fut sacrée vice championne d’Afrique. Même les lions de la Téranga ne se faisaient pas trop d’illusions et les officiels sénégalais avaient déjà commencé à préparer leur public pour l’éventuelle défaite. Comment alors le pachyderme guinéen a-t-il pu s’affaisser devant un adversaire qui semblait avoir perdu ses griffes et ses dents ?

Tout d’abord, il faut dire que le Sénégal a joué un bon match et les lions ont mérité la victoire durant cette journée de quarts de finale. Loin de nous toute idée de chauvinisme sportif, et surtout quand il s’agit d’un pays frère comme le Sénégal avec lequel nous partageons les mêmes valeurs culturelles et historiques. Seulement la défaite du Syli laisse un goût amer à la bouche et donne à réfléchir sur la situation de notre pays. Il n’y a aucun mal à tirer les leçons d’un échec surtout si le but recherché est noble et positif. Le Maroc a par exemple initié une enquête parlementaire sur les conditions de son élimination au premier tour. L’Afrique du Sud a renvoyé son entraîneur et le président Thabo Mbeki a déclaré que son pays doit être une nation qui gagne. La Guinée, elle aussi, ne doit plus continuer à jouer les seconds rôles ou être une nation de perdants. Et honnêtement parlant, l’enjeu de ce match entre nous et nos cousins sénégalais était de savoir qui pour les deux prochaines années, allait revendiquer le droit de bomber la poitrine et de se livrer à la fanfaronnade. Mais une fois encore, l’espoir a été vite déçu !

Et pourtant le potentiel était là ! Des joueurs de talent comme Pascal Feindouno qui est indiscutablement aujourd’hui l’un des trois meilleurs joueurs du continent. Et Fodé Mansaré avec ses pénétrations en flèche, Ibrahima Yattara avec ses débordements et ses centres qui feraient rever plus d’un avant-centre. Sans compter les finisseurs Ousmane Bangoura, Sambégou Bangoura et Cheick Diawara. Et une solide défense organisée autour du capitaine Dian Bobo Baldé.
En somme pas seulement des individualités mais un bon collectif, peut-être le meilleur qui se soit présenté à cette édition de la Coupe d’Afrique des Nations. Une telle équipe ne peut pas perdre ; elle va en finale pour y gagner.

La faute, il faut la rechercher au niveau de l’entraîneur Patrice Neveu qui a mal préparé son équipe à affronter ce match, physiquement et psychologiquement. Dans ce match, le Syli National a été comme on le dit ici « Outcoached ». L’entraîneur sénégalais, Abdoulaye Sarr a non seulement bien préparé ses poulains mais il a utilisé la bonne stratégie. Je l’imagine aisément entrain de jeter les chaises et crier pour motiver ses joueurs à la mi-temps lorsque la Guinée menait par 1 but à Zero.
Les sénégalais sont revenus sur le terrain ragaillardis, sur toutes les balles alors que les guinéens n’étaient plus que l’ombre d’eux-mêmes. Il était clair que nos joueurs qui s’étaient trop dispensés durant la première période, n’en pouvaient plus durant la seconde et étaient complètement épuisés. Manque de conditionnement physique ou motivation, allez-y comprendre quelque chose.

Les Lions de la Téranga avaient complètement saisi le milieu du terrain et multipliaient les assauts contre le camp adverse. Qu’a fait Neveu pour casser ce rythme ?
Rien sinon que pour faire de petites substitutions mal avisées. Qu’on veuille bien m’expliquer comment une formation aussi solide que celle du Syli, qui a déboulonné le tenant du titre par 3 buts a 0, a pu encaisser 3 buts en moins de 30 minutes de la part d’une équipe « repêchée » pour les quarts de finale. Pour le Syli National, l’encadrement technique a fait défaut. C’est pourquoi Patrice Neveu à mon avis doit être remercié et renvoyé à d’autres cieux. Merci pour les bons services rendus, voici votre chèque et à nous revoir.

La Guinée doit penser sérieusement à faire revenir les anciens internationaux qui connaissent bien cette équipe. Pourquoi ne pas embaucher Papa Camara comme entraîneur ? Il est déjà entraîneur-adjoint ! Pourquoi pas Chérif Souleymane, le ballon d’or africain ? Ou Petit Sory ou Maxime s’ils le veulent bien. Ces gens-là connaissent le football guinéen mieux que quiconque et l’ont fait briller sur tous les stades. Payons-les gracieusement et laissons les faire leur boulot, loin de toute interférence. Pourquoi engager des entraîneurs venus de loin pour leur donner ces sommes faramineuses sans qu’ils ne produisent aucun résultat concret. Doit-on rappeler que des quatre équipes qualifiées pour les demi-finales, trois étaient dirigées par un entraîneur local : le Nigeria, le Sénégal et l’Egypte.

Nous avons le potentiel en main, pourquoi ne pas l’exploiter ?
Le problème c’est que chez nous ce sont les magouilles et la mesquinerie qui règnent. Je ne vais même pas commencer à parler de cette fédération guinéenne de football sinon je risque d’attraper une embolie. L’atmosphère et la mentalité qui y règnent sont déconcertantes et décourageantes à plus d’un titre. C’est une « maison » qui à besoin d’être nettoyée pour éliminer tous ces blocages dont nous entendons parler. Comme dans d’autres domaines, notre football souffre de ces blocages et de cette mentalité. Et c’est pourquoi je dis, Patrice Neveu ne doit pas être le seul à partir.
Fodé Soumah doit déguerpir. Vous avez échoué Mr. Le Ministre dans votre mission. Notre équipe a été honteusement battue en quart de finale, une si bonne équipe, maintenant il est temps de faire vos valises ! Voila c’est le discours que j’aurais tenu à Fode Soumah s’il m’avait retrouvé à Conakry. Pas de prison, pas d’humiliation publique à la Sékou Touré mais vraiment il faut libérer le local. Nous, nous voulons des guinéens qui gagnent pour conserver notre fierté nationale. Et nous sommes fatigués de voir nos jeunes comme Henri Camara, Souleymane Camara, Diomansy Kamara, Rahmane Barry, (lions de la teranga), Boubacar Barry (éléphants) porter haut les couleurs nationales des pays frères et que ce soient eux qui nous portent le coup de grâce.

Réfléchissons ensemble ! La Guinée est l’une des premières nations africaines à accéder à l’indépendance. Mais en parlant de sport, nous n’avons jamais remporté la CAN, que l’Egypte a gagné cinq fois, le Ghana quatre fois, le Cameroun quatre fois, la République Démocratique du Congo deux fois, le Nigeria deux fois, la Côte d’Ivoire une fois, l’Algérie une fois, le Maroc une fois, le Soudan une fois, la Tunisie une fois, le Congo Brazzaville une fois, l’Afrique du Sud une fois, et même l’Ethiopie une fois.

Une CAN que nous n’avons jamais pu organiser mais qui a eu lieu et au Mali, et au Sénégal, et en Cote d’Ivoire et au Burkina Faso.

Mais qu’est ce qui ne va donc pas en Guinée ?

Thierno Sadou Diallo
Washington DC
tsadoudiallo@aol.com
571-201-9170
Source: Les Ondes de Guinée


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