Guinée : La Guinée, Etat de droit ?
03 février 2006
A mon humble avis, la conquête du pouvoir d’Etat, dans un Etat dit de droit, est une question de rapport de force dans le strict respect des lois de la République. Quant à sa gestion, elle s’apprend au fil du temps.
A ce niveau, les gestionnaires actuels de notre pays ont lamentablement échoué après plus de vingt ans de règne absolu. Cet échec est lié au fait que Lansana Conté et ses amis ont passé tout leur temps à ne poser que des actes anti-constitutionnels, anti-sociaux, répréhensibles et impunis. Ils ont fini par pousser le ridicule jusqu’à nos Institutions Républicaines en voulant, contre vents et marées, conserver éternellement le pouvoir.
Ni le Président de la République, ni même l’Assemblée Nationale et son Président n’ont jamais été élus par le peuple. Lansana Conté et ses amis nous ont même imposé un premier ministre anti-constitutionnel. Fait nouveau plus grave, le Président de la Cour Suprême et le premier ministre ont été, tous deux, choisis et nommés par un épiphénomène du palais présidentiel en soutirant la signature de Lansana Conté pendant l’un de ses moments de crise.
Non, la Guinée est loin d’être un Etat de droit. Pour qu’elle ne le devienne il faut absolument chasser de la direction de notre pays cette horde de malfaiteurs. La gestion de la Guinée ne doit pas se faire par des gens peu soucieux de l’intérêt commun.
Partout, sur toute l’étendue du territoire national, le besoin de changement de régime est clair. C’est une véritable prise de conscience de l’écrasante majorité des guinéens. Les populations rurales ont finalement compris que ceux qui dirigent aujourd’hui la Guinée sont en réalité leurs destructeurs qui sont plus préoccupés à se bourrer les poches avec l’argent provenant des caisses de l’Etat.
Je reste persuadé que les mailles de la corruption, de l’injustice et de la magouille ne peuvent être rompues que s’il y a une réelle prise de conscience aiguë des populations.
Cécé Roger HABA, Paris France
Contact : gneme2000@yahoo.fr
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