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Guinée : Quel bilan pour 2005 ?

 10 janvier 2006  

Sur le plan politique, la Guinée aura connu moins de soubresauts, moins de troubles en 2005. Le scénario catastrophe prédit et prévu par des voyants en mal de révélation ne s’est heureusement jamais produit. La Guinée a donc passé l’année 2005 dans la paix et la stabilité, malgré les pires difficultés économiques qu’elle a connues.

L’année 2004 avait pris fin avec la nomination d’un Premier ministre. Une nomination intervenue 8 mois après la démission fracassante de François Louncény Fall. Les partenaires bilatéraux et multilatéraux, qui manquaient d’interlocuteurs, s’étaient vivement félicités comme l’atteste le véritable baillet diplomatique à la primature. Depuis, la Guinée a renoué avec ses partenaires au développement. Et un programme informel a été conclu avec le FMI et la Banque Mondiale. Cet accord devrait aboutir à un véritable programme formel probablement dans les mois à venir.

L’attentat manqué contre le Président de la République le 19 janvier 2005 dans la banlieue de Conakry aura failli plongé la Guinée dans le chaos et l’instabilité cette année. Un an après cet attentat, les Guinéens attendent que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Même si un rapport onusien a attribué l’attentat à l’ennemi numéro 1 de la Guinée, Charles Taylor, cette affaire devrait être élucidée au plan intérieur pour savoir qui a fait quoi, estiment nombre de Guinéens. Malgré donc cet incident, les institutions de la République sont demeurées. Même si elles ont été quelque peu ébranlées par la disparition de la troisième et de la quatrième personnalités de l’Etat, en l’occurrence le premier président de la Cour Suprême et le président du Conseil National de la Communication. Deux personnalités décédées dans l’intervalle d’un mois au cours du premier trimestre de l’année 2005.

Contrairement à 2004, l’année pendant laquelle la santé du chef de l’Etat avait défrayé toutes les chroniques avec les rumeurs les plus folles, en 2005, le sujet a suscité moins de commentaires, moins de débats. Les Guinéens se sont habitués et adaptés à l’absence de leur président sur la scène internationale. Le pays a pris un sérieux coup sur le plan diplomatique. La Guinée ne joue plus son rôle de médiateur d’antan dans les conflits sous régionaux et internationaux, surtout avec le retour de la paix au Liberia et en Sierra Leone. A cause de ce conflit, le gouvernement guinéen était un interlocuteur incontournable. Avec la fin de la guerre dans ces deux pays, la Guinée est isolée.

L’année 2005 aura pris fin donc avec la tenue des élections communales et communautaires encouragées et financées par les bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux. Les mêmes partenaires auront pesé de tout leur poids pour encourager les différents acteurs politiques guinéens à instaurer un cadre de dialogue et de concertation en 2005.

Mais la crise de confiance entre le pouvoir et l’opposition est si grande que ce dialogue n’a jamais été franc et sincère. Il n’a été ni plus ni moins qu’un dialogue de sourds. Les uns et les autres s’accusant mutuellement de mauvaise foi. Chaque partie faisant semblant de jouer le jeu pour se dédouaner vis-à-vis des partenaires du pays qui, eux, encouragent vivement ce dialogue. Dans la foulée, ce fameux dialogue a causé des graves divergences entre les opposants au régime eux-mêmes. Alors que certains opposants estiment que le pouvoir a fait un pas dans la bonne direction, l’aile dure, elle, soutient que tout ce qui a été fait par le gouvernement n’est que de la poudre aux yeux.

Pour cette dernière, le dialogue ne doit aboutir qu’à une seule chose : la mise en place des institutions permettant une alternance politique. Le pouvoir n’entend pas de cette oreille. Pour lui, les opposants d’aujourd’hui ne sont que « des aventuriers qui n’avaient pas souffert avec les Guinéens pendant la première République et qui, grâce à l ‘ouverture opérée par l’actuel régime, veulent prendre le pouvoir ». Une allégation que les leaders de l’opposition reconnaissent volontiers. Pour eux, le pouvoir actuel a montré ses limites dans la gestion des affaires tant politiques, économiques que sociales du pays.

Pourtant, pour nombre d’observateurs, le décret de libéralisation des ondes signé au cours du deuxième semestre de l’année est un signal fort que le pouvoir peut et même veut lâcher du lest. Bien que les premières radios et télévisions se font toujours attendre, sur le terrain, cette décision marque un pas très positif dans le difficile processus démocratique dans lequel la Guinée s’est engagée depuis une quinzaine d’années. Malgré cette décision qui figurait parmi les principales revendications de l’opposition, cette dernière est en couteau tiré avec le pouvoir.

