Guinée : Au nom de la souveraineté nationale
23 janvier 2006
Il n’est plus un secret pour personne que le système électoral du régime de Général, Président à vie, Lansana Conté, est une véritable passoire à fraudes, scientifiquement élaborée et savamment appliquée par ceux-là mêmes qui l’ont conçu. Tant qu’ils ne seront pas chassés du pouvoir par d’autres moyens, l’opposition ne parviendra jamais à instaurer d’institutions démocratiques qui soient véritablement représentatives de la volonté des populations guinéennes.
Depuis plus d’un demi siècle de dictature sanglante, obscurantiste et rétrograde, les Guinéens sont toujours à la recherche d’une solution démocratique qui leur échappe définitivement pour se perdre à jamais dans les méandres de leur propre histoire .
Nous devons en tirer les leçons. Nous nous trouvons désormais au pied du mur et la communauté internationale nous observe. Les voies légales qui pouvaient nous conduire à une alternance sont désormais plombées par Lansana Conté et ses amis.
La question récurrente de la transparence et de l’équité des consultations électorales dans notre pays est plus que jamais d’actualité. Nous ne sommes même pas certains que les communes passées sous le contrôle de certains partis de l’opposition lors des dernières élections communales bénéficieront réellement de transferts de compétences et de ressources. Pourront elles mettre librement en place leurs organes ?
Face à cette grave situation, le devoir de tout opposant politique guinéen aujourd’hui est de lutter avec force et détermination afin de replacer la Guinée au centre des valeurs qui fondent la grandeur et le rayonnement de tout pays dans le concert des nations modernes et éclairées.
Après avoir lancé le combat de la transparence, l’opposition politique guinéenne ne doit pas jeter l’éponge. La pauvreté est toujours là de même que la corruption et l’insécurité. Les libertés politiques sont toujours maltraitées chez nous et le pouvoir est devenu plus méprisant que par le passé vis-à-vis des populations qu’il est sensé protéger.
Au regard de ce constat particulièrement catastrophique, la responsabilité de tous les fils du pays est engagée. Ne laissons pas une poignée d’individus manichéens, cupides et sans scrupule hypothéquer notre avenir. Pour y parvenir, il faut utiliser d’autres moyens. Notre destin nous appartient au nom de la souveraineté nationale.
Par Cécé Roger HABA, Paris France
Contact : gneme2000@yahoo.fr
Correspondance spéciale pour Nlsguinee.com
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