Démocratie Africaine : l’occident est-il l’ami qui rappelle toujours l’ennemi ?
08 janvier 2006
En prônant sur tous les toits, «haut et fort» la démocratie et ses vertus, l’occident, colonisateur, dérangeant ou salvateur, semble être assimilé a la réalité de tous les jours du continent noir. La, mon continent, l’Afrique est en position interrogative en permanence. Que veut donc l’occident pour le continent noir?
La paix, la responsabilité, la désolation ?
Ces réalités qui cohabitent avec le double langage sont-elles la foi profonde de l’occident envers l’Afrique?
En installant et soutenant des hommes qui excellent dans le métier de l’injustice, du détournement des deniers publics et surtout de la souillure du continent avec pour corollaires les pratiques antidémocratiques et asociales, l’occident devient lui-même et son contraire dans les problèmes du continent noir.
Y a-t-il à accorder des montagnes de prêts, assistances et fonds qui doivent être gérées et « budgétisées » par des budgétivores par excellence ?
Au lieu de telles attentions, l’Afrique ne se réjouirait-elle pas de l’inattention positive qui ferait que le grand « ami » occidental garde ces privilèges en se désengageant du soutien qui,a de grands égards,cause le malheur et le déshonneur de l’Afrique?
En supportant des dirigeants enfermes dans leur carcan de sans cœur et sans scrupules, témoins et acteurs d’un «génocide» aussi massif, dérivant a la fois d’un manque total de conscience et d’une incompétence qui n’ont jamais eu leur nom. Ce ne sont pas des valeurs qui manquent cependant, pour que l’occident se fasse de nouveaux partenaires dans le continent, lesquels sont capables d’apaiser deux intérêts au moins. Cette fois-ci, insérer ceux, les plus ignores et piétines : les populations.
A présent, qui doit apaiser et essuyer les mélancolies que vivent les vrais moi(s) parsemés dans le continent et à travers le monde? Faut-il attendre l’occident pour cette besogne ?
Il est sûr qu’il le fera après que le dernier des leaders Africains ait transféré son dernier butin bancaire. D’ailleurs, quelle réponse apportée et leçon à tirer de tous ces transferts de fonds depuis les indépendances ?
Quel prix pour le seul, si seul il y a eu, qui a pu être servi suivant les clauses de satisfaction stipulées au départ ?
Combien d’orphelins ont crée d’autres orphelins par ce manquement aux clauses préalables ?
Et ces fonds continuent à « dormir » sans leurs primaires et illégitimes propriétaires. La leçon quant à elle, continue à s’écrire et ne s’apprend même pas. On pense toujours qu’on fera l’exception et que c’est seulement l’autre qui sera la victime du guet-apens.
Pour combien de temps l’Afrique doit attendre et compter sur des leaders complément égarés dans l’irresponsabilité et l’insouciance, pour taire son infamie devenue « divine » de par sa constance, à la face du monde ?
A observer les exodes sans fin, vers les pays du nord et leurs résultantes (crise de travail, habitat, lois d’immigration dans leurs proportions disproportionnées), il serait temps de reconnaître et de s’en remettre aux lois de cette reconnaissance, pour plus de conformité entre l’action et le discours.
Chacun de ces efforts doit être suivi par un leadership fiable, car les droits les plus essentiels ne se donnent pas, mais s’acquièrent par un comportement conséquent des Africains eux-mêmes. Le double langage, pour un moment, peut aider les politiques. Mais, le malheur, l’insécurité, les rancœurs et rancunes sont des sentiments et réalités qui s’exportent quelque soit la solidité des chaînes frontalières.
Une fois qu’ils s’installent, c’est une autre situation qui se crée et finit par l’embrasement.
L’apaisement, entendu comme langage unique est le vrai besoin que les parties, occidentales et Africaines doivent mettre à profit pour ériger les nouveaux rapports, car par le phénomène d’interconnexion du monde,il est plus qu’illusoire qu’on mène une vie stable quand le voisin est réellement instable.
Lamine Sununu Kaba
E-mail: Lskaba@msn.com
VIRGINIA USA
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