Et la façon dont les dernières élections communales et communautaires se sont déroulées et les résultats proclamés par le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation n’est assurément pas de nature à rétablir la confiance entre les deux parties. En effet, en dépit des promesses faites par Kiridi Bangoura concernant la neutralité de l’administration dans le processus électoral, celle-ci s’était fortement impliquée dans la campagne électorale. Toutes choses qui confortent l’opposition qui soutient sans ambages que son véritable rival n’est non pas le PUP, mais l’administration. Le déplacement des membres du gouvernement pour leur préfecture d’origine pour soutenir la liste locale du PUP a été interprété par les observateurs comme le signe palpable que le ministre de l’Administration du Territoire est impuissant face à certaines pratiques récurrentes de certains de ses collègues, même s’il souhaitait la neutralité de l’administration.

Sur le plan économique

Sur le plan économique, la Guinée a connu l’une des pires difficultés de son histoire durant l’année 2005. L’inflation avoisine officiellement 47%. Les prix des denrées de première nécessité ont grimpé de façon vertigineuse. Pendant la période de soudure, le pillage des magasins et des camions contenant le riz avait repris de plus belle en 2005.

La création d’un département ministériel chargé du contrôle économique et financier et la mise en place d’un comité national de lutte contre la corruption et pour la moralisation de la vie économique n’auront quasiment rien changé. La corruption et le détournement des deniers publics sont devenus monnaie courante. Certains gestionnaires usent et abusent des moyens de l’Etat en toute impunité.

Pendant ce temps, la polémique fait rage entre certains membres du gouvernement dont le Premier ministre et l’homme d’affaires Mamadou Sylla, président de Futurlec Holding. Rapports et contre-rapports se succèdent. Les bailleurs de fonds et les citoyens observent et restent perplexes sans savoir à quelle version se vouer. Toujours est-il que tôt ou tard la vérité jaillira, estiment les observateurs.

Autres faits qui ont défrayé la chronique en 2005 : l’attribution de la 4ème licence GSM. Un duel a opposé le ministre des Postes et Télécommunications au Premier ministre pour cette 4ème licence. Cette opposition entre le Premier ministre et un membre du gouvernement a fortement entamé la solidarité gouvernementale.

Des trafiquants étrangers de tout poils, en complicité avec des nationaux, sont en train d’organiser un pillage des ressources du pays. C’est le cas du bois. La forêt guinéenne fait l’objet aujourd’hui d’un ravage sans précédent. Plus grave, la voie ferrée Conakry-Niger, construite avec la sueur et le sang des ancêtres, est démantelée et transportée sous d’autres cieux en toute impunité.

L’exploitation des ressources naturelles du pays ( or, diamant, bauxite ) ne profite même pas aux populations des zones concernées à plus forte raison à l’ensemble des Guinéens.

La solution au triple problème eau, électricité, téléphone reste toujours un vœux pieux. Le Premier ministre, nommé à la fin de l’année 2004, avait fait cette trilogie son cheval de bataille, mais la solution se fait toujours attendre un an après sa nomination.

Sur le plan social

Le volet social est étroitement lié aux volets politique et économique. L’actualité sociale en 2005 aura été dominée par les difficultés économiques que connaît la Guinée. Avec un chômage endémique, la jeunesse paie un lourd tribu à la situation économique du pays. Ainsi, on assiste à de nouveaux phénomènes jusqu’ici inconnus dans les sociétés africaines. Par exemple, il n’est plus rare de voir des quadragénaires aussi bien garçons que filles encore célibataires.

Le chômage et ses corollaires de désespoir de la jeunesse, a eu pour conséquence qu’une partie de cette jeunesse a sombré dans la consommation abusive des stupéfiants, l’alcoolisme et la criminalité.

Toutes choses qui favorisent la propagation du VIH/SIDA. S’agissant de cette pandémie du siècle, des moyens faramineux ont été engagés par les bailleurs de fonds pour venir en aide aux malades. L’assistance aux malades, aux orphelins et autres victimes directes ou indirectes du SIDA est-elle à la proportion de l’intervention des bailleurs de fonds?

A cause de toutes les difficultés que connaît la jeunesse, la couche juvénile ne rêve que d’une seule chose : quitter le pays à tout prix. Tous les jeunes sont concernés par cette situation, élèves, étudiants, commerçants et autres, tous prennent littéralement d’assaut les chancelleries occidentales pour l’obtention d’un visa. D’autres n’ont pas le choix que de tenter la filière très périlleuse de l’Afrique du Nord. C’est dans ce cadre qu’un groupe de Guinéens faisant partie des rescapés du désert a été rapatrié du royaume du Maroc en 2005. Malgré les multiples drames qui se sont produits ici et là, les jeunes guinéens et même leurs parents n’ont pas pris conscience de la gravité de se lancer dans une aventure incertaine dans l’immigration clandestine. Voilà donc le sombre tableau de la Guinée de 2005. La vie étant un espoir permanent, les Guinéens espèrent que l’année 2006 leur apportera le bonheur tant attendu avec toutes les potentialités dont recèle ce pays. Un pays qui, s’il est géré avec le minimum de transparence, est capable du miracle en un temps record.

Habib Yambering Diallo
Source : L’Enqêuteur – Bimensuel d’investigation


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